Généralités sur les eaux usées 

Généralités sur les eaux usées 

Les eaux usées sont les eaux qui ont été utilisée et qui doivent être traitées avant d’être réintroduite vers d’autres sources d’eaux pour éviter que ces derniers ne soient pollués. Il existe plusieurs types de polluants dans les eaux usées. Ils ont été mis en évidence progressivement grâce aux améliorations des techniques de détection. Les premiers éléments à avoir attiré l’attention sont les bactéries, à l’origine de problèmes sanitaires, tels que le choléra. [3] On distingue trois grandes catégories d’eaux usées : 

Type des eaux usées 

Eaux usées domestiques Elles proviennent des différents usages domestiques de l’eau. Elles sont essentiellement porteuses de pollution organique. Elles se répartissent en eaux ménagères, qui ont pour origine les salles de bains et les cuisines, et sont généralement chargées de détergents, de graisses, de solvants, de débris organiques, etc. et en eaux « vannes » ; il s’agit des rejets des toilettes, chargés de diverses matières organiques azotées et de germes fécaux.

Eaux usées industrielles

Elles sont très différentes des eaux usées domestiques. Leurs caractéristiques varient d’une industrie à l’autre. En plus de matières organiques, azotées ou phosphorées, elles peuvent également contenir des produits toxiques, des solvants, des métaux lourds, des micropolluants organiques, des hydrocarbures. Certaines d’entre elles doivent faire l’objet d’un prétraitement de la part des industriels avant d’être rejetées dans les réseaux de collecte. Elles sont mêlées 5 aux eaux domestiques que lorsqu’elles ne présentent plus de danger pour les réseaux de collecte et ne perturbent pas le fonctionnement des usines de dépollution. 

Eaux pluviales

Elles peuvent, elles aussi, constituer la cause de pollutions importantes des cours d’eau, notamment pendant les périodes orageuses. L’eau de pluie se charge d’impuretés au contact de l’air (fumées industrielles), puis, en ruisselant, des résidus déposés sur les toits et les chaussées des villes (huiles de vidange, carburants, résidus de pneus et métaux lourds…). En outre, lorsque le système d’assainissement est dit « unitaire », les eaux pluviales sont mêlées aux eaux usées domestiques. En cas de fortes précipitations, les contraintes de préservation des installations d’épuration peuvent imposer un déversement (« délestage ») de ce « mélange » très pollué dans le milieu naturel. Enfin, dans les zones urbaines, les surfaces construites rendent les sols imperméables et ajoutent le risque d’inondation à celui de la pollution. 

Types de polluant

Les polluants que l’on découvre aujourd’hui sont des composés actifs tels que les détergents, les médicaments, les œstrogènes et des perturbateurs endocriniens. Leur présence est à relier directement à leur utilisation quotidienne dans la population. Ces nouveaux polluants sont autant de défis à relever et autant de nouvelles technologies à créer pour y répondre. Trois principaux paramètres mesurent les matières polluantes des eaux usées domestiques : – les matières en suspension (MES) exprimées en mg par litre. Ce sont les matières non dissoutes contenues dans l’eau. Elles comportent à la fois des éléments minéraux et organiques ; – la demande biochimique en oxygène (DBO), exprimée en mg d’oxygène par litre. Elle exprime la quantité de matières organiques biodégradables présente dans l’eau. Plus précisément, ce paramètre mesure la quantité d’oxygène nécessaire à la destruction des matières organiques grâce aux phénomènes d’oxydation par voie aérobie. Pour mesurer ce paramètre, on prend comme référence la quantité d’oxygène consommé au bout de cinq jours. C’est la DBO5, demande biochimique en oxygène sur cinq jours ; – la demande chimique en oxygène (DCO), exprimée en mg d’oxygène par litre. Elle représente la teneur totale de l’eau en matières oxydables. Ce paramètre correspond à la quantité d’oxygène qu’il faut fournir pour oxyder par voie chimique ces matières. Les teneurs en azote et en phosphore sont également des paramètres très importants. Les rejets excessifs de phosphore et d’azote contribuent à l’eutrophisation des lacs et des cours d’eau. Ce phénomène se caractérise par la prolifération d’algues et la diminution de l’oxygène dissous, ce qui appauvrit la faune et la flore des eaux superficielles (cours d’eau, lacs, etc.). 6 Cette fragilité du milieu naturel a été prise en compte par la réglementation avec la notion de « zones sensibles ». [5] Les eaux usées contenant aussi des contaminants microbiologiques, bactéries, virus pathogènes et parasites, le rejet des eaux usées à proximité de lieux de baignade ou de zone d’élevage de coquillages fait courir un risque pour la santé. Il doit faire l’objet de précautions particulières. 

Impacts des eaux usées sur l’environnement

La mauvaise gestion des déchets liquides a des conséquences néfastes sur l’environnement. Le déversement anarchique des déchets liquides, les défauts de conception et de réalisation des ouvrages sont les causes de contamination des sols, de l’air, des eaux de surface et des eaux souterraines.

Impact sur les ressources en eaux de surface

La pollution favorise le développement des espèces de plantes nuisibles tels que les jacinthes d’eau qui envahissent le fleuve et conduisent à son asphyxie (eutrophisation). Les métaux lourds contenus dans les effluents urbains et industriels agissent de façon nuisible sur les micro-organismes épurateurs.

Impact sur les ressources en eaux souterraines

Les eaux usées dégradent la qualité des eaux souterraines par leur contamination.

Impact sur les sols

Les eaux usées dégradent et polluent le sol qui devient source de contamination.

Impact sur la qualité de l’air

Les eaux usées contaminent l’air à travers les envols des poussières chargées d’éléments dangereux tels les métaux lourds. Cette pollution de l’air est source de maladies notamment respiratoires. I.5. Normes de l’OMS sur la réutilisation des eaux usées [a] L’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît, depuis les années 1970, l’importance de la réutilisation des eaux usées en agriculture ainsi que ses avantages environnementaux et socio-économiques. Toutefois, en se basant sur des études épidémiologiques, les experts de l’OMS ont conclu que la consommation d’aliments provenant de cultures irriguées par ces 7 eaux entraine des effets négatifs sur la santé publique, en raison de l’existence d’organismes pathogènes d’origines fécales, comme : les virus, les protozoaires, les bactéries et les helminthes. En effet, l’OMS a défini quatre mesures pour réduire le risque de la réutilisation des eaux usées sur la santé publique, dont : le traitement de l’eau, la limitation des cultures, le contrôle de l’utilisation des eaux usées et le contrôle de l’exposition avec amélioration. Par conséquent, l’OMS a élaboré une directive qui prend en considération ces quatre mesures en vue d’une réutilisation adéquate des eaux usées en agriculture. Elle a été nommée : la directive concernant la qualité microbiologique des eaux usées utilisées en agriculture. Cette directive fixe le nombre de bactéries coliformes considérées comme indicateurs d’organismes pathogènes et le nombre d’œufs de nématodes acceptables dans un effluent final, dépendamment de la catégorie d’irrigation et du groupe exposé aux cultures irriguées. Plus le groupe exposé est à risque, plus les normes de qualité d’eau traitée sont restrictives. 

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