EVALUATION DE L’ACTIVITE ANTIFONGIQUE IN VITRO DE QUATRE TRIAZENES

EVALUATION DE L’ACTIVITE ANTIFONGIQUE IN VITRO DE QUATRE TRIAZENES

Les caractères culturaux (GRILLOT, 1996 ; KOENIG, 1995)

Au laboratoire, les prélèvements sont systématiquement ensemencés sur un milieu de culture type «Sabouraud». Il contient les éléments nécessaires au développement des champignons : une source de carbone organique (le glucose) et une source d’azote (la peptone). Des antibiotiques sont ajoutés afin d’inhiber les bactéries présentes sur le prélèvement, surtout lorsque celui-ci provient de sites non stériles. Il s’agit du chloramphénicol, de la gentamicine et de l’actidione (cycloheximide). Ce dernier empêche 18 également la croissance des moisissures contaminantes ainsi que certaines espèces pathogènes de Candida. Le milieu Sabouraud-chloramphénicolactidione (SCA) ne doit donc pas être utilisé comme unique milieu de culture dans la détection des levures. Il peut cependant faciliter l’isolement de C. albicans lorsque d’autres levures lui sont associées. En pratique, deux milieux sont ensemencés : le milieu Sabouraudchloramphénicol +/-gentamicine et le milieu SCA. Ces milieux sont conditionnés en boite ou en tube. Les boites offrent une plus grande surface d’isolement mais sont plus susceptibles d’être contaminées et craignent davantage la dessiccation que les tubes. Les biopsies sont inoculées, de ce fait, de préférence en tubes. Tous les milieux sont ensuite incubés dans une étuve à une température de 25 à 37°C. Les levures ayant un temps de génération court, la lecture des cultures est possible après 24 à 48 heures. Les Candida apparaissent sous forme de colonies blanches, crémeuses et lisses (Figure 13).Dans le cas particulier des hémocultures la méthode de lyse-centrifugation ou Isolator® a largement contribué à améliorer la détection des levures dans le sang. Dans ce cas, le sang est prélevé dans un tube contenant un détergent qui va lyser les cellules sanguines. Après centrifugation, le culot est mis en culture sur un milieu approprié. Actuellement, de nouveaux types d’automates sont disponibles (BacT/Alert® , Batec® HBV-FM …) et d’autres sont en cours d’évaluation. Grâce à ces nouvelles méthodes, la détection des Candida dans le sang a été nettement améliorée mais la sensibilité n’est pas encore maximale. Les études rétrospectives ont montré que les hémocultures sont positives dans moins de 50 % des cas de candidoses invasives prouvées à l’autopsie (RODRIGUEZ, 1997).

Habitat et épidémiologie (Chabasse, 1999)

Seul C. albicans et C. glabrata vivent en commensaux dans le tube digestif et les voies génitales de l’homme et de la femme. Les autres espèces, issues le plus souvent du milieu extérieur, peuvent se localiser occasionnellement sur la peau ou dans l’intestin lorsqu’il s’agit d’une origine alimentaire. Ce sont toutes des levures opportunistes, c’est-à-dire qu’ils vont profiter d’un dysfonctionnement du système immunitaire ou d’autres facteurs favorisants pour provoquer des candidoses. De nouveaux Candida apparaissent comme C. dubliniensis, proche de C. albicans qui semble émerger depuis l’apparition et la propagation du V.I.H. C. parapsilosis et C. guilliermondii se retrouvent dans le tractus uro-génital ou au niveau de la peau. C. albicans ne se retrouve pas sur la peau dans les conditions normales. C. dubliniensis, longtemps confondu avec C. albicans est retrouvé au niveau de la cavité buccale de sujets séropositifs.

Candidoses (Anofel, 1999)

On distingue, les candidoses superficielles et les candidoses profondes. 

Candidoses superficielles

Elles sont très fréquentes, en majorité bénignes, faciles à diagnostiquer et à traiter. L’identification des facteurs de risque est importante pour éviter les récidives.

Candidoses digestives

o Candidoses buccales Elles se caractérisent par des signes fonctionnels modérés tels que sècheresse buccale, sensation de goût métallique, brulures buccales avec ou sans douleur à la déglutition, mais également par des signes majeurs à titre d’érythème puis dépôts blanchâtres traduisant la prolifération des levures. Sur le plan clinique on distingue : – Muguet buccale : dépôts blanchâtres sur la langue, les gencives, la face interne des joues, le voile du palais et le pharynx. La muqueuse sous-jacente érythémateuse, – Glossite : langue érythémateuse, luisante, lisse, dépaillée et douloureuse. Il n’y a pas de dépôts blanchâtre ; – Stomatite des dentiers : inflammation douloureuse du palais touchant 30% des porteurs de dentiers : Elle est souvent liée à un défaut d’hygiène buccale ou au mauvais ajustement de la prothèse ; – Perlèche : fissuration bilatérale de la commissure des lèvres gênant l’ouverture de la bouche. Elle est souvent associée à une atteinte buccale interne. o Candidose œsophagienne Le facteur de risque majeur est une immunosuppression lymphocytaire T (V.I.H, cancer). La candidose œsophagienne classe un patient infecté par le V.I.H en stade SIDA. Les signes cliniques sont représentés par une douleur à la 21 déglutition et des brulures œsophagiennes (pyrosis) augmentées au passage des aliments. Une candidose buccale est souvent associée : o Candidose gastro-intestinale Elle est rare et se traduit par des selles fréquentes et souvent liquides. C’est un diagnostic d’exclusion associé à une réponse à un traitement antifongique local. o Candidose anale C’est au départ une anite entraînant un prurit intense au passage des selles. L’infection s’étend ensuite localement vers les plis (intertrigo périanal) et, chez le nourrisson, vers le siège (érythème fessier du nourrisson).

Candidoses génitales

o Vaginite Elle est fréquente (75 % des femmes) et récidivante (1 fois sur 4). Les signes cliniques sont leucorrhées blanchâtres abondantes et prurit vulvaire intense. A l’examen au spéculum, on note une muqueuse érythémateuse et œdémateuse recouverte d’un enduit blanchâtre caractéristique. L’origine est endogène (levures commensales de la muqueuse vaginale ou digestive). Ce n’est pas une I.S.T (infection sexuellement transmissible). Chez la femme non immunodéprimée, les principaux facteurs favorisants sont les antibiotiques, la grossesse, le diabète et la présence d’un stérilet. o Balanite Elle est rare, c’est une I.S.T. On note comme signes cliniques : un érythème prurigineux de la muqueuse du gland, sans ulcération, avec ou sans enduit blanchâtre dans le sillon balano-préputial.

Candidoses cutanées et unguéales

o Intertrigo : atteinte des plis Il est caractérisé par un érythème suintant avec enduit blanchâtre au fond d’un pli souvent crevassé, les lésions sont prurigineuses, se surinfectent et s’eczématisent facilement ; on distingue – Intertrigo des grands plis : inguinaux, abdominaux, sous mammaire, inter fessier. Le facteur de risque majeur est l’obésité (favorise l’humidité et la macération des plis). – Intertrigo des petits plis : espaces interdigitaux palmaires (mains) et les plantaires (pieds). o Atteinte des ongles Elle touche surtout les mains : – Onyxis ou atteinte de l’ongle. Il débute au bord proximal de l’ongle et s’étend vers le bord libre de l’ongle qui devient jaunâtre et se détache de son lit ; – Périonyxis : c’est une tuméfaction rouge douloureuse entourant la base de l’ongle. Il précède l’onyxis. Il n’existe pas dans les onyxis à champignons dermatophytes.

Table des matières

INTRODUCTION GENERALE
PREMIERE PARTIE : GENERALITES
Chapitre I : GENERALITES SUR LES TRIAZENES
I. Définition
II. Historique
III. Méthodes de synthèses des triazènes
III.1. Méthode de synthèse des triazènes par diazocopulation
III.2. Méthode de synthèse des triazènes à partir d’un dérivé organométallique
IV. Propriétés des triazènes
V. Applications des triazènes
V.1. Applications en synthèse organique
V.1.1. Les triazènes comme groupes protecteurs des amines
V.1.2. Synthèse des hétérocycles à partir de triazènes
V.1.3. Génération de groupes fonctionnels par les triazènes
V.2. Applications biologiques des triazènes
V.2.1. Activité anticancéreuse des triazènes
V.2.2. Activité antipaludique des triazènes
V.2.3. Activité antivirale des triazènes
V.2.4. Activité antibactérienne des triazènes
VI. Conclusion .
Chapitre II : RAPPELS SUR LES CHAMPIGNONS
I. Définition
II. Levures du genre Candida
II.1. Caractères morphologiques
II.2. Les caractères culturaux
II.3. Habitat et épidémiologie
II.4. Candidoses
II.4.1. Candidoses superficielles
II.4.1.1.Candidoses digestives
II.4.1.2.Candidoses génitales
II.4.1.3.Candidoses cutanées et unguéales
II.4.2. Candidoses profondes
II.5. Diagnostic
II.6. Traitement
1. Définition
2. Agents pathogènes
3. Epidémiologie
4. Clinique
4.1. Piedra blanche
4.2. Infections profondes
5. Diagnostic biologique
5.1. Prélèvements
5.2. Examen direct
5.3. Culture – Identification
5.4. Sérodiagnostic
6. Traitement
6.1Piedra blanche
6.2. Infections invasives
IV. Dermatophytes
IV.1. Caractères morphologiques
IV.2. Caractères culturaux
IV.3. Habitats
IV.4. Dermatophyties
IV.4.1. Modalités de la contamination
IV.4.2. Facteurs favorisants
IV.4.3. Répartition géographique
IV.4.4. Signes cliniques
IV.4.5. Diagnostic biologique
IV.4.6. Traitement
IV.4.7. Prophylaxie
V. Moisissures du genre Aspergillus
V.1. Morphologie
V.2. Habitat et culture
V.3. Aspergilloses
V.3.1. Modes de contamination
V.3.2.Facteurs favorisants
V.3.3. Manifestations cliniques
V.3.3.1. Aspergilloses pulmonaires
V.3.3.2. Aspergilloses extra pulmonaires
V.3.4. Diagnostic biologique
V.3.4.1. Diagnostic mycologique
V.3.4.2. Diagnostic histologique
V.3.4.3. Diagnostic immunologique
V.4. Traitemen
DEUXIEME PARTIE TRAVAIL EXPERIMENTAL
I. Cadre de l’étude
II. Matériel
III. Méthodes
III.1. Préparation des souches de levures
III.2. Préparation des inocula
III.3. Méthode de diffusion
IV. Résultats
IV.2. Méthode de dilution
V. Commentaires
CONCLUSION
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES

 

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