Evaluation environnementale 

Evaluation environnementale 

Le consentement à payer et à recevoir

Le but de cette section est d’évaluer monétairement l’appréciation de la population locale de la valeur de la forêt de Maromizaha et des ressources naturelles qui s’y trouvent. Il est également nécessaire de connaître le niveau d’attachement des habitants à leur environnement, afin d’adapter une politique de développement durable (YELKOUNI, 2010). La méthode choisie celle des préférences exprimées, c’est-à-dire qu’à l’aide d’une enquête, la valeur de non-usage d’un bien environnemental ou d’une ressource naturelle sera déduite. D’un côté, il y a le CAP ou Consentement A Payer, pour évaluer le prix que la communauté serait prête à payer pour conserver la forêt, et d’un autre côté, il y a le CAR ou le Consentement A Recevoir, contre une privation de terre en faveur de la restauration de la forêt. Cette analyse sera axée alors sur l’interprétation des valeurs de CAP et de CAR, ainsi que les écarts entre les deux paramètres. Ces outils sont par ailleurs des outils standardisés qui permettent d’apprécier la valeur que la population locale attribue à l’environnement local (TIETENG and LEWIS, 2013). 

Evaluation de développement durable et Etude d’Impacts Environnementaux

• Etude d’Impacts Environnementaux L’étude d’impacts environnementaux est un instrument qui permet de mesurer les effets de l’élevage porcin sur l’environnement, à savoir, le milieu humain, le milieu physique et le milieu biologique. Normalement, étant donné l’envergure réduite du projet, cette démarche n’est pas primordiale. Toutefois, le GERP anticipe un agrandissement de l’activité, c’est pourquoi, cette étude prend tout son sens dans ce présent mémoire. La méthode d’évaluation choisie est celle qui est classique, la matrice de Léopold (Léopold et coll., 1971). Elle permet à la fois une identification et une évaluation des impacts suivant les différentes phases du projet (LEDUC et RAYMOND, 2000). 15 ✗ Identification des impacts L’identification des impacts sert à fournir une première analyse des impacts potentiels du projet et de les évaluer. Elle vise à l’identification des impacts potentiels et relatifs à l’exercice du projet qui impliquera par la suite une proposition de mesures d’atténuation afin de prévenir, de réduire ou de contrôler les effets qui en découlent. ✗ Evaluation des impacts L’évaluation des impacts est l’étape qui suit la phase d’identification. C’est une étape qui permet de mesurer l’importance de l’impact en fonction de : sa durée c’est-à-dire sa persistance dans le temps : permanente pour les impacts à caractère irréversibles ou temporaire pour ceux qui peuvent disparaître avec le temps ; sa portée : ponctuelle, locale ou régionale ; son intensité : faible, moyenne, forte en fonction de l’ampleur des modifications qui affectent les composantes de l’environnement. L’importance de l’impact sera déduite à partir de l’évaluation de ce dernier. Elle peut être négligeable quand les impacts sont non significatifs, mineure quand les répercussions sont réduites et n’exigent pas obligatoirement une mesure d’atténuation. Les impacts peuvent aussi être d’importance moyenne quand ils commencent à entraver au bon équilibre de l’environnement. A partir de ce niveau les mesures d’atténuation sont obligatoires. Et enfin les impacts sont dits d’importance majeure quand ils changent fortement leur environnement. • Etude de la durabilité du projet Afin de compléter l’étude d’impacts environnementaux, un outil d’évaluation de projet selon le développement durable a été choisi : liste des champs thématiques (ROTH, 2010). Il vise l’évaluation des trois volets : environnement, économie et volet social du projet et ressort un bilan sur les effets probables du projet. Cette méthode permet d’identifier les impacts positifs, négatifs ou neutres selon des indicateurs développés par l’outil. Des conclusions peuvent être tirées après évaluation de chaque volet. 

Résultat des enquêtes

Cette section va considérer toutes les réponses données lors des enquêtes. Au total, 99 personnes réparties dans environs 55 foyers ont été enquêtées lors des travaux de terrain. Chaque personne enquêtée avait eu ses particularités notamment en termes de revenu, de charge, d’origine, de niveau d’éducation, et de connaissance sur l’environnement. I

Dépouillement des résultats d’enquête

  Structure des ménages La connaissance de la taille des ménages, le nombre d’enfants à charge et l’âge moyen des membres est important car elle permet de déterminer la structure de la population, d’anticiper leur intérêt et leur priorité. L’âge moyen, toutes associations confondues, varie de 29,7 à 42,2 ans. Toutefois, 7 personnes sont âgées de moins de 21 ans et appartiennent aux associations d’élevage de porcs. La classe des personnes entre 20 et 30 ans est la plus représentée, avec un effectif total de 32. A propos de la taille des ménages et le nombre moyen d’enfants par ménage, aucune association ne dépasse la moyenne de 3,5 enfants par famille. Et enfin, la taille des ménages varie entre 1,5 personne à 5,2. Les détails figurent dans le tableau 1 et dans la figure 3.

Les aspects économiques

Le but de cette section est la proportion des membres appartenant à la classe des pauvres – sensibles, à la classe moyenne et celles qui sont riches. Les aspects économiques considèrent la possession de terre, le secteur de l’emploi et l’état de la finance de chaque ménage.  Critère 1 : Possession de terre Le premier critère considéré est celui de la possession de terre. Sur les 99 personnes interrogées, 79 ont répondu posséder un terrain pour la culture ou le charbonnage, tandis que les 20 autres ont déclaré ne pas en avoir. L’association Hanitriniala a la moyenne la plus élevée en termes de possession de terre avec une valeur de 9,1 ha par membre. L’association Miara-mirindra a reçu la valeur la plus basse avec une moyenne de 1,7 ha par membre. Le résumé des superficies moyennes des terres possédées par les membres est donné dans le graphe suivant.  Figure 6 : Superficie moyenne en hectare par membre par association La superficie moyenne de possession de terre par personne est de 5,1 hectares. Concernant les personnes qui ne sont pas en possession de terrain, certaines sont engagées par d’autres activités, travail en carrière de roche ou charbonnage, telle la plupart des personnes enquêtées à Morafeno (associations Lovasoa et Miara-mirindra) et à Maromizaha (associations Vonona et Tia Fandrosoana)  Critère 2 : Activité principale et autres Activités Génératrices de Revenu Tous les membres cultivent et vendent de légumes et de fruits à l’occasion, quand la récolte le permet. Ainsi, l’agriculture, bien qu’elle soit l’activité principale des membres des associations, reste une activité de subsistance mais non une activité génératrice de revenus. Les activités qui génèrent du revenu sont : l’élevage de volailles, de porcs, de poissons, d’abeilles et de lapins se trouvent en deuxième place, sont ceux qui génèrent du revenu. 82,3 % des membres ont au moins une AGR. Le résultat se rapportant à l’importance des différents types d’activité est rapporté dans l’histogramme suivant, figure 7. 

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