Classification syntaxico-sémantique des constructions verbales en coréen

Classification syntaxico-sémantique des constructions verbales en coréen

Environ 80% de verbes exigent au moins un complément. Par exemple, les verbes haedanghada (= correspondre) et duijida (= fouiller) prennent respectivement les compléments 1-e et 1-leul accusatif : utilisant uniquement le test d’omission. Dans certaines constructions verbales, l’absence de complément ne les rend pas inacceptables bien qu’un complément soit intuitivement impliqué. Les phrases suivantes contiennent toutes les deux le même type de complément : (3) a. 민우는 선배들에게 으스댔다. Bien que la phrase (4b) soit acceptable, nous considérons que la construction de base du verbe ggabulda (= se montre insolent) dans la phrase (4a) est [N0-nmtf N1-e V] (= [ 0 1-Postp.e V]) dans la mesure où le verbes de (3a) analogue à celui de (4a) prend le même type d e complémen t d e faço n obligatoire . Le s phrase s (4a-b ) nou s signalen t qu e l’omissio n d’un complémen t n e constitu e qu’un e conditio n nécessair e pou r qu e l e complémen t n e soi s pas essentiel , mai s no n un e conditio n suffisante . L a méthod e d u lexique-grammair e donn e la priorit é au x construction s syntaxique s le s plu s étendue s pa r rappor t à leur s variante s dans lesquelles manquent certaines parties, même lorsque ces variantes sont plus courantes.

Cett priorité peut être justifiée par le fait qu’à partir d’une description des constructions les plus étendues, il est possible de mettre au point une description qui traite des constructions plus réduites, alors que l’inverse serait plus complexe. C’est donc la structure à nombre maximal d’arguments qui intervient dans notre classification des verbes en fonction des compléments qui les caractérisent. 1.1.2. Substitution de compléments Dans certaines constructions verbales, nous observons que les compléments essentiels sont substituables à d’autres formes de compléments, par substitution des postpositions. Par exemple : priorité peut être justifiée par le fait qu’à partir d’une description des constructions les plus étendues, il est possible de mettre au point une description qui traite des constructions plus réduites, alors que l’inverse serait plus complexe. C’est donc la structure à nombre maximal d’arguments qui intervient dans notre classification des verbes en fonction des compléments qui les caractérisent. 1.1.2. Substitution de compléments Dans certaines constructions verbales, nous observons que les compléments essentiels sont substituables à d’autres formes de compléments, par substitution des postpositions. Par exemple : Le verbe de (16) prend le complément locatif en -eseo d’une façon obligatoire. Mais le rapport hiérarchique ne s’applique pas à ces deux compléments de lieu. Ce qui permet de distinguer les compléments essentiel et circonstanciel est la substitution de ce complément en -eseo au complément en -leul : Le complément gongweon-eseo (= dans le parc) dans la phrase (33) qui se trouve sans contraintes particulières dans divers types de constructions verbales est du type circonstanciel, alors que le verbe salda (= habiter) prend le complément villa-eseo (= dans une villa) d’une façon obligatoire.

Les deux phrases (42) et (43) sont sémantiquement voisines. Ils n’impliquent aucune notion de déplacement (au sens de J.P. Boons et al., 1976 ; cf. III.1.1.2.2). On pourrait donc dire que les compléments de lieu de (42) et (43) sont circonstanciels. Cependant, le complément circonstanciel de lieu de (42) a une particularité. Il devient le sujet d’une phrase équivalente de type : Dans notre classification, les compléments de lieu comme celui de (42a) sont considérés comme essentiels en raison de cette relation spécifique (Cf. C.-S. Hong 1982). Une relation analogue à celle-ci a été étudiée dans (Boons et al. 1976) pour les verbes français et dans (Salkoff 1983) pour les verbes anglais. 1.1.6. Formes de compléments essentiels  Dans la construction verbale, le complément accusatif en -leul et les compléments en -e, – eseo peuvent introduire une complétive. Le complément en -ga ne coexiste jamais avec un complément accusatif en -leul, contrairement aux 4 autres types de compléments. Certains compléments en -wa sont caractérisés par la relation symétrique. Les compléments tels que -e, -eseo, et -lo, ont des emplois locatifs communs. Cette classification ne fait pas de distinction entre les emplois dans lesquels les postpositions introduisent un argument du prédicat et ceux où elles introduisent un complément circonstanciel. Ainsi la postposition -e s’observe dans la construction à complément en -e datif, mais peut également introduire d’autres constituants, par exemple des compléments circonstanciels qui indiquent une date, une cause, une situation, etc. Enfin, les 5 postpositions introduisant des compléments essentiels ne se trouvent pas toutes dans la même des 3 catégories de K.-S. Ko (2010).

 

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