Les processus autour de l’Urban Facility Management

Les processus autour de l’Urban Facility Management

Cette première partie est l’occasion de présenter plus en détail l’idée qui est faite par les professionnels d’un système de gestion technique de patrimoine urbain, ce que nous avons appelé Urban Facility Management en référence à la gestion technique de patrimoine immobilier, le Facility Management (FM). L’ensemble (nonexhaustif) des processus est représenté dans la Figure 58.

Afin d’avoir une idée de l’évolution qu’il y a eu Les processus autour de l’Urban Facility Management SIGA3D Page 154 Clément Mignard autour de la plateforme Active3D, la Figure 57 montre la même architecture de processus de la plateforme Active3D, mais avant le projet SIGA3D. Figure 57. Architecture des processus de l’application Active3D avant le projet SIGA3D L’idée est d’avoir une plateforme centrale pour gérer le travail collaboratif tout au long d’un projet de construction urbain. Les acteurs qui interviennent et les processus métiers qui y sont définis sont très proches de ce que l’on peut trouver autour du BIM et des plateformes de FM puisque ceux-ci font partie intégrante de la gestion technique urbaine.

Les évolutions se font au niveau des dimensions du projet, du nombre et de la diversité des acteurs, mais aussi des relations avec l’environnement urbain existant, passé ou à venir. Afin de réaliser dans les meilleures conditions l’ensemble de ces processus, un modèle d’information urbain (Urban Information Model, UIM) est construit. Le prochain paragraphe détaille les différents processus nécessaires à la création, l’acquisition des connaissances et leur exploitation au sein de l’UIM. 

Processus de modélisation

La première étape d’utilisation de l’UIM est la création de modèles de données qui vont structurer les données importées en base de données. Cette partie consiste à construire une ontologie dynamique qui sera peuplée ultérieurement, soit par un import automatique des données, soit par leur création manuelle. Pour cela, on utilise les outils décrits dans l’architecture SIGA3D dans les couches DMF et CMF (gestion du modèle de données et du modèle de contexte). La couche de modélisation des données permet de définir, à l’aide des opérateurs de construction du modèle de données, et du mécanisme de multireprésentation géométrico-sémantique, la partie structurelle du graphe sémantique.

Les éléments peuvent être structurés autour des concepts d’espace et de temps. Il y a deux niveaux d’intégration de tels éléments dans l’ensemble de processus de modélisation. La première partie consiste à définir les éléments spatiaux et temporels tels que les points, ligne, instant, intervalle… La modélisation du temps est basée en partie sur OWL-Time (Hobbs and Pan, 2006). La partie spatiale, quant à elle, est basée sur la norme GML. Le second niveau d’utilisation des éléments spatio-temporels consiste à définir des relations entre objets, telles que adjacent, dedans, pendant, avant… le premier niveau est géré dans la définition du modèle de données alors que le second est utilisé dans la définition du contexte.

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La définition du contexte est le processus qui consiste à définir un contexte à la fois sur les modèles de données et sur les données, en utilisant des opérateurs de graphe afin de simplifier l’écriture des graphes contextualisés. C’est également à ce niveau du processus qu’on définit, pour chaque modèle, les systèmes de référence utilisés. Un des résultats de ce processus est un ensemble de vues personnalisées qui vont être utilisées dans les processus de visualisation pour afficher les données en fonction du contexte utilisateur, aussi bien dans la partie sémantique (arbre alphanumérique dont nous parlons plus loin dans le document), que dans la partie graphique (notamment de par l’utilisation des C-LoD). Le contexte décrit également des relations spatio-temporelles sur les graphes de la couche de modélisation des données.

Processus d’acquisition des données

Une fois que les différentes informations sur les modèles données et les contextes sur ceux-ci ont été définis, il faut peupler l’ontologie ainsi créée. Pour cela, deux possibilités : soit les données sont créées manuellement depuis l’interface de visualisation des données, soit les données sont importées automatiquement depuis des sources de données formalisées telles que des fichiers IFC, CityGML, DWG ou des web services. Cependant, ces différentes sources étant structurellement hétérogènes, il est nécessaire de les comprendre avant de les importer et les organiser de la manière dont l’ontologie pourra les exploiter.

C’est le rôle du processus de parsing qui vise à analyser lexicalement et syntaxiquement les sources de données pour en récupérer les objets. Le processus est plus ou moins simple et rapide en fonction du type de source traité. Ainsi, les sources de données spécifiques au domaine du BIM, plutôt orienté sur l’échange de fichier comme les IFC, se fait simplement puisqu’il suffit de retrouver tous les objets contenus dans le fichier.

Par contre, pour les données issues plus spécifiquement de la CAO (Conception Assistée par Ordinateur), où l’on trouve des fichiers contenant en grande majorité de la géométrie, sans objet, le processus est un peu plus complexe puisqu’il faut utiliser des algorithmes de reconnaissance des géométries afin d’en extraire les objets. Enfin, dans le domaine du SIG, ce sont principalement des web services qui vont être utilisés, pour lesquels l’information diffusée est souvent déjà formatée de manière compréhensible. Le résultat de ce processus est un ensemble d’objets, soit dans le sens du paradigme orienté-objet (issus des fichiers IFC ou CityGML par exemple), soit des objets géométriques (points, lignes, polygones…) sans autre connaissance particulière (issus des fichiers DWG ou GML), qu’il faut analyser pour peupler correctement l’ontologie.

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