Formation approfondie sur la finance de marché

Cours approfondie sur la finance de marché, tutoriel & résumé finance de marché en pdf.

LA BOURSE DE PARIS
1 DES MEUNIERS AUX CAPITALISTES
2 UN PALAIS DE LA FINANCE
3 LES MARCHES FINANCIERS
4 LES ETABLISSEMENTS FINANCIERS
LES MARCHES DE LA BOURSE DE PARIS
1 LE PREMIER MARCHE
2 LE SECOND MARCHE
3 LE NOUVEAU MARCHE
4 LE MARCHE DES DERIVES
5 LE MARCHE LIBRE
LES VALEURS MOBILIERES
1 LES ACTIONS
2 LES OBLIGATIONS
3 LES TITRES DE CREANCE NEGOCIABLES
EURONEXT, LA BOURSE EUROPEENNE
1 ATOSEURONEXT MARKET SOLUTIONS
2 GL TRADE
3 UN PEU DE PROMOTION
4 UNE NOUVELLE ORGANISATION
5 UNE NOUVELLE SEGMENTATION
6 DES NOUVEAUX MARCHES
7 UNE CHAMBRE DE COMPENSATION UNIQUE
8 EN RESUME
L’ACTION
1 SOCIETE PAR ACTIONS
2 PREMIERS PAS EN BOURSE
3 ESTIMATION D’UNE ACTION
4 ORDRES DE BOURSE
5 HAUT ET BAS D’UNE ACTION
6 LES BENEFICES
7 DERRIERE L’ACTION, L’ENTREPRISE
8 LE DIVIDENDE, REVENU DE L’ACTIONNAIRE
L’OBLIGATION
1 QUELQUES GENERALITES
2 DU TITRE AU PORTEUR A EUROCLEAR
3 AVANTAGES ET INCONVENIENTS
4 CONTRAT D’EMISSION
5 DESCRIPTION D’UNE OBLIGATION
6 ENTRONS DANS LE VIF DU SUJET
7 A TITRE D’EXEMPLE
8 EVALUATION D’UNE OBLIGATION
9 LES INTERETS, VERITABLE ATTRAIT DE L’OBLIGATION

La Bourse de Paris

L’idée d’échanger des produits financiers est née en France en 1250, lorsque des hommes se sont unis dans une entreprise commune et se sont partagés les parts. Le concept d’actionnariat ne prend réellement son envol qu’au XXème siècle avec la construction d’une place dédiée à cette activité : le Palais Brongniart à Paris.

1. Des meuniers aux capitalistes

Afin de réunir les fonds nécessaires à la construction de barrages sur la Garonne et les garnir de moulins fixes, des meuniers se constituent en une entreprise : La Société des Moulins du Bazacle. Ils la divisent en parts ou « uchaux », chacune d’elle étant représentée par un titre notarié. La valeur de ces titres évolue au gré des rendements fournis par les moulins, une valeur qui atteint de telles sommes  qu’elles attirent la convoitise des bourgeois toulousains. Petit à petit, ces parts changent de mains, quittent celles des meuniers pour atterrir dans celles des riches commerçants.
Le capitalisme est né.
Si cet exemple montre que l’on peut s’enrichir grâce à des éléments immatériels tels que ces titres, les risques liés à cette activité sont tels que les français restent frileux quant à se lancer plus en avant.

2. Un palais de la finance

Il faut attendre le début du XIXème siècle pour assister à la naissance d’une véritable économie organisée. Ainsi, la Banque de France devient l’unique émettrice de la monnaie nationale et les agents de change obtiennent enfin un statut officiel.
A cette époque, seules les entreprises publiques ou autorisées par l’Etat peuvent être sujettes à la négociation.
La Bourse de Paris est née et un bâtiment lui est consacré : en 1827, l’architecte Brongniart inaugure un palais uniquement dévoué à l’activité financière qui portera son nom.
En 1867, la modernisation du statut de la société anonyme qui supprime notamment l’ingérence de l’Etat est à l’origine du premier grand essor de la Bourse. Les industries d’énergie et les chemins de fer se lancent dans l’aventure au bénéfice des banques et des assurances qui, elles aussi, se multiplient.
Au milieu du XXème siècle, les agents de change se disputent alors plus d’un millier de titres nationaux. La frénésie de leurs échanges fait naître la fameuse image d’Epinal des agents qui communiquent à gorge déployé leur position sur les titres : « J’ai !» ou « Je prends !» au centre de la corbeille.

3. Les marchés financiers

A partir de 1986 s’amorce une véritable révolution : la Bourse devient le centre d’un réseau informatique de premier ordre et la salle de la corbeille n’est bientôt plus qu’un lieu historique où s’organisent désormais réunions et conférences.
La Bourse s’est prêtée à de nombreuses évolutions tant structurelles que techniques mais son rôle initial est toujours d’offrir un espace réglementé où entreprises, investisseurs et Etat s’échangent des valeurs mobilières.
Les valeurs qui suscitent la majorité des transactions sont les actions et les obligations. Les premières sont issues du découpage du capital social d’une entreprise privée, les secondes correspondent à des emprunts émis à long terme, généralement par l’Etat lui-même.
Ces mouvements de capitaux et de titres s’opèrent dans des cadres précis : les marchés financiers.
Deux marchés distincts se répartissent les rôles :
D’un côté, le marché primaire ou marché des émissions de titres. C’est ici que les entreprises mettent à disposition des investisseurs leurs nouvelles actions, notamment lorsqu’elles entrent pour la première fois en bourse ou lorsqu’elles procèdent à une augmentation de leur capital.
D’un autre, le marché secondaire ou marché des échanges de titres. Là, les investisseurs peuvent revendre leurs titres ou les échanger dans les meilleures conditions possibles.

4. Les établissements financiers

Au sein de la Bourse, on y trouve des entreprises privées ou issues de l’Etat qui mettent en jeu leurs titres mais aussi des intermédiaires qui opèrent dans l’un des métiers suivants :
Négociateur :
Il s’agit du rôle attribué à un établissement de crédit ou à une société d’investissement qui a reçu l’agrément de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) pour exécuter des ordres d’achats ou de ventes.
Compensateur :
Cette fonction est assignée aux établissements qui prennent en charge les opérations de règlement et de livraison des ordres émis par les négociateurs via Clearnet S.A. afin de satisfaire acheteurs et vendeurs dans les délais réglementaires.
Collecteur d’ordres :
Ce métier désigne les établissements chargés de réunir les ordres provenant d’investisseurs pour les acheminer vers les négociateurs. Ils ont l’autorisation de l’AMF pour organiser ces collectes et ouvrir des comptes aux noms de leurs clients.
Transmetteur d’ordres :
Ce rôle est attribué à une société de prestations qui a pour fonction de transmettre des ordres, soit à un négociateur, soit à un autre collecteur d’ordres. Il ne peut ni ouvrir de comptes pour ses clients, ni recevoir des espèces ou des titres. Son principal intérêt réside dans l’utilisation de technologies avancées pour transmettre les ordres émis pour les établissements teneurs de compte.
Teneur de compte :
Il s’agit d’un établissement habilité à héberger des fonds déposés par les clients. Il est garant des sommes en dépôt et peut envoyer des ordres de virement vers un transmetteur d’ordres.
Conservateur :
Cette fonction est dévolue à l’établissement responsable de la gestion des comptes titres de ses clients. Ses principales attributions résident dans la bonne tenue des titres choisis en accord avec le client et les éditions des imprimés (relevés de portefeuilles, imprimés fiscaux etc.).

Les marchés de la Bourse de Paris

Jusqu’à la création de l’Eurolist en 2005, la Bourse de Paris s’est articulée autour des marchés suivants :
Le premier marché,
Le second marché,
Le nouveau marché,
Les marchés dérivés,
Le marché libre

1. Le premier marché

On considère que le premier marché est, non seulement la vitrine de la Bourse Parisienne, mais aussi le reflet de la santé économique du pays. 90% des transactions, tous secteurs confondus, s’effectuent au sein de ce marché. Y figurent non seulement les entreprises du CAC 40, mais aussi celles du SBF 120, ces deux indices offrant, selon leur évolution, une vision réaliste de l’économie nationale.
Euronext Paris, responsable de l’admission des sociétés au sein de la Bourse, demande aux entreprises qui souhaitent pénétrer ce marché un capital boursier d’un milliard d’euros pour le moins et d’ouvrir au moins 25% de ses actions au public.
A défaut, une entreprise qui n’a pas le capital suffisant doit apporter un minimum de 600 000 titres disponibles au public pour obtenir une dérogation.
Avant le regroupement dans un marché réglementaire unique, le premier marché représentait 353 entreprises françaises et étrangères et brassait plus de 100 milliards d’euros de capitaux.

2. Le second marché

Les moyennes entreprises ont pu accéder à la Bourse grâce à l’instauration du second marché en 1983. Les conditions à réunir sont d’émettre au moins 10% du capital social au public et de présenter un historique de comptes de plus de deux ans.
A l’instar du premier marché, toutes les transactions s’effectuent au comptant.
Après trois années d’activités boursières, une entreprise du second marché peut prétendre à son transfert à la cotation officielle, celle du premier marché.

3. Le nouveau marché

Avec la montée en puissance des start-up liées à la haute technologie et le besoin de celles-ci de se trouver des sources de financement rapides, la Bourse a créé en 1996 le nouveau marché.
Les acteurs de l’informatique, du multimédia ou encore de la télécommunication (Internet, téléphonie mobile etc.) ont pu entrer dans le grand bal des cotations, soutenues notamment par des grandes entreprises européennes désireuses d’investir sur des produits d’avenir.
Les enjeux sur de tels marchés sont élevés, à la hauteur des gains possibles, aussi ce marché intéresse peu les petits porteurs qui préfèrent miser sur les sociétés historiques du CAC40.
Le nouveau marché s’est allié à ses homologues d’Italie, d’Allemagne et des Pays-Bas pour former le réseau EURO-NM dans le but, non seulement de diminuer le coût des transactions, mais aussi d’uniformiser les règles d’admission et d’offrir aux entreprises côtés une indépendance vis-à-vis de leur pays d’origine. Cette union offre également une solide alternative à son concurrent américain, le Nasdaq. En 2005, EURO-NM  s’efface au profit d’Euronext-Alternext.

4. Le marché des dérivés

Ce marché, comme son nom l’indique, se consacre aux transactions sur les produits dérivés. Ils offrent des garanties aux contrats passés entre vendeurs et acheteurs et couvrent chacune des parties contre les différents types de risques financiers.
La particularité de ce marché est de permettre aux intervenants de spéculer non sur des actifs financiers tels que des actions ou des obligations mais sur l’évolution de ces produits, par exemple.
Les transactions peuvent ainsi porter sur un la variation d’une action cotée mais aussi sur la fluctuation d’un indice (généralement le CAC40) ou encore sur l’évolution du prix d’une matière première (pétrole, or, céréale etc.). On peut également parier sur les variations d’un flux financier lié à un événement, qu’il soit conjoncturel (défaut de paiement, fusion etc.) ou naturel (catastrophe climatique).
Les transactions menées au sein du marché des dérivés portent principalement sur les produits suivants :
Les warrants :
Un warrant est un droit qu’acquiert un investisseur sur une valeur mobilière que ce soit pour l’achat ou pour la vente et ce durant une période déterminée.
Alors que les actions sont émises directement par les entreprises, les warrants sont le fruit d’établissement financiers tels que la Citibank, BNP-Paribas, la Société Générale ou encore le Crédit Lyonnais. C’est d’ailleurs la Citibank qui a imaginé cet instrument pour permettre aux investisseurs de jouer sur les variations de la Bourse en ajoutant une plus-value au produit et en augmentant temporairement le nombre de titres en circulation.
Le MONEP (Marché des Options Négociables de Paris) :
Ce marché s’intéresse particulièrement aux échanges d’options d’achat et de ventes de produits sous-jacents.
Le contrat lié à une option est basé sur le prix du produit à un instant précis et pour une durée déterminée à l’avance. Ainsi, l’investisseur peut parier sur une hausse ou sur une baisse de l’action et non sur l’action elle-même., limitant ainsi ses pertes en cas de mauvaise spéculation.
Les contrats portent généralement sur des valeurs mobilières ou des indices.
Le MONEP a été créé en 1987 par Euronext Paris qui en assure la gestion.
Le MATIF (Marché à Terme International de France) :
Ce marché a été lancé en 1986 et gère le secteur des contrats à terme portant principalement sur les taux d’intérêts, les indices ou les valeurs des matières premières.
Une opération à terme que l’on appelle également contrat futur définit mes conditions pour lesquelles l’investisseur souhaite vendre ou acheter un produit sous-jacent, c’est-à-dire il définit la durée de l’opération, la quantité de produits concernés, un prix fixé à l’avance et l’échéance du contrat.

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