CHANSON POPULAIRE ET CONSCIENCE POLITIQUE

CHANSON POPULAIRE ET CONSCIENCE
POLITIQUE

LES RESSORTS DE L’INDÉPENDANCE : L’HISTOIRE ET L’HORIZON

Le tournant capital que constitue l’accession à la souveraineté internationale et les impératifs qui en sont le corollaire obligent à un traitement particulier. L’avènement de cette ère fait ainsi l’objet d’une reconstitution et d’une élévation par le verbe poétique. Le scénario que la musique déroule met en selle des acteurs qui ont tous les honneurs. Le statut de l’indépendance exige de situer le déclic qu’il constitue, par rapport à l’époque précédente. Le passé est ainsi recréé et réévalué en fonction de la perception et de la portée qu’on veut donner de l’acquis. L’émotion qui confère plus d’éclat au présent dépeint l’avenir sous des traits encore plus radieux qui incitent à l’optimisme. 

L’ambivalence du passé

Dire, conter l’indépendance, c’est remonter à plusieurs générations. Le récit de cette accession à la souveraineté fait découvrir, en effet, un long processus de luttes. Cette libération intervient au bout de siècles de résistance, d’opposition à l’esclavage et à la colonisation et marque l’aboutissement de la somme des sacrifices consentis par la chaîne des acteurs qui se sont succédé sur la scène de l’histoire. L’action guerrière de ces précurseurs, non concluante sur le coup, n’en est pas moins valorisée, les protagonistes étant tombés les armes à la main, le regard braqué sur l’ennemi. Des honneurs sont rendus à ces preux qui bien qu’ayant perdu la bataille militaire, ont su préserver l’essentiel, c’est-à-dire « l’honneur, l’estime de soi, qui constitue une sorte de semence pour un renouveau »300. Ces valeureux ancêtres ont balisé la voie, en semant la graine de la gloire et les héritiers ont cueilli le fruit, en poursuivant l’œuvre de reconquête de la dignité, argumente Madiop Seck dans son Indépendance : Xoolal bu njëkkoon Vois-tu, jadis Deuy taal bal Les fusils tonnaient Mag i jengu di xeex Les anciens, révoltés, se battaient Tubaab yi noot ngir ëpp doole Les Blancs les dominèrent grâce à une supériorité militaire Jàmbaar xeex ak oom Mais vaillamment ils se battirent Doomi réew mi taxaw ci ay dipalom Des fils du pays, armés de diplômes Waxtaan ba jot ci réew mi. Dialoguèrent jusqu’à l’obtention de la souveraineté. A travers l’exploration du fonds culturel, le passé est recomposé. Les apports respectifs de la noblesse guerrière, de la chefferie religieuse et de l’élite politique et intellectuelle moderne sont brandis comme un ensemble constituant le fondement de « la singularité historique de [notre] être collectif »301. La filiation est clairement établie entre les générations d’acteurs. La cause et l’idéal restent les mêmes. Ce sont les modalités et le terrain du combat qui changent. Les diplômes et autres titres remplacent les médailles de guerre, les galons et les faits d’armes. Chaque génération a la conscience d’avoir lutté avec les arguments qui  Sédar Senghor à l’heure du bilan de son magistère est édifiant : « (…) Ensemble, depuis 1945, nous avons réalisé de grandes choses. D’abord, en 1946, ce fut la citoyenneté pour tous avec la loi Lamine Guèye ; en 1957, l’autonomie de notre pays ; en 1960, après ma mission auprès du Général de Gaulle, notre indépendance par l’acquisition de la souveraineté internationale. »302 La proclamation de l’indépendance, résultante d’un cycle de concertations et dialogues ponctués par des acquis d’étape, prend la dimension d’un geste héroïque. La « défaite glorieuse » des anciens est à la fois prolongée, complétée et compensée par la démarche victorieuse des contemporains. Ainsi les éloges vont-ils prioritairement à ceux qui ont paraphé l’acte final. Comme dans la course de relais, ce sont ceux qui franchissent la ligne d’arrivée qui reçoivent les acclamations, saluant la performance dont toute l’équipe est l’artisan. L’art magnifie bruyamment, à travers les voix de chanteurs comme Ndiaga Mbaye, le panache avec lequel le processus est parachevé : Yee buumu njaam gi dog na Ô ! La corde de l’esclavage s’est coupée Bal tàkkuloo Aucune balle n’a crépité Te jaasi gennul mbar ma Et le sabre n’est pas sorti de son fourreau Yàlla yaa na. Dieu est magnanime. (Taskatu xabaar) L’épilogue heureux de cette saga réjouit le chanteur et ses semblables. L’obtention de la liberté dans la paix est un point non négligeable dans cette période d’agitation. Décrocher l’accord de l’ancienne puissance colonisatrice sans avoir eu à reconduire les confrontations du passé ni vivre l’expérience coûteuse de certains pays relève, aux yeux de ces aèdes, du coup de chance. Assane Ndiaye (dans Li nu war ci réew mi) salue dans les mêmes termes que Ndiaga Mbaye l’adresse et l’habileté qui ont permis d’atteindre l’objectif majeur en épargnant aux populations des troubles déstabilisateurs, au moment où la guerre fait rage en Algérie et que le feu couve dans les colonies portugaises voisines comme la Guinée Bissau et le Cap-Vert : Aa léegi réew mi nooy na Ah ! Maintenant le pays est doux Bal tàkkuloo Aucune balle n’a crépité Jaasi gennul mbar ma Le sabre n’est pas sorti de son fourreau Yàlla yaa na. Dieu est magnanime. Dernier message officiel du président Senghor, délivré le 31 décembre 1980 (cf. « Message à la Nation de Senghor, chef de l’Etat », in Le Soleil du 2 janvier 1981, p. 6). Dans ce contexte où la guerre a seul le mérite de faire perdre des vies humaines et de détruire des biens, la bataille est autre, la responsabilité et le courage politique appellent la négociation, selon eux. Le prix payé, surtout comparé aux avantages qu’apporte l’indépendance, aux répercussions qu’elle va avoir sur la vie de tous, dénote une réelle hauteur de vue pour ces chantres. Abdoulaye Ndiaye « Thiossane » donne une idée des bouleversements que celle-ci va entrainer en la confondant avec le jaillissement de la lumière, l’avènement de la liberté, les prémices de l’épanouissement total : Waaw, taalleen làmp yee ndeysaan Waaw, Allumez les lampions ndeysaan All bi yaa na denuy bandaaloo. Le champ est libre, on va s’en donner à cœur joie. Le titre Taalleen làmp yi, emprunté aux refrains des chants de fanal, est un appel à la réjouissance plein de nostalgie. Abdoulaye Ndiaye interpelle d’ailleurs dès le premier couplet les jeunes de Saint-Louis et de Dakar (« Taalleen làmp yee ndeysaan / Guney Ndar ak guney Ndakaaroo ») invités à renouer avec ces festivités qui faisaient battre le cœur de ces villes. 

La pression et les promesses de la patrie

L’altérité est le prisme à travers lequel s’exprime souvent le discours de valorisation. L’autosatisfaction est autorisée par la comparaison. C’est un tour d’horizon du continent qui sert de prétexte pour ressortir les qualités du Sénégal. Altiné Diop, au retour d’un voyage dans la sous-région ouest-africaine, classe par exemple le Sénégal parmi les pays africains les plus beaux : Afrik rendii L’Afrique réunie Leydi Senegaal ne yooɗami miin. Le Sénégal m’apparait comme un très beau pays. (Tungu Malal Gawlel) En écho à cette proclamation, Fadal Aïssata Sow demande à ses compatriotes de prendre conscience de la richesse de la patrie. Il décrit, en racontant son quotidien, un eldorado : Tuwaalet Senegaal Toilette Sénégal Nii waano leydi mbeldi noon C’était ainsi dans ce beau pays. (Tuwaalet Senegaal) Ces enjolivements restent de rigueur plus d’une décennie après la fièvre des années 1960. Cette répétition des superlatifs est commandée par la célébration de la fête nationale qui correspond à l’anniversaire de l’indépendance. Chaque commémoration est, comme l’illustre Laba Sosseh, l’occasion de redécouvrir l’acquis, de se convaincre à nouveau de l’importance du pas franchi. Aa aniversaire Ah ! Anniversaire 10eme aniversaire 10eme anniversaire Ñoo moom suñu réew Notre pays nous appartient Aa suñu réew mi neex na. Dans notre pays il fait bon vivre. (Sénégal An X) Le fait de pouvoir disposer librement de soi-même continue d’inspirer optimisme, d’insuffler de l’ardeur. L’ambiance de communion qu’instaure la fête du 4 avril fait renouer les foules avec l’allégresse et amène la musique à lustrer encore les symboles de la République. Aussi chez Youssou Ndour le mot « indépendance » garde-t-il encore, vingt-deux ans après l’acte officiel, toute sa magie : Waaw bànneexu naa Oui, j’éprouve un grand plaisir And bokk ndey ak baay ñu ñaanal sunu réew A l’unisson, prions pour notre pays Waaw moom sa boppa neex Oui, que l’indépendance est douce Senegaal réewum jàmm la. Le Sénégal est un pays de paix. (Indépendance) Ces assertions jubilatoires se doublent d’exhortations appuyées. Les fils du pays qui se trouvent à l’étranger sont presque sommés de revenir au bercail pour profiter avec les leurs des rayons du nouveau soleil qui brille. L’interpellation d’Aminata Fall se veut à la fois pathétique et autoritaire : Jant bi fenk na Le soleil s’est levé Gaynde gi woote na Le Lion appelle Kaay leen dem wuyuji ko. Allons répondre. (Sénégal, sama réew) L’appel au retour est relayé par toutes les voix. Birome Ndiaye et Samba Diyé Sall s’y prennent tous les deux avec le même titre, Kooten Senegaal (Rentrons au Sénégal), qui dit assez l’acuité de leur préoccupation. L’avis n’est pas destiné qu’aux compatriotes. Médoune Diallo fait, à travers “Setsi sunu Senegaal”, un clin d’œil aux étrangers, aux touristes, invités à goûter aux nombreux délices du pays, à profiter de l’hospitalité sénégalaise. Ouza Diallo fait, dans la même lancée, défiler d’autres atouts et agréments comme des images de cartes postales. Boo gennee Senegaal Si tu sors du Sénégal Xamne moo matum réew Tu te rends compte que c’est un vrai pays Boo buggee ree ju neex Si tu veux voir un beau sourire Yow demal Senegaal. Vas au Sénégal. (Senegaal, sama réew) Ces différentes touches produisent ensemble une fresque qui ne laisse aucun doute quant à l’avenir éblouissant auquel le Sénégal est promis. Les prétentions et les projections ainsi étalées reposent sur la conviction que le pays est voué à un destin particulier.

LA RHÉTORIQUE DE LA SINGULARITÉ : LES ARCANES DE LA TERRE BÉNIE

En réécrivant à sa manière l’histoire, la musique participe à l’élaboration d’un « imaginaire national »304. Elle construit un univers et un horizon de pensée à même de faire vibrer la corde nationaliste. Le passé prestigieux et le présent gros de potentialités  qui lui sont attribués font du Sénégal un pays prédestiné. Les avantages dont il bénéficie sont le signe d’une grâce divine. Cette faveur suprême est l’explication, selon la chanson, de son statut de terre d’exception dont les hommes et les femmes sont appelés à jouer de grands rôles dans la marche du monde. 

Le lot du peuple élu

La musique populaire reprend et amplifie le motif du peuple élu pour réveiller le sentiment national. La place et la renommée enviables du Sénégal en Afrique sont soulignées de façon récurrente sous la forme d’auto-proclamations. « Afrik so renndii / Senegaal ne andaa » (Dans l’Afrique entière /Le Sénégal est connu), déclare avec le plus grand naturel par exemple Amadou Ciré Dia dans Senegaal ngummee. L’artiste sort une sorte de décret avec une assurance qui semble s’appuyer sur des preuves indéniables. Il allègue en fait une expérience vécue que rien ne l’oblige à détailler. Aussi est-il possible d’être à la fois vague et catégorique comme Balla Sidibé : Demoon naa ba bitim réew J’étais parti à l’étranger Man demoon naa ba bitim réew Moi, j’étais parti à l’étranger Fu melni Senegaal gii amul feneen. Il n’existe nulle part un autre endroit comme le Sénégal. (Africa) La mise en relief du sort du Sénégal passe par la dépréciation de la situation des autres Etats, à travers un parallélisme teinté de manichéisme. Dans Sénégal sama réew, Aminata Fall campe cette différence de traitement à travers des images qui expriment clairement l’idée de bonheur, d’une part, et de malheur, d’autre part : Ma dem ba bitim réew Je suis allée à l’étranger Fekk xale yi di jooy J’ai trouvé les enfants en train de pleurer Ma ow Senegaal Je suis venue au Sénégal Fekk xale yi di ree. J’ai trouvé les enfants en train de rire. Les sources de cette faveur ne sont pas laissées dans l’ombre. Les chantres entonnent presque tous en chœur cette phrase de Balla Sidibé (dans Africa) où est invoquée la grâce divine : Nuñ de sunu réew Yàlla mayna ñu (Nous avons un pays béni de Dieu). Ce choix salvateur porté sur le peuple sénégalais est perçu comme étant le fruit d’un travail antérieur qui est à l’actif des saints. Le dévouement de ces derniers trouve sa récompense dans l’exaucement de leurs vœux de paix et de prospérité. Les bienfaits que Dieu répand sur le pays sont donc le résultat des prières de ces guides religieux retournés à la terre après avoir accompli une œuvre incommensurable. En un couplet Ndiouga Dieng tente de résumer cette sorte de pacte qui explique la trajectoire particulière du pays. Maam Bamba ñaan na fi Mame Bamba a prié ici Maam Maalik ñaan na fi Mame Malick a prié ici Maam Limaamulaay ñaan fi Mame Limamoulaye a prié ici Te ñaan yooyoo fi tasaaroo di jàmmi Senegaal. Ce sont ces prières qui se sont disséminées et ont sécrété la paix au Sénégal. (Werente seriñ) Acquis à cette conception du peuple élu, les chantres rivalisent dans l’énumération des retombées et l’illustration de cette élévation dont bénéficient les héritiers de ces hommes de Dieu. Mada Thiam, l’auteur de Ñaan gi (la prière), y voit par exemple la cause évidente des performances du Sénégal que Pape Djiby Bâ se plait à magnifier dans Senegaal Jàmbaar : « Senegaal su bëree daan » (Si le Sénégal va en compétition, il gagne). La rhétorique du succès est aussi au cœur de Werente seriñ où Ndiouga Dieng s’émerveille face à l’immensité des faveurs accordées au pays et dont ses compatriotes ne s’enorgueillissent pas assez de son point de vue : Defa fekk ni kenn du xam sa bopp ba mu doy C’est que nul ne peut se connaître suffisamment Kon raññee na sunu Senegaal Mais notre Sénégal est distingué Menn réewu der bu ñuul du dem ba nu. Aucun pays noir ne nous devancera. A travers Senegaal Sunugaal, Abdoulaye Mboup affiche sa conviction que, quelles que soient les contingences, le pays restera un havre de paix sur la voie du progrès. Du yàgg be réew mi des gannaaw (…) Jamais ce pays ne sera à la traîne (…) Du yàgg ba ay ñow Senegaal Jamais la tension ne régnera au Sénégal. La comparaison entre la « pirogue Sénégal » et l’arche de Noé qu’il fait donne une idée précise de la façon dont il conçoit le destin de son peuple.

Table des matières

INTRODUCTION GÉNÉRALE
PREMIÈRE PARTIE
CHAPITRE 1 : DES TROUPES FOLKLORIQUES AUX ORCHESTRES DE VARIÉTÉ : PAS ET PHASES D’UNE MUSIQUE COSMOPOLITE
1. MUSIQUE TRADITIONNELLE ET DIVERSITÉ CULTURELLE
2. LES ORCHESTRES DE VARIÉTÉ : INFLUENCES, MOUVANCE, AUDIENCE
2. 1. Les notes du cosmopolitisme
2. 2. Le déclic du 1er Festival mondial des arts nègres
2. 3. Les premiers échos du mballax
CHAPITRE 2 : RÉPERTOIRES ARTISTIQUES ET REPÈRES POLITIQUES
1. LE FANAL ET LE CHANT DU CYGNE DE LA COLONISATION
2. LE TON DE L’INDÉPENDANCE
3. LES DÉCIBELS DE LA DISSIDENCE
3. 1. Les plumes du Parti Africain de l’Indépendance
3. 2. Le Foyer artistique, littéraire et culturel du Fleuve
3. 3. Les clubs culturels de Dakar
3. 4. Le Front culturel sénégalais
3. 5. Les troupes de partis politiques
3. 5. 1. Le groupe culturel du RND
3. 5. 2. La troupe Aliin Sitooy
3. 5. 3. La troupe de l’UJDAN
3. 5. 4. La troupe nationale Jallarbi
3. 6. Le Laboratoire Agit’Art et le Village des arts
CHAPITRE 3 : L’ENVIRONNEMENT INSTITUTIONNEL DE LA CRÉATION ARTISTIQUE
1. LE PRÉLUDE DU PRÉSIDENT SENGHOR
1. 1. L’orchestration du poème
1. 2. L’hymne national
1. 3. Le chant de la jeunesse
2. DES INSTITUTIONS ET DES INITIATIVES D’APPUI A LA CRÉATION ARTISTIQUE
2. 1. L’École des arts
2. 2. Les Archives culturelles
2. 3. Les centres culturels
2. 4. Le Bureau sénégalais du droit d’auteur (BSDA)
2. 5. Le Fonds d’aide aux artistes et au développement culturel
3. LES CADRES OFFICIELS DE PRODUCTION
3. 1. La radiodiffusion télévision sénégalaise
3. 2. La compagnie du Théâtre national Daniel Sorano
3. 2. 1. La Troupe nationale dramatique
3. 2. 2. L’Ensemble national de ballet du Sénégal
3. 2. 3. L’Ensemble lyrique traditionnel
4. L’ÉQUATION DE LA « MUSIQUE MODERNE »
DEUXIÈME PARTIE
CHAPITRE 1 : GÉNÉALOGIE ET PRÉMICES DE L’INDÉPENDANCE : LES GRAINES DE LA GLOIRE
1. LES RESSORTS DE L’INDÉPENDANCE : L’HISTOIRE ET L’HORIZON
1.1. L’ambivalence du passé
1. 2. La pression et les promesses de la patrie
2. LA RHÉTORIQUE DE LA SINGULARITÉ : LES ARCANES DE LA TERRE BÉNIE
2. 1. Le lot du peuple élu
2. 2. Les lauriers des guides de génie
2. 2. 1. Léopold Sédar Senghor, « agrégé de grammaire »
2. 2. 2. Lamine Guèye, « docteur en droit »
2. 2. 3. Abdou Diouf, « major de l’École nationale de la France d’Outre-mer »
CHAPITRE 2 : LES VOIES/VOIX DE LA « CONSTRUCTION NATIONALE »
1. LES PILIERS DE L’UNITÉ NATIONALE
1. 1. La foi des populations
1. 2. Le pacte des partis politiques
1. 3. L’écho de la radio
1. 4. Les bras de l’armée
2. L’EXALTATION DE L’EFFORT
2. 1. Hymnes à la terre : sur les sillons de l’abondance
2. 2. Les champs/chants du devoir : du lopin à la patrie
CHAPITRE 3 : BALLADES SUR LES SENTIERS DU DÉVELOPPEMENT
1. VISAGES ET USAGES DU DÉVELOPPEMENT
2. LE RYTHME DES CHANTIERS ÉCONOMIQUES
2. 1. L’autosuffisance alimentaire
2. 2. Le port vestimentaire adéquat
2. 3. L’habitat décent
2. 4. La mobilité permanente
3. LES EMPREINTES DU CACHET CULTUREL
3. 1. Le suc de la langue .
3. 2. La partition de l’artiste
4. L’AN 00 : L’ÈRE/AIR DU BONHEUR
TROISIÈME PARTIE
CHAPITRE 1 : DES ÉCUEILS ET ÉPINES L’INDÉPENDANCE : LES TRÉMOLOS DU MALAISE
1. LE COÛT ET LE GOÛT DE LA MOISSON DE L’INDÉPENDANCE
2. LE SOUFFLE DE LA CRISE
3. L’APPÉTIT ET L’APATHIE DU POUVOIR
CHAPITRE 2 : LES RECONFIGURATIONS DU PANTHÉON : UNE AUTREÉCHELLE DE L’HÉROÏSME
1. LE PAYSAN, ARCHÉTYPE DU CITOYEN MODÈLE
2. THIAROYE 44 OU LES MARTYRS ANONYMES DU NATIONALISME
3. FIGURES OCCULTÉES DE LA LUTTE POUR L’INDÉPENDANCE
3. 1. Aline Sitoé Diatta (-44)
3. 2. Lamine Senghor (89-27)
4. OUMAR BLONDIN DIOP, VICTIME EMBLÉMATIQUE DU « NÉOCOLONIALISME »
CHAPITRE 3 : LUTTES/LUTHS ET LUEURS : SOURCES ET RESSOURCES
ALTERNATIVES DE L’EXALTATION PATRIOTIQUE3
1. INVESTITURE ET INVESTISSEMENT DE LA JEUNESSE
2. LE SPORT SUPPORT DU SURSAUT D’ORGUEIL
CONCLUSION GÉNÉRALE
BIBLIOGRAPHIE
INDEX

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