L’IMPACT SOCIO-ECONOMIQUE ET ENVIRONNEMENTAL DES MARCHES HEBDOMADAIRES

L’IMPACT SOCIO-ECONOMIQUE ET ENVIRONNEMENTAL DES MARCHES HEBDOMADAIRES

Localisation des marchés hebdomadaires 

Dans ce cadre, les marchés ont généralement besoin de vastes espaces ou étendues pour accueillir d’énormes foules de populations, de marchandises, de bétails et de parking pour les moyens de transport empruntés (véhicules, charrette etc). Ils ont également besoin des espaces libres et aérés avec souvent des arbres servant d’ombrage. Toutefois, certains localisés dans de basses étendus sont aujourd’hui confrontés d’inondations pendant l’hivernage compromettant ainsi les conditions d’existence des commerçants dans les marchés. En outre, dans le cadre de la situation, l’ensemble des marchés du département à l’exception de celui de Loumby Travaux sont situés dans les chefs lieux d’arrondissement et ou de Communauté rurale situés à leur tour au centre de ces derniers répondant ainsi à l’efficacité d’une bonne gouvernance locale en matière de centralité. Ces chefs lieux abritent généralement des équipements et infrastructures comme les forages, dispensaires, écoles, mosquées, églises participant au renforcement du dynamisme des – 45 – marchés. Ils sont aussi situés dans les lieux carrefours ou au niveau d’une route majeure facilitant ainsi l’accessibilité des acteurs. En effet, plus le louma se tient dans un chef lieu (Arrondissement ou Communauté Rurale) plus son importance est marquée et sa zone d’influence est vaste. Par ailleurs, les types de construction sont très caractéristiques des marchés. Ainsi, les types de constructions notées sont les abris provisoires, des halls et des souks. La présence des cantines, boutiques, des magasins dans presque beaucoup de marchés de la zone et aussi à noter. Ils sont tous construits par les populations ou les municipalités moyennant 100 à 500f CFA voire même plus pour les boutiques et magasins. De cette localisation définissant le dynamisme des marchés on peut distinguer différents types de marchés. Ils peuvent être classés en deux groupes (les grands marchés et les petits marchés) en fonction de leur animation, de leur attractivité commerciale, de leurs recettes, de leur accessibilité, de leurs équipements influençant beaucoup sur leurs impacts. 

 Les grands marchés

 Ce sont Méréto, Bamba Thialène, Payar et Kouthiaba. Ils sont des créations très anciennes par rapport au reste du département. Ils constituent des chefs lieux d’Arrondissement ou de Communauté Rurale ou les deux à la fois (Bamba Thialène et Kouthiaba Wolof) et sont caractérisés par des voies de communication facilitant ainsi leur accessibilité. Ces voies de communications constituent les routes principales de la zone. Ils sont caractérisés par différents types de constructions : les souks, les cantines, les boutiques, les halls et des abris provisoires sur de vastes espaces. Ce sont les marchés les plus animés avec plus de 400 places d’occupation dont leur recette varie de 700 000 à 1 500 000f par an et par marché . 

Les petits marchés 

Ce sont Haltou Fass, Loumby Travaux et Kahène. Ils sont des créations récentes par rapport aux premières et sont localisés dans des chefs lieux nouvellement érigés lors du dernier découpage administratif. Ils sont caractérisés par l’absence de voies de communication rendant ainsi difficile l’accessibilité aux acteurs à l’exception de Haltou Fass situé presque sur la route nationale n°1. Ils sont souvent marqués par l’absence de boutiques, magasins de stock 23 Source : les municipalités – 46 – et de cantines rendant ainsi les marchés moins animés. Ils sont tous situés sur des routes traditionnelles ou des sentiers. Tout ce ci participe à la courte durée des marchées qui prennent fin souvent à partir de 15h voire au plus tard 16h. Ils comptent moins de 400 places d’occupation comme Loumby Travaux qui compte moins de 200 places et leur recette variant entre 200 000 et 500 000f CFA par an et par marché selon les municipalités. Néanmoins le département compte aussi des marchés hebdomadaires disparus pour des raisons dues à l’attraction des marchés actuels sur ceux ayant le même jour de louma, à l’inaccessibilité qui peut être expliquée par l’absence de voies de communications entrainant ainsi leur enclavement principal facteur bloquant de la réussite de ses loumas, mais également l’absence d’implication des acteurs villageois dans leur animation et leur entretien. Ce sont Koumaré dans la CR de Méréto, Massembé et Diam-diam dans la CR de Bamba, Kanta, Village 15, Guèyenne, Kaba, Boroncounda dans la CR de Kahène, Sil dans la CR de Kouthiaba, Kouthia Gaïdy dans la CR dudit nom et Darou Salam1 dans la CR de Payar. Tous ces marchés situés hors des chefs lieux surtout de CR sauf Kouthia Gaïdy très enclavés, sont disparus du fait surtout de l’inaccessibilité des acteurs venant des zones urbaines. 

Polarisation des marchés 

Les marchés hebdomadaires du département de Koumpentoum présentent des zones de polarisation qui varient d’un marché à un autre en fonction de leur typologie. Ainsi, la polarisation est beaucoup plus considérable dans les grands loumas sur de vastes territoires par rapport aux petits dont elle est moindre. Les grands marchés situés dans les chefs lieux d’Arrondissement et ou de Communauté Rurale sont presque tous au centre de ceux-ci et ont des capacités de polarisation très forte atteignant relativement 100 km dans certains louma et moins forte dans les petits marchés avec en moyenne 5O km avec surtout des produits venant des centres urbains donnant ainsi un rythme de fréquence hebdomadaire du coté des commerçants s’activant dans le commerce comme seul emploi très élevé de l’ordre 80,80% soit 164 interrogés parmi les 203 du coté des clients et usagers, un rythme de fréquence mensuel de 11,30% soit 23 clients et usagers et un rythme de 7,90% soit un nombre de 16 clients qui viennent rarement dans les marchés dont leur but tourne tous pour la plupart sur l’approvisionnement en denrées de première nécessité.

Table des matières

 Remerciements
Liste des sigles et abréviations
Introduction générale
Première Partie : Cadre théorique et présentation de la zone d’étude
Chapitre 1 : Cadre théorique
Chapitre 2 : Cadre physique
Chapitre 3 : Cadre humain
Chapitre 4 : Les activités économique
Deuxième partie : Présentation, organisation et fonctionnement des marchés
Chapitre 1 : Présentation des marchés
Chapitre 2 : Organisation et fonctionnement des marchés
Troisième partie : Impacts des marchés
Chapitre 1 : Les impacts positifs
Chapitre 2 : Les impacts négatifs
Conclusion générale
Bibliographie
Annexes

 

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