Mémoire Online: Le métal dans l’architecture publique de l’ouest de la gaule lyonnaise, approches méthodologiques techniques de construction et structures de production

 Sommaire: Le métal dans l’architecture publique de l’ouest de la gaule lyonnaise, approches méthodologiques techniques de construction et structures de production

AVERTISSEMENT
INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : HISTORIOGRAPHIE ET APPROCHES METHODOLOGIQUES
Chapitre 1. Historiographie et état de la question
I – Métal et architecture romaine d’après les sources antiques
1.1. De « vils artisans »
1.2. Des emplois somptuaires
1.3. Le De architectura de Vitruve
1.3.1. Transport, levage, mise en place et scellements des blocs de construction
1.3.2. L’adduction en eau
1.3.3. Les revêtements : plafonds et parois
1.4. L’héritage de Vitruve
1.4.1. Les questions d’hydraulique
1.4.2. Persistance et spécificité des techniques vitruviennes
II – Les travaux des architectes contemporains et des spécialistes de l’architecture
2.1. Charles Normand, un premier essai sur le métal dans l’architecture antique
2.2. D’Auguste Choisy à Giuseppe Lugli : un siècle de mentions lacunaires
2.2.1. La fin du XIX e siècle
2.2.2. La 2e moitié du XX e siècle
2.2.3. Un essai de synthèse
2.3. Des avancées méthodologiques
2.3.1. Une nouvelle approche des vestiges de l’architecture grecque
2.3.2. Approfondissements des champs d’étude
2.4. L’architecture romaine : héritages et spécificités
2.4.1. Des techniques inspirées
2.4.2. Des procédés de construction singuliers
2.4.3. Le discours de la méthode
III – Les recherches sur le mobilier métallique des constructions romaines
3.1. Les études techniques et les catalogues d’objets
3.1.1. La quincaillerie antique
3.2.1. Les collections de musées
3.1.2.1. Le catalogue des outils, pièces d’assemblage et armes
en fer du British Museum
3.1.2.2. Le corpus des objets domestiques et des armes en fer de
Normandie
3.1.2.3. Les objets en fer dans les collections du musée archéologique de Saintes
3.1.2.4. Mediolanum, une bourgade romaine
3.2. Les objets métalliques et leur contexte archéologique : Exemples choisis
3.2.1. L’architecture privée d’une villa d’Aquitaine et d’habitats de Narbonnaise
3.2.1.1. La villa gallo-romaine de Montmaurin
3.2.1.2. Les maisons d’Ambrussum
3.2.2. Les sanctuaires
3.2.2.1. Le sanctuaire des Vaux-de-la-Celle
3.2.2.2. Le complexe cultuel et balnéaire des Villards d’Héria
3.2.3. Les thermes
3.2.3.1. Le complexe des thermes de Bliesbruck
3.2.3.2. Les thermes de Barzan
3.3. Une approche fonctionnelle spécifique ?
3.1 Les objets en fer du sanctuaire gallo-romain du Gué-de-Sciaux
3.3.2. Les analyses qualitatives et quantitatives des mobiliers métalliques
IV – La paléomanufacture métallique
4.1. L’histoire de la spécialité
4.2. L’étude archéologique des objets métalliques
4.3. L’analyse des vestiges
4.4. L’apport de la paléomanufacture métallique à l’archéologie
Chapitre 2. Champs et problématiques d’étude
I – Les cités des Aulerques Cénomans, Diablintes et Eburovices
1.1. Les témoignages des sources antiques
1.2. Des marges du massif armoricain au bassin parisien : évolution des civitates Aulercorum
12.1. La cité des Aulerques Cénomans
1.2.2. La cité armoricaine des Aulerques Diablintes
1.2.3. Un territoire du bassin parisien : la cité des Aulerques Eburovices
II – La place du métal dans l’architecture romaine : Problématiques
2.1. Les critères de l’identification
2.2. Le corpus
Chapitre 3. Approches méthodologiques
I -Les conditions de l’étude
1.1. L’accès aux données
1.2. Un mode de traitement adapté
II – Constitution du corpus et description des protocoles d’étude
2.1. Les pièces architecturales
2.2. Les rebuts de la paléomanufacture de construction
2.2.1. Les vestiges de l’artisanat du fer
2.2.2. Les rebuts du travail des alliages cuivreux
2.2.3. Les déchets des métaux blancs
2.3. La gestion des données
2.3.1. La représentation graphique
2.3.2. Les mesures et modes de comptage
2.3.3. Les contextes archéologiques
III – La méthode d’étude
3.1. De l’identification à la fonction architecturale
3.2. Une base de données
DEUXIEME PARTIE: LE METAL DANS LA CONSTRUCTION ET L’ARCHITECTURE DU SANCTUAIRE DE MARS MULLO
Chapitre 4. Le sanctuaire de Mars Mullo : un site de référence dans l’ouest de la Gaule
I. Le sanctuaire de Mars Mullo : un site de référence
1.1. Une origine gauloise
1.2. Les bouleversements de l’époque romaine : de la conquête à la fin de la période augustéenne
1.3. Un nouveau programme architectural
II. Les mobiliers métalliques : approches méthodologiques
2.1. Corpus métalliques laténiens et julio-claudiens
2.2. Corpus des pièces métalliques de la construction et de l’architecture
2.3. La mise en place d’une méthodologie adaptée
III. Le métal dans l’architecture monumentale du temple à podium
3.1. Les matériaux lithiques et l’outillage des tailleurs de pierre
3.2. Le système de levage
3.3. Les modes de scellement des blocs architecturaux
3.3.1. Les scellements horizontaux
3.3.2. Les scellements verticaux
3.4. La couverture de l’édifice
Chapitre 5. Structures, formes et productions de la paléomanufacture du chantier de construction
I. Un espace artisanal temporaire
1.1. La proximité immédiate du temple
1.2. Une structure temporaire
1.3. L’organisation de l’espace artisanal et l’environnement de l’édifice 6
1.3.1. Les aménagements artisanaux de l’atelier
1.3.2. La gestion et l’évacuation des déchets
1.3.3. Les indices d’un réaménagement
1.3.4. Le démontage de l’atelier
II. Une zone d’activité des alliages cuivreux
2.1. Les structures et les vestiges des aires de combustion
2.1.1. Les foyers de fonderie et de post-fonderie
2.1.2. Les scories de parois de foyers
2.1.2.1. Les scories de parois à gouttes cuivreuses
2.1.2.2. Les scories de parois à surface vitrifiée
2.2. Les rebuts de combustion et l’interprétation des activités artisanales de l’édifice 6
2.2.1. Les déchets de fonderie
2.2.2. Les déchets de coulée
2.2.3. Les déchets de combustion
2.2.4. Un combustible privilégié
2.3. Les vestiges de l’étape de finition
2.3.1. Un poste de travail
2.3.2. Des pierres artisanales
2.3.3. Une activité complémentaire : le travail de l’os
2.4. L’artisanat des alliages cuivreux : production et récupération
2.4.1. Une chaîne opératoire incomplète
2.4.1.1. Les terres artisanales
2.4.1.2. Les résidus de coulée
2.4.2. Les opérations de refonte
2.4.2.1. Les « grands bronzes » et la statuaire zoomorphe
2.4.2.2. Les clous en alliage à base de cuivre
2.4.2.3. Les tiges débitées
2.4.2.4. Le petit mobilier
2.4.2.5. Les pièces indéterminées
2.4.3. Un environnement cohérent
III. Un poste de forgeage
3.1. Forme et architecture du foyer Fy 450
3.2. Une matière première semi-manufacturée et un outillage sommaire
3.2.1. Formes et répartition spatiale des demi-produits
3.2.2. Les chutes de travail
3.2.3. L’outillage métallique
3.3. Les résidus du travail du fer
3.3.1. Les scories riches en oxydes de fer
3.3.2. Les scories « grises »
3.3.3. Les scories « argilo-sableuses »
3.3.4. Les scories en calotte
IV. Une étape dans la mise en œuvre de la décoration en pierre du temple
4.1. Nature et forme des productions de l’atelier
4.1.1. Un corpus d’objets métalliques restreint
4.1.1.1. Les pattes à marbre
4.1.1.2. Les déchets en métal blanc et la fabrication de cales pour
les placages
4.1.1.3. Les déchets en métal blanc
4.1.1.4. Les cales en métal blanc
4.1.2. Les débris en pierre
4.1.2.1. Des déchets des revêtements lisses et muraux
4.1.2.2. Approvisionnement, taille et ajustement des décors plaqués
4.2. L’organisation des espaces de travail du chantier de construction
4.2.1. La distribution spatiale des aires de taille de la pierre
4.2.2. Les indices métalliques
Chapitre 6. Le rôle des pièces métalliques dans le programme architectural
I. Réseau hydraulique et protection des parois
1.1. La gestion des eaux pluviales et les aménagements hydrauliques
1.1.1. Le drainage des eaux de pluie
1.1.2. La fontaine monumentale
1.1.3. Les canalisations en bois du complexe cultuel
1.1.3.1. Les conduites d’eau en bois de la cour
1.1.3.2. Les canalisations à l’extérieur de l’espace cultuel
1.2. Les protections contre l’humidité
1.2.1. Les enduits extérieurs de protection des galeries
1.2.2. Les dispositifs architecturaux de protection des décors
II. Compositions architecturales et traitements décoratifs
2.1. La composition des plafonds ?
2.1.1. Les indices métalliques du couvrement des plafonds
2.1.2. La mise en œuvre et la destination architecturale des pitons et des crochets
2.1.3. Un traitement décoratif particulier ?
2.2. Le revêtement des parois
2.2.1. Les indices métalliques des revêtements de parois
2.2.1.1. Les formes et les variantes de pattes à marbre
2.2.1.2. Caractéristiques des cales en métal blanc
2.2.2. Les apports architecturaux du procédé de fixation
2.2.3. Les modes de mise en œuvre
2.2.4. Les choix décoratifs
III. Accès à l’espace cultuel et installations religieuses de la cour
3.1. Les huisseries et la serrurerie
3.1.1. Le fonctionnement des huisseries
3.1.2. La décoration des portes
3.1.2.1. Les clous de décoration en fer
3.1.2.2. Les clous de décoration en alliage à base de cuivre
3.1.3. Les modes de fermeture
3.2. Les indices métalliques des aménagements cultuels
3.2.1. Les bases d’offrandes
3.2.2. Les figurations végétales, anthropomorphes et zoomorphes
IV. Des modes variés de fixation
4.1. Des équipements divers
4.2. Une clouterie abondante
4.2.1. Les clous de construction
4.2.2. Les clous de menuiserie
4.2.3. Les clous de petite menuiserie
4.2.4. Les clous « tête homme »
4.2.5. Les clous « punaises »
4.3. Des pièces indéterminées
TROISIEME PARTIE: LE METAL DANS L’ARCHITECTURE DES EDIFICES PUBLICS (SANCTUAIRES ET THERMES) DES AULERQUES CENOMANS, DIABLINTES ET EBUROVICES
Chapitre 7. Les monuments publics de Cherré (Aubigné-Racan, Sarthe)
I. L’organisation hydraulique du complexe public
1.1. L’aqueduc et les aménagements hydrauliques
1.2. Les canalisations en bois du complexe public de Cherré
II. La mise en œuvre des supports techniques et des décors 
2.1. Le chauffage et l’isolation des murs
2.2. Le couvrement des plafonds
2.3. Le revêtement des parois
Chapitre 8. Le sanctuaire de Noviodunum (Jublains, Mayenne)
I. L’architecture monumentale du sanctuaire
1.1. La construction du mur du péribole et du temple à podium
1.2. Les indices métalliques de l’architecture en grand appareil
1.2.1. Les modes de levage
1.2.2. Les scellements horizontaux
1.2.3. Les scellements verticaux
II. La gestion de l’eau et des infiltrations d’humidité
2.1. Les aménagements hydrauliques et les structures annexes au sanctuaire
2.2. La protection des décors de la galerie
III. La décoration architecturale
3.1. Des vestiges probables de construction
3.2. La composition des plafonds
3.3. Le décor marmoréen
3.4. Les huisseries et la serrurerie
3.5. Les divers types de clous
Chapitre 9. Le complexe thermal du Vieil-Evreux (Le Vieil-Evreux, Eure)
I. L’évolution architecturale du complexe thermal (IIe – IIIe s. apr. J.-C.)
1.1. Un long chantier de construction
1.2. L’architecture monumentale du complexe thermal
1.2.1. Approvisionnements et compositions architecturales
1.2.2. Les indices métalliques de l’architecture monumentale
1.2.2.1. Les outils et machines-outils
1.2.2.2. Les rebuts en métal blanc
1.3. Des vestiges de paléomanufacture métallique
1.3.1. Des opérations de forgeage ?
1.3.2. Les rebuts de l’artisanat des alliages cuivreux
II. Les dispositifs fonctionnels
2.1. La circulation de l’eau et les installations hydrauliques
2.1.1. L’alimentation en eau de l’agglomération et du balnéaire
2.1.2. Les canalisations en bois
2.1.3. Le double réseau d’évacuation des eaux usées
2.1.4. Un autre exemple local : le fanum de Cracouville
2.2. Le chauffage de l’édifice thermal
2.2.1. Des équipements métalliques spoliés
2.2.2. Des fixations métalliques adaptées
2.2.3. Natures et variations des conduits en terre cuite
2.2.3.1. Les conduits hydrauliques
2.2.3.2. Les contre cloisons chauffantes
III. Protections et compositions de la décoration architecturale
3.1. Les supports à la peinture murale
3.2. Protection et décoration des plafonds
3.3. Le revêtement des parois
3.3.1. Des pattes à marbre
3.3.2. Les données anciennes
3.3.3. Des usages spécifiques
3.4. Les huisseries et la décoration des monuments publics du Vieil-Evreux
3.4.1. La composition des huisseries du complexe thermal
3.4.2. Le dépôt cuivreux du grand sanctuaire
3.5. La clouterie
QUATRIEME PARTIE: ,METAL ET CONSTRUCTION :
SPECIFICITES DES TECHNIQUES ET DES HOMMES
Chapitre 10. Métal et construction monumentale
I. Les fixations métalliques de l’ordre monumental
1.1. Approches métrologiques et typologiques des crampons horizontaux
1.1.1. L’élaboration des séries
1.1.1.1. Des longueurs variables
1.1.1.2. Des nécessités architecturales ?
1.1.2. Des modèles spécifiques
1.1.3. Les productions en alliages cuivreux
1.2. Les scellements verticaux
II. Les maçonneries armées
2.1. Les linteaux métalliques
2.2. Les châssis maçonnés
2.3. Les socles métalliques
Chapitre 11. L’adduction, le chauffage et l’isolation
I. Un dispositif d’adduction faussement confidentiel
1.1. Les monuments et espaces publics
1.1.1. Les édifices religieux
1.1.2. Les complexes thermaux
1.1.3. Les fora
1.1.4. Les fontaines publiques
1.1.5. La voirie
1.2. Des usages privés
1.2.1. Les habitations urbaines et rurales
1.2.2. L’espace artisanal et commercial
1.3. Nomenclature, production et mise en œuvre des canalisations en bois
1.3.1. Des emboîtures en fer standardisées ?
1.3.2. Des tuyaux de longueurs inégales
1.3.3. Des tuyaux de formes variables
1.3.4. Les essences de bois
1.3.5. Une technique de production incertaine
1.3.6. Les modes de mises en œuvre et les protections
1.4. Une technique persistante
II. Les installations et les conduits thermiques
2.1. Les dispositifs thermiques
2.1.1. Les chaudières et les réservoirs
2.1.2. Le chauffage des parois murales
III. L’isolation des parois murales
3.1. Les exemples pompéiens et italiens
3.2. Les provinces de Gaule romaine
3.2.1. La Gaule Narbonnaise
3.2.2. La Gaule Aquitaine
3.2.3. La Gaule Belgique
3.2.4. La Gaule Lyonnaise
3.3. Un mode d’accrochage particulier des enduits muraux
Chapitre 12. Les plafonds et les revêtements plaqués
I. Les modèles de couvrement des plafonds
1.1. Les plafonds des galeries et des espaces de déambulation
1.1.1. Le couvrement des lieux de circulation des espaces publics et privés
1.1.1.1. Les monuments cultuels
1.1.1.2. Les thermes publics
1.1.1.3. Les demeures privées
1.1.2. Une production adaptée aux exigences architecturales
1.2. Un support à l’isolation et la décoration des salles thermales
1.2.1. La décoration du frigidarium
1.2.2. Les couvrements du plafond des salles chauffées
1.2.3. Des informations lacunaires
1.2.4. Un exemple original : l’édifice à opus sectile de la Porta Marina (Ostie)
1.3. Des techniques de couvrement variées
1.3.1. Les thermes romains de Piazza della Signoria (Florence)
1.3.2. Le laconicum de l’Ile Sainte-Marguerite
II. Formes des fixations métalliques et mises en œuvre des revêtements plaqués
2.1. Variations des modes de production
2.1.1. Les pattes à marbre en fer
2.1.2. Les pattes à marbre en alliage à base de cuivre
2.1.3. Un usage complémentaire
2.2. Les techniques de mise en oeuvre
2.2.1. Positionnement des pattes à marbre
2.2.2. Calages des fixations métalliques
2.2.3. Calages de l’ordre plaqué
Chapitre 13. La décoration métallique
I. Les ordres métalliques
1.1. La toiture et le fronton
1.1.1. Les tuiles métalliques
1.1.2. Les acrotères
1.1.3. Les antéfixes
1.1.4. Les rampants de frontons
1.1.5. Le renfort et la décoration des poutres
1.2. L’entablement : corniche, frise et architrave
1.2.1. Les corniches
1.2.2. Les architraves
1.3. Les chapiteaux, la colonne et la base
1.3.1. Les chapiteaux
1.3.2. Les colonnes
1.3.3. Les bases
II. La décoration des ouvertures
1.1. Les portes
1.1.1. Les productions métalliques
1.1.2. Les placages sur bois
1.1.3. Les habillages métalliques
1.1.4. Les systèmes d’ouverture
1.2. Les fenêtres et les ventaux
Chapitre 14. L’organisation du travail : la paléomanufacture de construction
I. Des structures artisanales temporaires
1.1. Le chantier de construction du centre monumental de Caesarodunum
1.2. L’atelier de grand bronze du Grand Hôtel (Bordeaux)
1.3. L’atelier du Collège de France
II. Des vestiges artisanaux dans les monuments publics
2.1. Les sanctuaires
2.2. Les balnéaires
III. Le statut des artisans paléomanufacturiers
3.1. L’artisan dans la société romaine
3.2. Les paléomanufacturiers de la construction
CONCLUSION GENERALE
LISTE DES ABREVIATIONS
BIBLIOGRAPHIE
GLOSSAIRE
TABLE DES TABLEAUX ET GRAPHIQUES

♣ Extrait du mémoire

PREMIERE PARTIE: HISTORIOGRAPHIE ET  APPROCHES METHODOLOGIQUES
CHAPITRE 1: Historiographie et état de la question
L’élaboration d’une approche méthodologique doit débuter par le recensement des travaux publiés. Si nous nous référons aux ouvrages parcourus aux cours de nos recherches sur les objets métalliques de construction, beaucoup d’auteurs regrettent l’absence de synthèse, de méthode d’étude ou d’essai de typologies. Pourtant, la bibliographie sur les métaux de l’architecture des édifices antiques n’est pas totalement inexistante comme semble l’établir notre approche historiographique.
La littérature antique propose, tout d’abord, une précieuse source d’informations où se mêlent des passages dans lesquels les auteurs expriment leur mépris des artisans alors que d’autres sources soulignent les somptueuses productions métalliques présentes aux côtés d’emplois plus singuliers. Au cours de la recension bibliographique, nous avons observé que les citations des textes antiques n’avaient, bien souvent, comme unique raison, que d’affirmer les hypothèses formulées dans l’identification du matériel. Malgré l’abus qui en a parfois été fait, ces sources nous orienteront vers d’autres problématiques bien plus fondamentales.
Puis, nous nous intéresserons à la bibliographie contemporaine, aussi abondante que dispersée. A travers l’examen des publications des architectes et des spécialistes du métal, nous verrons que deux approches s’opposent. Si les architectes se fondent sur l’observation des vestiges pour restituer les usages des pièces métalliques, les spécialistes du métal privilégient l’étude du matériel pour identifier des domaines de construction. Ces approches méthodologiques, aussi recevable et indispensable l’une que l’autre, aboutissent cependant à des constats divergents.
Dans un troisième temps, nous montrerons que l’absence d’homogénéité du vocabulaire archéologique et d’unité dans l’étude des objets accentue le sentiment de confusion. La méthode d’étude proposée par Jean-Paul Guillaum et dans la Paléomanufacture métallique (2003) comble les lacunes d’interprétation et pose les fondements de nouvelles approches diachroniques des vestiges métalliques.
I – Métal et architecture romaine d’après les sources antiques
Par l’évocation de quelques usages métalliques et les jugements portés sur les artisans qui travaillent les métaux à Rome et dans les provinces de son empire, les sources antiques offrent un premier éclairage. Toutefois, les passages recensés sont souvent très imprécis. Ils expriment, pour certains, l’opinion d’une élite intellectuelle et aristocratique romaine qui considère les artisans comme des personnes indignes et méprisables. Ce dédain n’affecte pas les réalisations artisanales. Plusieurs auteurs relèvent, en effet, le faste de certains usages métalliques. Mais cette splendeur est souvent le fait des empereurs ou de la haute élite romaine. Vitruve oppose à ces applications ostentatoires d’or et d’argent une approche plus théorique et relève des destinations architecturales singulières mais encore très limitées. Notre examen des sources littéraires ne prétend pas dresser un inventaire exhaustif des mentions concernant les usages métalliques dans l’architecture de l’Antiquité mais rassemble les principaux extraits afin de les confronter, ensuite, aux réalités archéologiques.

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