Etude de la biodiversité entomologique autre que les mouches des fruits et leurs parasitoïdes dans différents agro-systèmes

Etude de la biodiversité entomologique autre que les mouches des fruits et leurs parasitoïdes dans différents agro-systèmes

Généralités sur les insectes

La classe des Insectes, qui fait partie de l’embranchement des Arthropodes (insectes, crustacés, myriapodes et araignées), se divise en plusieurs ordres généralement différentiés par l’observation du nombre et de la structure des ailes, de la structure de la tête, du corps et des antennes, du mode de vie, etc. Les Insectes sont divisés en une trentaine d’ordres regroupés en deux sous-classes : Aptérygotes et Ptérygotes. – Aptérygotes (peu nombreux) : sous-classe d’insectes aptères n’ayant jamais eu d’ailes, à aucun stade de leur évolution et sans métamorphoses ou à métamorphoses incomplètes. 1. Collemboles 2. Diploures 3. Protoures, insectes terrestres fouisseurs 4. Thysanoures, thysanoures ou poissons d’argent (400 espèces) – Ptérygotes (groupe très important) : sous-classe d’insectes dont la forme adulte porte des ailes ou des vestiges d’ailes.

Insectes phytophages

Ce sont des espèces qui se nourrissent de matières végétales. Ils peuvent occasionner de nombreux dégâts dans les cultures lorsque leur densité dépasse un certain seuil. Les insectes présents dans les jardins ont des régimes alimentaires très diversifiés. Ces modes d’alimentation peuvent avoir des effets bénéfiques ou nuisibles dans les jardins. Les insectes phytophages sont sans aucun doute les mieux connus des jardiniers. Ceux-ci se nourrissent de diverses parties de plantes : feuilles, fleurs, racines, fruits, graines, sève, etc. Ils peuvent se nourrir à la surface des plantes, sur les feuilles par exemple, ou à l’intérieur des plantes (à l’intérieur d’une feuille, d’une tige, d’un tronc d’arbre, d’un fruit, etc.). Certains insectes phytophages ont des pièces buccales de type broyeur (ex. : criquets, doryphores, chenilles) et peuvent gruger les feuilles ou autres parties de plantes. Les dommages causés par ces insectes sont habituellement très apparents. D’autres insectes phytophages ont des pièces buccales de type suceur (ex. : pucerons, cochenilles). Ces insectes aspirent les sucs des plantes en introduisant leurs pièces buccales à l’intérieur de celles-ci (dans la tige, la feuille ou les 4 4 racines par exemple). Les dommages causés par ces insectes ne sont pas immédiatement visibles. On peut toutefois remarquer de petites taches décolorées sur les feuilles ou autres parties de la plante. À plus long terme, ces insectes peuvent causer des difformités dans les fleurs, les fruits et les feuilles. De plus, ces insectes peuvent transmettre des maladies virales d’une plante à l’autre. 

Insectes entomophages

• Les prédateurs Par exemple les larves d’Asilidae (Diptère) dévorent œufs, larves et pupes d’autres insectes dans le sol ou la litière. Parmi les Coléoptères, la plupart des espèces de Carabidae sont prédatrices. Ces larves sont pourvues de pattes et de mandibules bien développées, une morphologie caractéristique des larves prédatrices mobiles. Les imagos sont souvent peu adaptés au vol et restent à proximité de la surface. Les larves de Cicindelidae chassent à l’affût dans un terrier. Les Staphilinidae, généralement prédateurs de petits invertébrés terricoles, sont très présents dans les sols à l’état larvaire comme à l’état adulte. Les larves de Cantharidae sont elles aussi prédatrices dans les sols. Les plus ingénieux des prédateurs du sol sont sans doute les larves de fourmillions (Neuroptères Myrmeleonidae) : s’enterrant à reculons avec un mouvement circulaire dans les sols sableux, elles créent des entonnoirs au fond desquels elles attendent, tapies, l’infortuné invertébré qui tombera dans le piège. • Les parasitoïdes Les parasitoïdes sont des organismes qui se développent sur ou dans un autre organisme, leur hôte, en tirent leur subsistance et le tuent comme résultat direct ou indirect de leur développement (Eggleton & Gaston 1990). Ces organismes ont une importance considérable autant d’un point de vue écologique que de lutte biologique. Le mode de vie parasitoïde, tel que défini plus haut, représente entre 5 et 20% des espèces d’insectes (Askew 1971, Eggleton & Belshaw 1992, Godfray 1994). Bien qu’il n’y aît approximativement que 800000 espèces d’insectes décrites (Gaston 1991), l’évaluation du nombre total d’espèces d’insectes varie entre 2,5 et 30 millions d’espèces (Erwin 1983, Wilson 1988). Il pourrait donc y avoir de 125000 à 6 millions d’espèces d’insectes ayant un mode de vie parasitoïde. On compte actuellement environ 87000 espèces de parasitoïdes décrites dans le monde (Eggleton & Belshaw 1992) soit un peu plus de 10 % des espèces décrites. L’imprécision des évaluations tient beaucoup au fait que l’on ne connaît pas de façon précise 5 5 la richesse de la faune entomologique de la plupart des milieux tropicaux. Par exemple on considère qu’au moins 75% des espèces d’Hyménoptères sont encore non-décrites et qu’une proportion importante des espèces décrites ne peuvent être identifiées (LaSalle 1993). On retrouve des espèces ayant un mode de vie parasitoïde dans 6 ordres: Hyménoptère, Coléoptère, Diptère, Neuroptère, Lépidoptère et Trichoptère. Evidemment l’importance relative du mode de vie parasitoïde varie beaucoup d’un ordre à l’autre. Ainsi, les 67000 espèces d’Hyménoptères parasitoïdes représentent environ 67% des espèces de cet ordre. C’est dans cet ordre que se retrouvent la plus grande diversité de modes de vie et d’adaptations à différents hôtes et habitats. L’ordre des Diptères compte un pourcentage important d’espèces parasitoïdes avec 16000 espèces représentant 18% des espèces. L’importance du mode de vie parasitoïde est minime chez les autres ordres avec environ 1% des espèces parasitoïdes. Ainsi les Coléoptères ont 4000 espèces de parasitoïdes sur 300000 espèces, les Neuroptères 50 espèces sur 4500, les Lépidoptères 11 sur 113000 et enfin les Trichoptères une espèce sur 4500. 1.1.3. La faune entomologique non cible La faune entomologique terrestre non cible de l’agro-écosystème des Niayes est surtout composée par les insectes terrestres tels que les Formicidae, les Termitidae, les Tenebrionidae, les Apidae, les Carabidae, les Guêpes, les Syrphidae entre autres. Ces derniers sont particulièrement sensibles aux pulvérisations d’insecticides sur la végétation. Une autre catégorie d’insectes joue un rôle très important dans le fonctionnement des écosystèmes. Il s’agit des insectes détritivores et des insectes saprophages : ces insectes sont utiles car ils favorisent le recyclage de la matière organique, on peut citer l’exemple des termites qui décomposent une grande partie du bois mort. Les insectes fouisseurs eux creusent des galeries dans le sol et de ce fait permettent à d’autres espèces animales ou végétales d’avoir un abri mais surtout à l’eau de s’infiltrer facilement dans le sol. Pour nous donc, la faune non cible est la faune qui rassemble tous les auxiliaires de l’agriculture. 

Importance de la faune non cible dans les agro-écosystèmes

La faune entomologique terrestre non cible joue un rôle non négligeable dans les agroécosystèmes. Par exemples des fourmis et des termites participent à la pédogenèse par leurs activités sur les propriétés physiques du sol mais aussi au processus de recyclage de la matière 6 6 organique. Les ennemis naturels de ravageurs tels que les Coccinelles, les Tenebrionidae du genre Pimelia, les parasites d’autres insectes ravageurs comme les Guêpes, régulent les populations de ravageurs dans les systèmes écologiques. Les Hyménoptères pollinisateurs comme les Aphidae, les Syrphidae, jouent un rôle à la fois écologique et économique : Ce sont des auxiliaires de l’agriculture en général Les insectes utiles du sol comme les Carabidae, participent à la dégradation de la matière organique du sol

Table des matières

Introduction
I.Synthèse bibliographique
1.1Généralités sur les insectes
1.1.1 Insectes phytophages.
1.1.2 Insectes entomophages
1.1.3. La faune entomologique non cible
1.1.4. Importance de la faune non cible dans les agro-écosystèmes
1.2. Les fruits
1.2.1 La mangue dans les Niayes
1.2.1.1 Présentation de la filière
1.2.1.2 Les problèmes de la filière de la mangue
1.2.2 Les agrumes
1.3 Importance des fruits dans la vie des populations
II Matériel et méthodes
2.1. Zone des Niayes
2.1.1. Situation géographique
2.1.2. Climat
2.1.3. Sols et végétation
2.1.4. Hydrologie
2.1.5. Les exploitations
2.2. Matériel
2.3. Méthodes
2.3.1 Présentation de la zone d’étude
2.3.1.1 Zone de Notto Gouye Diama
2.3.1.2 Zone de Pout
2.3.1.3 Zone de Sébikotane (village de Ndoyène Peul)
2.3.2. Caractéristiques des vergers
2.3.3. Entretien des vergers et traitement des cultures
2.3.4. Espèces fruitières dans les vergers prospectés
2.3.5. Température et Humidité
2.3.6 Méthode d’échantillonnage
III. Résultats
3.1. Distribution comparées des espèces en fonction des sites
3.1.1. Distribution des ordres
3.1.2. Distribution des familles
3.2. Distribution comparées des espèces en fonction des traitements
3.3. Distribution comparées des espèces en fonction de la nature du verger
3.3.1. Type de culture
3.3.2. Type de verger
IV. Discussion et Conclusion
V. Perspectives
VI. Références bibliographiques
VII.Webographie

projet fin d'etudeTélécharger le document complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *