Les méthodes utilisées et les outils du diagnostic financier

Historique de l’IMVAVET

La fabrication de vaccins pour usage vétérinaire a été introduite à Madagascar en 1905 et ce fût à l’Institut Pasteur de Tananarive que le premier laboratoire vétérinaire commença ses activités. A l’instar de tous les anciens instituts français spécialisés dans divers domaines de la recherche agricole, l’Institut d’Elevage et de Médecine Vétérinaires des Pays tropicaux (IEMVPT), actif depuis 1955 a été intégré au Centre National de la Recherche Appliquée au Développement Rural (FO.FI.FA) en 1974 lors de sa création. Et le laboratoire central de l’élevage a été géré par le Département de Recherche Zootechniques et Vétérinaires (DRZV) du FO.FI.FA. Depuis la fin des années 1980, l’Etat a mis en oeuvre une politique économique qui vise à se désengager progressivement des activités productives. Ce qui a généré pour le secteur de l’Elevage une politique d’ajustement devant conduire à la libéralisation et la libre concurrence en matière de commercialisation des vaccins vétérinaires.

De ce fait, l’IMVAVET a vu le jour en 1995 par décret n° 95-278 du 11 avril 1995, et c’est seulement deux ans plus tard que la Direction et le conseil d’Administration sont nés par le décret n°97-248 du 03 avril 1997 et le décret n°97-1171 du 22 septembre 1997. Un deuxième conseil d’administration de l’IMVAVET fut mis en place en Mars 1999 par décret n° 99-211 du 22 mars 1999. Le 31 janvier 2001, l’IMVAVET a octroyé un numéro d’Autorisation de Mise sur le Marché (A.M.M. Nationale) des produits biologiques par la décision n° 13-MINEL/Mi. Appart ces dates, l’IMVAVET recevait une médaille d’or pour l’excellence dans la pratiques des Affaires par la « Fondation for Excellence in Business Pratice –Genève » le 17 décembre 2004. Enfin, l’IMVAVET fait partie de différentes communautés comme le Mouvement SAEMAEUL UNDONG INTERNATIONAL en République de la Corée du Sud depuis juillet 2006, et du Consortium des Laboratoires Agronomiques de Madagascar (CLAM) en 2007.

Organisation générale

Rappelons que l’organigramme est un schéma représentant les divers services de l’entreprise et/ou les personnes qui en sont responsables en indiquant les rapports hiérarchiques qui existent entre eux. D’après l’organigramme (annexe I), nous pouvons voir qu’il existe neuf (09) grands postes au sein de l’IMVAVET. Maintenant, nous allons décrire brièvement ces différents postes. Comme son nom l’indique, le Conseil d’Administration est l’organe qui s’occupe de l’administration et le bon fonctionnement de l’établissement. Ces principales fonctions sont l’adoption et l’application du programme des activités de l’IMVAVET pour les ressources humaines, la finance, la production et les recherches et enfin la commercialisation. De ce fait, il vote le budget de l’IMVAVET, examine et approuve les comptes financiers et le bilan en fin d’exercice, désigne le cabinet comptable indépendant pour effectuer l’audit annuel des comptes de l’IMVAVET, statue tous les projets de constructions et d’achat d’immeubles. Le deuxième poste est la Direction qui est nommé par décret pris en conseil de ministre. Il a pour tâche la direction, l’administration et la réalisation du programme d’activité fixé par le Conseil d’Administration. Ensuite, il y a le Conseil Scientifique qui est en position d’état major vis-à-vis de la Direction.

Ce poste assiste cette dernière en tant qu’organe consultatif pour l’orientation et la supervision Scientifique et Technique de l’Institut. Après, nous pouvons voir le Contrôle de Gestion qui contrôle régulièrement chaque département, il conseil aussi la Direction ainsi que les autres départements. L’autre fonction du Contrôle de Gestion est la gestion du budget, c’est-à-dire faire le rapprochement entre la prévision et la réalisation pour mesurer la performance de la société. Le prochain poste est le Laboratoire de Contrôle de Qualité et de Suivi des Vaccins. Il est rattaché directement à la Direction, et est donc indépendant des deux laboratoires de productions. C’est dans ce laboratoire qu’on contrôle les vaccins et c’est lui qui donne l’autorisation de vente des produits. Les réseaux de suivi et de contrôle technique des vaccins sont en contact avec les collaborateurs de l’IMVAVET. Ils récoltent toutes les informations scientifiques provenant des vétérinaires, des fermes privées, des agents de l’Etat, des associations des paysans et des ONG afin de redéfinir ou de réorienter les thèmes ou les stratégies de recherches, mais aussi pour faire l’évaluation technique des nouveaux produits sur la réalité. Les trois derniers postes sont les Départements Recherche et Production, Commercial et Administratif et le Département Financier. Ils ont respectivement pour rôles d’effectuer des recherches et des développements en vaccin vétérinaire, de faire le rapprochement entre les produits et les clients directs et d’analyser les concurrents sur le plan marketing, et enfin d’assurer la gestion comptable et financière de l’IMVAVET.

Les missions et activités de l’IMVAVET

La mission principale d’un Etablissement Public à Caractère Industriel et Commercial est de produire et commercialiser des produits à utilités publics. Pour le cas de l’IMVAVET, ses principales missions sont, d’une part, la production des vaccins vétérinaires. Des vaccins qui doivent aider la population mais surtout les éleveurs à lutter contre les maladies des animaux, augmenter la productivité et enfin promouvoir les industries animaliers. Et d’autre part, il doit assurer la formation des différents acteurs de la santé animale en matière de lutte contre les maladies animales. Concernant les activités de l’IMVAVET, et pour accomplir sa mission, il doit, d’abord, mettre au point et fabriquer des vaccins pour la protection des cheptels. Et en plus de cela, il doit améliorer l’efficacité des vaccins existants, ceci parce que les bactéries résistent de plus en plus aux vaccins donc c’est la nécessité d’améliorer l’efficacité de ces vaccins. Ensuite, les produits fabriqués doivent être conditionnés et commercialisés. Parmi ces activités, l’IMVAVET doit aussi réaliser toutes les opérations financières, commerciales, industrielles, mobilières ou immobilières se rattachant directement ou indirectement à la réalisation de ces missions. Par ailleurs, l’Institut Malgache des Vaccins Vétérinaires doit assurer la promotion du secteur élevage à Madagascar. Ainsi, il doit directement, garantir la santé publique vétérinaire en milieu rural et d’une manière générale rechercher et produire des produits vétérinaires de qualité à prix raisonnable afin de réduire l’impact économique des différentes maladies animales. Ceci parce que si les animaux sont en bonne santé les éleveurs ne sont plus obligés à dépenser plus d’argent pour les soins de leurs bétails. De ce fait, chaque éleveur peut améliorer le secteur de l’élevage à Madagascar. Mais indirectement, il doit améliorer sensiblement le niveau de vie des paysans en réalisant progressivement les objectifs nationaux de développement économique.

Le partenaire En matière de coopération internationale, l’IMVAVET travaille avec d’autres laboratoires étrangers aussi bien sur le domaine de la recherche que sur le domaine de la production des vaccins. Actuellement, l’IMVAVET est en collaboration avec « Institut für Pflanzenbau und Tierhygiene in den Tropen und Subtropen » de l’Université GEORGAUGUST. Sur le plan national, l’institut a travaillé avec le Projet DELSO qui oeuvre dans l’amélioration de la vaccination des animaux à Madagascar. Ce projet à été financé par l’Union Européenne. Mais les chercheurs de l’IMVAVET participent activement dans la formation des différents acteurs de la santé animale, plus particulièrement dans le domaine de la vaccinologie. Et dans le cadre du partenariat entre l’Etat et l’église, l’IMVAVET a formé plus de 930 vaccinateurs ruraux opérants au sein de différentes communautés ecclésiastiques. En résumé, l’enquête que nous avons effectuée au sein de l’IMVAVET, plus précisément auprès des personnels de l’établissement, nous a permis de recueillir des informations sur son environnement. Les macro et microenvironnement de l’établissement lui offre des opportunités et des menaces que nous allons voir dans la dernière partie. Mais appart ces environnements, pour améliorer la situation financière de l’IMVAVET, nous devons tout d’abord analyser sa situation financière. Nous allons donc voir les résultats du diagnostic financier de l’IMVAVET.

Table des matières

INTRODUCTION
PARTIE I – LES MATERIELS ET LES METHODES
Chapitre I- PRESENTATION DE L’ENTREPRISE
Section I- Identité de l’entreprise
Section II- Organisation générale
Section III- Les missions et activités de l’IMVAVET
Section IV- Les produits de l’IMVAVET
Chapitre II- LE DIAGNOSTIC FINANCIER3
Section I- Définition du diagnostic financier
Section II- Les méthodes utilisées et les outils du diagnostic financier
Section III- Les outils complémentaires
PARTIE II – LES RESULTATS
Chapitre I- ENVIRONNEMENT DE L’ENTREPRISE
Section I- Le macro-environnement de l’entreprise
Section II- Le microenvironnement de l’entreprise
Chapitre II – DIAGNOSTIC FINANCIER DE l’IMVAVET
Section I- L’analyse du compte de résultat
Section II- L’analyse du bilan
PARTIE III – LES DISCUSSIONS ET LES RECOMMANDATIONS
Chapitre I – LES DISCUSSIONS
Section I- Analyse de l’environnement externe de l’IMVAVET
Section II- Interprétation des résultats du diagnostic financier
Section III- Convergence et divergence avec les hypothèses
Section IV- Matrice de confrontation SWOT
Chapitre II- LES RECOMMANDATIONS POUR L’AMELIORATION LA SITUATION FINANCIERE DE L’IMVAVET
Section I- Stratégie d’attaque
Section II- Stratégie de défense
Section III- Stratégie d’ajustement
Section IV- Stratégie de survie
CONCLUSION
LISTE DES ANNEXES
BIBLIOGRAPHIE

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