La Planification Familiale dansle CSBII Isotry Central

Historique

Au XVIIIème siècle, Casanova recommandait à ses maîtresses de placer au fond de leur vagin la moitié d’un citron pressé dont le jus avait la réputation d’agir comme un spermicide. La forme du citron épousait alors celle du col qui se trouvait placé à l’abri du sperme.
En 1882, un médecin allemand le Docteur Frederick Wilde et le Docteur Chasse de Flensburg en Allemagne communiquent la première définition détaillée et précise du diaphragme moderne. Craignantpour sa réputation, ils la signent du pseudonyme de Wilhelm P.J Mensiga.
Très vite d’autres médecins Anglais et Hollandais complètent cette description. En raison de sa popularité en Hollande, on a souvent appelé le diaphragme « Capote hollandaise ou Pessaire hollandais »

Efficacité

Elle augmente si l’utilisation du diaphragme va de pair avec un programme d’instruction, un ajustage soigneux et des procédures directrices. Le taux d’échec est de 3 grossesses pour 100 années-femmes.

Mécanisme d’action

Il comporte le blocage mécanique des spermatozoïdes et l’effet des spermicides. Par ailleurs, l’empêchement du contact des gamètes masculins avec la glaire cervicale alcaline et le pH acide contribuent à leur destruction.

Indication 

– Désir d’une contraception locale mise en place à distance des rapports

Contre-indications 

– Anatomiques : fossette rétro-symphysaire peu marquée, faible tonicité vaginale ou périnéale, post-partum, (<6 mois), cystocèle, rétroversion utérine fixée, fibrome postérieur, bride ou kyste vaginal
– Vaginite aiguë
– Hygiène défectueuse
– Antécédents d’infections urinaires répétées ou de Toxic Shock Syndrome
– Allergie au caoutchouc (latex) ou aux spermicides
– Infections répétées des voies urinaires après ou utilisation
– Manque de personnel ayant reçu la formation nécessaire à l’ajustement du diaphragme et ou manque de temps pour apprendre à la femme comment utiliser le diaphragme exactement
– Incapacité de la part de l’utilisatrice ou de son partenaire à apprendre correctement la technique d’insertion
– Manque d’intimité nécessaire à l’insertion et manque de savon et d’eau nécessaire au nettoyage du diaphragme

Avantages 

– convient à tous les âges
– mise discrètement, à distance des rapports
– oblige à un examen gynécologique (dépistage et surveillance)
– l’association des spermicides assure une certaine protection contre les IST/SIDA
– le diaphragme peut être utilisé pendant les règles afin de créer une barrière qui empêche ainsi le sang de s’écouler durant le cycle.
– le diaphragme a un certain effet de protection contre la dysplasie cervicale.

Inconvénients

– perçu parfois par l’homme
– nécessité d’une consultation préalable, apprentissage auprès d’un médecin spécialiste entraîné (« consume » du temps)
– astreignante, encombrante, hygiène parfaite, dépôt
– risque d’augmenter l’infection urinaire
– Toxic Shock Syndrome

Pose de la cape cervicale

Avant d’avoir des rapports sexuels, la femme met dans le vagin la cape cervicale recouverte de spermicide
i. Elle remplit aux deux tiers le dôme de la cape avec de la crème ou de la gelée spermicide
ii. Elle presse le rebord de la cape entre le pouce et l’index et en plaçant fait glisser la cape aussi profondément que possible dans le vagin
iii. Avec un doigt, elle trouve le col, qui a la forme du bout du nez. Elle presse le rebord de la cape autour du col jusqu’à ce que celui-ci soit complètement recouvert. Elle fait glisser un doigt autour du rebord de la cape pour s’assurer que le col est bien recouvert
iv. Elle n’a pas besoin de spermicide supplémentaire pour de nouveaux actes sexuels qui doit avoir lieu dans les 24 heures qui suivent la pose tant quelle, conserve la cape en place

Retrait de la cape cervicale

i. La femme laisse la cape en place pendant au moins 6 heures après la dernière éjaculation de l’homme. Elle ne laisse pas la cape en place pendant plus de 48 heures. Sans quoi elle dégagerait une mauvaise odeur et pourrait faire augmenter le risque de syndrome de choc toxique
ii. Elle enfonce un doigt dans le vagin jusqu’à ce qu’elle se détache du col, elle fait alors basculer la cape pour la sortir
iii. Elle fait pression sur le rebord de la cape et doit le sentir en boucher le rebord de la cape
iv. Elle attrape le rebord avec un doigt et la tire latéralement hors du vagin
v. Après chaque usage, elle lave la cape avec du savon doux et de l’eau propre. Elle vérifie l’absence de trous en remplissant la cape d’eau ou en la tenant devant la lumière
vi. Elle fait sécher la cape et la conserve dans un endroit propre sombre et frais si possible.

Spermicides

Définition

Ce sont des produits capables d’assurer la mort rapide ou l’immobilisation de tous les spermatozoïdes dans le vagin.

Historique 

Depuis longtemps les femmes ont recours à des spermicides improvisés, une substance « obturante » pour prévenir leurs grossesses. Leurs efforts d’innovation sont remarquables. Les Egyptiennes enduisaient le col de leur utérus d’un mélange de miel et de fiente de crocodile.
Aristote parle d’une formule à base d’essence d’encens et d’huile d’olive Dioscoride au 1 er siècle après Jésus Christ mentionne un jus de menthe poivré. Au Moyen Age, les femmes se servaient dedécoctions à base de sel gemme et d’alun, de diverses éponges et de tampons d’ouate imbibés de substances fortement acides.
En 1885, le pharmacien Walter Mendell concevra le 1 er ovule contraceptif à base de beurre de cacao et de quinine.
En Inde les femmes utilisent la « douche vaginale de boisson gazeuse au col ».

Composition 

Il existe 2 composants chimiques :
– Les « agents de surface »
Ces corps chimiques ont la propriété de faire littéralement « éclater » les têtes de spermatozoïdes qu’ils rencontrent. Ils présentent en outre l’avantage énorme d’être beaucoup moins irritants et allergisants que les anciens produits.
– Les agents fortement acides
Les acides lactiques, boriques ou citriques (du jus de citron) tuent les spermatozoïdes.

METHODOLOGIE

Méthode

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur l’acceptabilité des méthodes contraceptives barrières sur une période allant du 1 er janvier au 31 janvier 2001.

Matériels d’étude

Critères d’exclusion

Ont été exclues de cette étude les utilisatrices ayant choisi des méthodes contraceptives autre que les barrières.

Critères d’inclusion

Sont incluses les femmes utilisatrices régulières des méthodes de contraception locale avec des dossiers complets.
A cet effet ont été consultés :
– les dossiers comportant une fiche individuelle des acceptantes
– le cahier de registre du suivi de la planification familiale
La fiche individuelle est remplie par la Sage Femme responsable de Planning Familial (PF).

COMMENTAIRES

Habitudes du Service

Contribution des clientes à la consultation (coût)

Le système de recouvrement est appliqué dans le Service conformément aux décisions du Ministère de la Santé.
L’obligation de payer tous les services à commencer par les médicaments est de règle étant donné que la population est exigeantesur la qualité des soins offerts par le service du CSB II.
– Condom : 50 Frs la pièce
– Conceptrol : 100 Frs l’ovule

Temps d’attente

Il varie en fonction des paramètres suivants :
– nombre de consultantes
– méthodes utilisées
– types de consultation : première visite ou visite de suivi.

La consultation proprement dite

Elle comprend :
– un interrogatoire sur l’état civil et l’état actuel de la cliente ou du client
– Un examen général et gynécologique
– Une prescription des médicaments
– Un remplissage des supports d’information
On distingue 2 types :
• Les utilisatrices régulières UR
• Les nouvelles utilisatrices NU

Utilisatrice régulière

Est appelée utilisatrice régulière toute utilisatrice protégée par une méthode contraceptive moderne quelconque. La régularité des méthodes assure une protection contre une grossesse non désirée.
Cette régularité est mesurée par le respect de la date de rendez-vous fixée par le prestataire (60)

Nouvelle utilisatrice (NU)

Dans le système d’information réactualisée on adopte l’adoption de Nouvelle Utilisatrice celle qui adopte une méthode contraceptive « moderne » pour la première fois dans sa vie.
La modalité de la consultation comporte 6 étapes qu’on peut se rappeler grâce à l’acronyme BERCER.
Les étapes BERCER :

Bienvenue

Accueillir les utilisateurs avec amabilité et respect
Assurer les clientes du caractère confidentiel de l’entretien
E : Entretien
Poser aux clients des questions le concernant
Aider les clients à parler de leurs expériences personnelles de planning familial
R : Renseignements
Parler des choix aux clients :
– Exposer les différents moyens contraceptifs
Selon les besoins du client
– Orienter le client selon ses besoins,
C : Choix
Aider les clients à faire un choix informé
Aider les clients à réfléchir à ce qui correspond le mieux à sa situation et ses projets
E : Explication
Expliquer dans le détail comment employer la méthode choisie
R : Retour
Les visites de contrôle doivent être encouragées
Parler au client et fixer la date d’une nouvelle visite de contrôle ou de réapprovisionnement en produits
Inviter aussi le client à revenir à n’importe quel moment pour n’importe quelle cause.

Etat matrimonial

Les femmes mariées sont majoritaires avec un taux de 88,09 %. Elles sont plus soucieuses de leur état de santé car elles se sentent responsables du bien être de leur famille.

Niveau d’instruction

La plupart des femmes ont suivi une scolarité de niveau primaire et secondaire. Plus les femmes sont instruites, elles peuvent comprendre aisément les informations prodiguées par le personnel de santé sur les méthodes barrières.

Source d’information

63,81 % des acceptantes ont reçu l’information sur les méthodes contraceptives par le personnel de santé. Les médias ontfourni l’information pour les 22,63% des clients.
Les agents de Santé sont les plus compétents pour apporter plus de précisions sur les avantages et inconvénients des méthodes contraceptives barrières.

Motifs d’adhésion

70 acceptants ont opté pour les méthodes barrières pour espacer les naissances, le reste pour la limitation des naissances.

Résidence

Les clients habitent aux environs de capitale s’intéressent beaucoup aux méthodes barrières car elles sont mieux informées que celles venant de la région rurale.

Suivi et contrôle

87,94% des clients ont bien toléré la méthode contraceptive barrière.
Le taux d’échec n’est pas cependant négligeable. Il est sans doute dû au non suivi des instructions données. 5,92% des clientes sont perdues de vue.
Les abandons ont pour cause soit le gène pour le partenaire soit l’intolérance aux effets secondaires. Quatre femmes acceptantes sont enceintes

SUGGESTIONS

Les méthodes contraceptives barrières occupent la 3 ème place derrière les contraceptifs oral et injectable. Aujourd’hui, SIDA oblige, pour les pratiques sexuelles une nouvelle dimension implique à part égale le couple. La menace de mort vient interférer et ruiner parfois l’élan ludique.
Les méthodes barrières, en particulier le préservatif, sont des moyens de lutte efficace, contre les infections sexuellement transmissibles et le SIDA.

Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : REVUE DE LA LITTERATURE
1- RAPPELS ANATOMO-PHYSIOLOGIQUES
1.1- L’appareil génital féminin
1.2- L’appareil génital masculin
2- LA PLANIFICATION FAMILIALE
2.1- Définition
2.2- Les avantages et les bienfaits
2.3- Les différentes méthodes contraceptives
2.3.1- Les méthodes naturelles
2.3.2- Les méthodes hormonales
2.3.3- Les dispositifs intra-utérins ou stérilets
2.3.4- Les méthodes barrières
3- LES METHODES BARRIERES
3.1- Définition
3.2- Rappel su la glaire cervicale
3.3- Les indications et contre-indications
3.4- Avantages et inconvénients
3.5- Les différents types
3.5.1- Les préservatifs
3.5.2- Les obturateurs féminins
3.5.3- Les spermicides
3.5.4- Les éponges vaginales contraceptives
DEUXIEME PARTIE : NOTRE ETUDE
1- OBJECTIFS DE L’ETUDE
2- CADRE D’ETUDE
2.1- Situation géographique et administrative
2.2- Historique
2.3- La Planification Familiale dansle CSBII Isotry Central
3- METHODOLOGIE
3.1- Méthode
3.2- Matériels d’étude
4- RESULTATS
4.1- Les principales méthodes barrières
4.2- Les préservatifs
4.2.1- Fréquence
4.2.2- Age
4.2.3- Parité
4.2.4- Gestité
4.2.5- Nombre d’enfants vivants
4.2.6- Niveau d’instruction
4.2.7- Source d’information
4.2.8- Etat matrimonial
4.2.9- Motifs d’adhésion
4.2.10- Intervalle intergénésique
4.2.11- Temps mis pour venir au centre
4.2.12- Suivi et contrôle
4.2.13- Fréquence trimestrielle
4.3- Le conceptrol
4.3.1- Fréquence
4.3.2- Fréquence trimestrielle
4.3.3- Age
4.3.4- Gestité
4.3.5- Parité
4.3.6- Nombre d’enfants vivants
4.3.7- Etat matrimonial
4.3.8- Niveau d’instruction
4.3.9- Source d’information
4.3.10- Motifs d’adhésion
4.3.11- Intervalle intergénésique
4.3.12- Temps mis pour venir au Centre
4.3.13- Suivi et contrôle
TROISIEME PARTIE : COMMENTAIRES ET SUGGESTIONS
1- COMMENTAIRES
1.1- Habitudes du Service
1.1.1- Contribution des clientes à la consultation
1.1.2- Temps d’attente
1.1.3- La consultation proprement dite
1.2- Paramètres épidémiologiques
1.2.1- Fréquence
1.2.2- Age
1.2.3- Gestité
1.2.4- Parité
1.2.5- Etat matrimonial
1.2.6- Niveau d’instruction
1.2.7- Source d’information
1.2.8- Motifs d’adhésion
1.2.9- Résidence
1.2.10- Suivi et contrôle
2- SUGGESTIONS
2.1- Sensibilisation des hommes
2.2- Renforcement de la Communication pour le Changement de Comportement sur les méthodes barrières
2.3- Formation continue et recyclage périodique du personnel de santé
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

projet fin d'etude

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