CARACTERES GENERAUX DE L’ENVIRONNEMENT

CARACTERES GENERAUX DE L’ENVIRONNEMENT

Cadre géographique

Sur le plan géographique, le delta du Sénégal se situe au nord – ouest du pays entre les méridiens 15°40’ et 16°35’ de longitude ouest et les parallèles 15°45’ et 16°35’ de latitude nord (fig. 1). Il correspond à un fossé synclinal relevé à l’est par l’anticlinal faillé du lac de Guiers (Trenous et Michel, 1971). Le delta du Saloum (fig.2), quant à lui, s’étend entre les méridiens 13°35’ et 14°10’ de latitude nord et les parallèles 16°25’ et 16°50’ de longitude ouest (Sall et Diop, 1977). Il borde la formation du Continental Terminal. 2) Cadre géologique Au Précambrien, le craton ouest – africain, métamorphisé et granitisé, subit des phases de plissements et de fracturation NW – SE avec comme témoin le Fouta Djalon qui culmine à 1538 m, dans la chaîne des mauritanides. Toute l’Afrique de l’ouest est affectée par une importante phase transgressive au cours du Paléozoïque. Il se dépose ainsi une série sédimentaire à dominante gréseuse dans les différents bassins ; série qui n’existe plus au Sénégal mais qui connaît une très grande extension en Guinée où elle forme le bassin de Bowé (Sheridan et al., 1969 ; Mac Master et al., 1970 a et b, 1973, 1975 ; Emery et al., 1975 ; Jones et Mgbatogu 1977, 1982). Situé sur la bordure occidentale de l’Afrique, le bassin sénégalo – mauritanien (fig. 3) se forme lors de l’ouverture de l’océan atlantique, il y a environ 200 millions d’années(Monteillet, 1986). Avec une superficie de 340 000 km2, il constitue le plus vaste des bassins côtiers ouest africains. Il s’étend sur 1 400 km entre le Cap Blanc en Mauritanie et le Cap Roxo au SE de la Guinée Bissau, en passant par le Sénégal et la Gambie. A la latitude de Dakar, sa limite orientale se situe à 500 km de la presqu’île du Cap – Vert, alors que vers l’ouest, il se poursuit sous la mer jusqu’à une centaine de kilomètre à l’est des îles du Cap – Vert. Il constitue un ensemble sédimentaire mésozoïque à quaternaire d’allure généralement monoclinale et à faible pendage ouest. Ces terrains sont discordants sur un substratum constitué d’ensembles géologiques très variés .

– au sud, le bassin de Bowé de direction NW – SE, constitué de formations allant de l’Ordovicien supérieur au Dévonien ; – au sud – est et à l’est, la chaine des mauritanides (Sougy, 1962) issue d’événements tectoniques calédono – hercyniens ; – au nord, la dorsale précambrienne de Réguibat (Monteillet, 1986). Au Crétacé, on note un grand développement du bassin à l’arrière pays, de même qu’une intensification de la sédimentation et de la subsidence. La transgression s’arrête au Maestrichtien. Le réseau hydrographique du Sénégal coule au – dessus des structures libériennes orientées NE – SW. La fin de la sédimentation marine tertiaire est caractérisée par le dépôt d’une formation très altérée appelée Continental Terminal (Tessier et al., 1975 ; Lappartient, 1978 ; Kogbe, 1980, 1981). Au Mio – Pliocène, une phase tectonique tardive provoque la reprise de l’érosion. Une cuirasse ferrugineuse résultant d’un cycle de pénéplanation qui intéresse toute l’Afrique de l’ouest se met en place au – dessus des sédiments du Continental Terminal (Michel, 1973). Le Quaternaire ancien se caractérise par des niveaux transgressifs très faiblement étagés. Ces derniers se disposent le long des rivages des anciens golfes (Barusseau et al., 1999). L’aridité s’installe vers 18 000 ans B.P., entraînant une forte baisse du niveau marin : c’est la régression ogolienne. Au Tchadien (11 000 à 8 000 ans B. P.), le climat redevient très humide entraînant une transgression. A la fin du Pléistocène et au début de l’Holocène, les réseaux hydrographiques du Sénégal se forment après plusieurs phases d’entailles dans les basses terrasses. Des golfes se forment à l’Holocène moyen grâce à la remontée du niveau marin car durant cette période, le climat est humide dans toute l’Afrique de l’ouest (Barbey, 1982). Le maximum de la transgression nouakchottienne se situe vers 5 500 ans B.P. A cette période, la mer atteint son plus haut niveau. Ainsi, les sédiments comblent les vallées durant cette phase transgressive (Michel, 1973 ; Kalck, 1978 ; Monteillet, 1986). Au Tafolien, de 4 000 à 2 000 ans B.P., le climat s’assèche d’avantage (Elouard et al., 1977 ; Faure et Elouard, 1969 ; Lézine et al., 1985). Des cordons sableux se mettent en place grâce à la dérive littorale N – S. Par contre, dans les zones abritées situées à l’arrière des cordons, ce sont les sédiments vaseux qui se déposent.

3) Cadre climatique Du fait de sa position tropicale, le Sénégal a un climat conditionné par les circulations atmosphériques liées aux aires de hautes pressions : l’anticyclone des Açores, l’anticyclone sud – libyen et l’anticyclone de l’Atlantique sud. L’anticyclone des Açores règne sur l’Atlantique nord. Lorsqu’il s’établit sur l’océan atlantique, il donne naissance à une circulation d’alizés maritimes du NW. Lorsqu’il avance sur l’Afrique du nord, il provoque une circulation d’alizés continentaux du NE (Monteillet, 1986). Au NE du continent africain, se situe l’anticyclone sud – libyen, qui induit une circulation d’harmattan sur l’Afrique tropicale. Simultanément, dans l’hémisphère austral, l’anticyclone de l’atlantique sud surplombe l’océan. En migrant de juin à octobre, sur les plateaux de l’Afrique du Sud, il détermine en Afrique de l’Ouest, un régime de mousson. La limite entre les masses d’air tropicales (alizés, harmattan) et équatoriales (mousson) est le front intertropical (FIT). La dominance successive des circulations d’alizés et de mousson se traduit par deux saisons principales .

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