Les produits « grand public » du trésor

LES PRODUITS « GRAND PUBLIC » DU TRÉSOR

Voici plusieurs années déjà que le Trésor émet des bons d’Etat à destination du grand public. En outre, depuis mars 2004, il a plus largement ouvert les instruments du marché des investisseurs institutionnels à ce même grand public avec les OLOp. Le Trésor émet par conséquent deux instruments à destination des investisseurs particuliers : les bons d’Etat et les OLOp.

Cet accès direct, dont le principe est le fruit d’une longue tradition d’appel à l’épargne populaire, représente une diversification dans les sources de financement du Trésor et lui permet de capter la valeur de certains créneaux de financement non encore explorés. Il a en outre l’avantage de faire détenir une partie de la dette dans des mains stables, celle des épargnants particuliers.

» étaient difficiles à gérer dans la mesure où ils s’adressaient à la fois aux investisseurs institutionnels et aux épargnants particuliers de fait (I) de leur « pricing » et (II) de la période de souscription2, qui représente une option «gratuite » pour les investisseurs institutionnels, en particulier lorsque l’instrument inclut une composante optionnelle (risque d’arbitrage).

Cette expérience enseigne aussi que ces emprunts étaient souscrits en majorité par des investisseurs institutionnels, ce qui n’était pas l’objectif initialement poursuivi d’appel à l’épargne populaire.

Or, comme la pratique de la ristourne de la commission de placement aux investisseurs institutionnels par les membres du consortium de placement était relativement fréquente, on voit immédiatement ce qu’elle pouvait avoir de désavantageux pour le Trésor en terme de coût de financement par rapport aux emprunts de référence que sont les obligations linéaires (OLO).

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L’analyse qui va suivre s’attachera dès lors à présenter tout d’abord plus en détail les deux instruments du Trésor à destination des particuliers, à les replacer dans leur contexte et à les comparer. Une analyse fi nancière permettra ensuite de vérifier s’ils ont atteint (les bons d’Etat) ou sont en passe d’atteindre (les OLOp) les objectifs qui ont présidé à leur création et ce tant du point de vue du particulier- investisseur que de celui de l’Etat-émetteur. On s’essayera enfin à une synthèse et on défrichera quelques pistes pour l’avenir.

Avec le bon d’Etat, dont la première émission a eu lieu le 18 mars 1996, l’objectif poursuivi par le Trésor était de renforcer sa capacité de s’adresser en direct à l’épargne publique, en créant un instrument mieux adapté à cette fi n que les emprunts classiques dits “Philippe” à un coût d’émission qui ne soit pas supérieur à celui des OLO.

Le but visé par les bons d’Etat était ainsi d’offrir aux investisseurs particuliers un instrument fi nancier qui leur soit exclusivement réservé, dont le coût “all-in” (commission de placement comprise) restât au même niveau que celui des obligations linéaires pour une même période, sans pour autant “casser” le marché des instruments similaires (bons de caisse et autres) émis par les organismes fi nanciers.

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