Rapport de fin d’étude les éléphants et l’homme au cours de l’histoire

Rapport de fin d’étude les éléphants et l’homme au cours de l’histoire, tutoriel & guide de travaux pratiques en pdf.

La trompe

La trompe, ou « proboscis » signifie « avant de la bouche » en grec, d’où le nom de l’ordre des Proboscidea. Certains assimilent la trompe à une main qu’aurait l’éléphant ; des entretiens avec des cornacs et des dresseurs nous apprennent qu’un éléphant est capable de ramasser un objet aussi petit qu’une pièce de monnaie.
La trompe est formée par la réunion du nez et de la lèvre supérieure. Elle ne contient ni os ni cartilage ; en revanche, à sa base se trouve un cartilage séparant les narines. La trompe est constituée de muscles, de vaisseaux sanguins et lymphatiques, de nerfs, de tissu conjonctif, de graisse. Sur la face externe, on trouve de la peau, des poils et des soies.
Les deux orifices à l’extrémité de la trompe constituent les narines, qui prennent naissance à la base de l’organe sous forme de deux conduits tapissés d’une membrane. Ils sont séparés par un septum constitué de muscles souples, tendus horizontalement entre les narines. Il semble que la structure de la trompe soit plus complexe qu’on ne l’avait cru auparavant.
Les muscles de la trompe sont généralement classés en deux groupes : les muscles superficiels et les muscles internes. Les muscles superficiels sont subdivisés en muscles dorsaux, latéraux et ventraux. Les muscles internes les plus profonds sont rattachés à un groupe de muscles rayonnants et transversaux. Des analyses histologiques de muscles de trompes ont montré que nombreux d’entre eux étaient en fait des faisceaux musculaires, qui peuvent se contracter indépendamment les uns des autres [45], ce qui lui confère une grande maniabilité (voir photo 5). Ainsi, on a pu extrapoler le nombre de muscles de la trompe à 150 000, soit près de quatre fois ce qu’avait décrit Georges Cuvier (anatomiste français) [d’après 111], qui avait estimé ce nombre à 40 000 muscles.

La peau

L’ordre des Proboscide a était autrefois dénommé « Pachydermata », et ce en relation avec l’épaisseur de la peau des éléphants. Toutefois, cette épaisseur varie. Elle peut être aussi fine qu’une feuille de papier, par exemple sur les oreilles, autour de la bouche et de l’anus, mais peut atteindre deux à trois centimètres d’épaisseur sur le dos, les faces latérales des membres postérieurs et du tronc, ou certaines zones de la tête. Malgré cela la peau reste richement innervée et donc très sensible ; en effet, la peau est épaisse car le derme est épais, tandis que l’épiderme lui n’est pas plus épais que celui d’un cheval ou d’une vache. En revanche, l’irrigation sanguine de la peau n’est pas optimale ; la cicatrisation cutanée est donc lente.
La peau est généralement grise, qu’il s’agisse de Loxodonta ou Elephas ; cependant, les éléphants d’Afrique peuvent paraître bruns ou rougeâtres, et les éléphants d’Asie gris plus foncé ou légèrement plus clair, et ce dû à la couleur de la boue dans laquelle ils se vautrent. Ces bains de boue sont capitaux puisqu’ils confèrent aux éléphants une protection contre les rayons ultraviolets, les parasites externes et la déshydratation. Les éléphants reproduisent ainsi un rituel cyclique déterminant selon lequel les éléphants se grattent contre les arbres, se baignent, se recouvrent de boue ou de poussière, et ainsi de suite .
Les éléphants d’Asie peuvent parfois avoir des zones dépigmentées, particulièrement sur et autour des oreilles ou à l’avant de la tête ; on estime que cette particularité est contrôlée génétiquement (on la trouve plus fréquemment chez les animaux du Sri Lanka) et permet la caractérisation de sous-espèces. Lorsque l’éléphant est dépigmenté sur la majorité ou la totalité du corps (ce qui est rare), il est considéré comme albinos et est alors sacré.
Le système pileux se réduit avec l’âge, et les poils deviennent plus sombres (voir photo 7). En effet, les éléphanteaux ont des « zones poilues » (en particulier sur le dos et la tête) avec des poils brunâtres ou rougeâtres. Ces zones sont nettement visibles sur le fœtus. En revanche, les adultes n’ont que des touffes de poils, long et raides, inégalement réparties sur le corps de l’animal, particulièrement autour des yeux, de l’orifice auriculaire, du menton, des organes génitaux, au bout de la queue.

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