Les réseaux Internet-intranet

Les réseaux Internet-intranet

On distingue deux catégories de réseaux Internet, l’Internet 1, qui est l’Internet actuel, et l’Internet 2, longtemps appelé IPng (IP Next Generation). Les sections qui suivent rappellent les caractéristiques de la première génération avant d’aborder la seconde. Quelques applications Internet classiques sont ensuite examinées, ainsi que des extensions débouchant sur de nouvelles applications. Internet s’est rapidement développé pour interconnecter des milliers de réseaux aux États-Unis et en Europe. Au départ, il permettait de relier 20 000 ordinateurs dans les universités et les laboratoires de recherche. Alors que ses prévisions de croissance étaient de 15 p. 100 par an en 1987, aujourd’hui le réseau Internet croît à un rythme annuel de 60 p. 100.L’adoption des protocoles Internet s’est élargie aux entreprises privées, qui sont mainte- nant presque toutes reliées à Internet. De plus, elles utilisent les protocoles de la famille TCP/IP pour leurs réseaux d’entreprise, même si elles ne sont pas connectées à Internet. Cette partie privée s’appelle un intranet. Si ce réseau se poursuit à l’extérieur de l’entre- prise, il devient un extranet. Enfin, un réseau de domotique, c’est-à-dire un réseau de capteurs lié à la vie dans une maison ou un appartement, s’appelle un infranet.La première génération d’Internet peut être considérée comme celle du protocole IPv4 et la deuxième comme celle d’IPv6. Si ce changement de génération se marque par le passage du service best-effort vers une qualité de service, la vraie différence réside toute- fois dans les débits, qui sont multipliés par trois ordres de grandeur en passant du méga- bit par seconde au gigabit par seconde. Cette augmentation colossale du débit permet de prendre en charge des applications multimédias avec des qualités de service et non plus uniquement des applications de type commerce électronique.

L’Internet de première génération se caractérise par une absence de contrôle sur l’ensem- ble du réseau. Il n’existe pas de gestionnaire global, et aucun coût spécifique ne peut être pris en charge. Par exemple, une communication téléphonique sur Internet coûte, si elle est possible, le même prix que le rapatriement d’un fichier d’un volume égal à celui de la conversation téléphonique. Il ne peut donc y avoir de tarification établie sur la base d’une qualité de service ou d’une contrainte temporelle.Le réseau Internet a été subventionné pendant très longtemps par des organismes gouver- nementaux ou paragouvernementaux. En France, un réseau de recherche a été établi par les ministères des Télécommunications, de l’Industrie et de l’Éducation nationale. Appelé Rénater, ce réseau a fait suite à des réseaux plus informels. La plupart des États essayent aujourd’hui de se désengager de cette évolution en rétrocédant leurs réseaux à des organismes privés. Le réseau Internet a longtemps consisté en l’interconnexion de tous ces réseaux gouvernementaux, les lignes transatlantiques ou transpacifiques étant prises en charge de façon concertée par les gouvernements. Les ISP sont des opérateurs privés, qui proposent à leurs clients de leur offrir une connexion à Internet. En d’autres termes, un ISP est un opérateur possédant au moins un routeur auquel sont connectés des clients. Ce routeur est lui-même connecté à un routeur du réseau Internet. De ce fait, le réseau de l’ISP fait partie d’Internet. Après le désenga- gement des gouvernements, les ISP ont été obligés de prendre en charge leurs infrastruc- tures et les liaisons associées. Les lignes transatlantiques et transpacifiques appartiennent aux gros ISP, qui ont construit des réseaux de taille mondiale.

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Aujourd’hui, Internet est constitué de l’interconnexion des 10 000 ISP qui proposent à leurs clients de prendre en charge leurs paquets IP. En France, quelque 500 ISP se parta- gent le marché de l’accès à Internet. À plus long terme, les économistes considèrent que le nombre d’ISP devrait fortement chuter pour tomber à une dizaine de très grands opéra- teurs, détenteurs de réseaux mondiaux, à la manière des grands opérateurs de télécom- munications une vingtaine d’années auparavant. De nombreux protocoles pour le multicast sont en cours d’expérimentation, l’optimisa- tion de la distribution des paquets IP vers un grand nombre de points étant encore loin d’être maîtrisée. Grâce à une seule adresse multicast, un même message peut être envoyé à un grand nombre d’utilisateurs. Les protocoles multicast doivent être optimisés puisque les flots transportés sont démultipliés par le nombre de points à atteindre. Ces optimisa- tions concernent notamment les nœuds intermédiaires pour leur permettre de ne laisser passer que ce qui est effectivement exploitable par le destinataire. Si les terminaux de réception ne sont pas de même nature, il faut que chaque terminal reçoive l’information sous une forme qui lui soit appropriée.

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