CARACTERISTIQUES DEMOGRAPHIQUE ET SOCIO-ECONOMIQUES

CARACTERISTIQUES DEMOGRAPHIQUE ET SOCIO-ECONOMIQUES

La ville de Saint-Louis occupe 24,7% de la zone exondée du périmètre communal et abrite une population d’environ 209 000 habitants14. Cette population est cependant inégalement répartie au niveau de la ville. A l’image de la ville Saint-Louis, le quartier de Pikine cache des disparités démographiques non négligeables. En effet, pour une population d’environ 35 000 hbts, le quartier de Pikine occupe 22% de la surface communale hors eau (1133 ha). Cette population est inégalement répartie au sein des trois sous-quartiers qu’on rencontre à Pikine. Graphique 4 : Répartition de la population au sein du quartier de Pikine répartie au sein des trois sous-quartiers. En effet, pour une superficie d’environ 66, 5 ha, le sous-quartier de Pikine II accueille 67% de la population totale contre 27% à Pikine I. Et cette situation est d’autant plus frappante si on la compare avec Pikine III qui, pour une superficie de 146,6 ha, abrite quant à elle 6% de la population Pikinoise. Ainsi la population qui est un facteur déterminant pour le développement d’une localité est très importante dans le quartier. La répartition par âge laisse apparaître un déséquilibre en relativement jeune. L’âge moyen est de 23,515 ans pour les hommes et de 26,2 ans pour les femmes. Et en outre 41% de la population ont moins de 35 ans et les personnes âgées ne représentent que 5%. Cette potentialité humaine non négligeable que représentent les jeunes n’est pas exploitée à bon escient dans la mesure ou une plus grande partie de cette population jeune n’est pas scolarisée ou abandonne les classes avant le CFEE (Certificat de Fin d’Etude Elémentaire). Et d’après les résultats de nos enquêtes, 68% de l’échantillon ont fréquenté et que 28% ont fait des études secondaires. Par contre 6% ont réussi à entreprendre des études universitaires. Cette situation s’explique par la pauvreté des ménages, le manque d’équipements éducatifs, etc. La population adulte est essentiellement composée des personnes ayant l’âge de travailler et de se prendre en charge et des vieux, elle représente 54%16 de la population totale. Celle vielle composée exclusivement de retraités et de celles qui sont à quelques années de la retraite (50 ans et plus) représentent 56,47% de la population adulte. Cette population physiquement faible avec une santé précaire fait partie jusqu’à présent de la population active et continue .

légèrement supérieure à la moyenne nationale qui est de 10 personnes par ménages18 . Cette étude dévoile aussi la composition de la population selon la situation matrimoniale. En effet, sur l’ensemble des ménages enquêtés, on a 83% de personnes mariées contre 1% de célibataire. Les veufs représentent 15% et les divorcés 1%. En outre, une étude plus fine a permis de ressortir une particularité chez les mariés dans la mesure où on y compte plus de femmes que d’hommes. Cela se comprend puisque les femmes se marient plus jeunes que les hommes et qu’elles sont souvent des coépouses. Dans sa composition ethnique, on en retrouve deux principales. En effet, les Wolofs représentent 72% contre 20,2 % de Pulaars, ce qui représente 92,2% de l’échantillon. Ce qui nous permet de dire que les Wolofs constituent l’ethnie dominante de l’effectif total du quartier. Toutefois, on rencontre dans la zone d’autres ethnies telles que : les Bambaras (4,2%), les Sérères (1,1%) et le reste est composé de Diolas et de Sarakolés et des Maures soient 2,5%.

Cette répartition ethnique peut s’expliquer par le fait que la population de Pikine provient d’horizons différents, aussi bien dans les autres quartiers de la ville que dans les autres régions du Sénégal. Et cette migration se fonde sur des besoins de logements, de commerce… Mais, il faut signaler que les ethnies n’évoluent pas par groupe (zonage) mais ils sont spatialement dispersés. Sur le plan confessionnel, la population musulmane est largement majoritaire avec un taux de 99%. Elle est suivie par les chrétiens qui représentent 1%. Cette population musulmane appartient aux différentes confréries, mais les confréries « Mourides » et «Tidjanes » sont les nplus intégrées car on note l’existence des « Dahiras » au niveau du quartier. Cependant au-delà des diversités ethniques, religieuses et des provenances différentes (la majeure partie de la population de ce quartier provient des autres quartiers de la ville), il existe une cohésion voire une entente entre les différentes sensibilités. II. Cadre socio-économique Le contexte socioéconomique national actuel laisse entrevoir la mise en avant de stratégies de lutte contre la pauvreté. Ainsi, l’élaboration du DSRP de même que son application depuis avril 2002 montre à suffisance cet état de fait. En effet, après le bilan diagnostic (situation de l’économie sur la base de données statistique fiable), il est ressorti quatre axes majeurs autour desquels devraient converger toutes les synergies : la création de richesse, le renforcement des capacités, l’accès aux services sociaux de base, l’amélioration des conditions de vie des groupes vulnérables. Et le fait que la création de richesse soit mise au premier plan démontre à suffisance que toute stratégie de réduction de la pauvreté passe nécessairement par le développement d’activités génératrices de revenus ; « En définitive, la stratégie de création de richesse pour lutter contre la pauvreté en milieux urbain et rural reposera sur les axes suivants : une croissance économique forte, suffisante pour avoir un impact quantitatif substantiel sur la prévalence nationale et régionale de la pauvreté; une croissance qui repose sur des secteurs qui ont un impact important et durable sur l’amélioration des revenus en milieu rural et urbain ; et une croissance génératrice d’emplois, portée par l’investissement et les exportations.» nous édifie le DSRP. Le Sénégal est un élément de l’ensemble que constituent les pays en voie de développement. Ce qui laisse apparaître une croissance annuelle tournant entre 5 et 6 % (5,6% en 2003 ; 6,2% en 2004 et 6,5% en 2005), l’économie sénégalaise, qui repose essentiellement sur l’agriculture, a connu ces dernières années d’énormes difficultés du fait de plusieurs facteurs que sont le démantèlement de la filière arachidière, la baisse tendancielle de la pluviométrie et l’appauvrissement progressif des sols…d’où l’exode vers les zones urbanisées telles que Dakar, Saint-Louis, Thiès … entraînant une hausse considérable de la population urbaine. A cela s’ajoute une répartition très inégalitaire des revenus. Elle est par ailleurs largement tirée par des sous secteurs qui n’ont pas été suffisamment pourvoyeurs d’emplois (huileries, traitement de produits halieutiques …). C’est ainsi que la situation du secteur primaire, restée précaire, combinée à une atonie du secteur secondaire insuffisamment compétitif, a été une contrainte forte à la création d’emploi et à l’amélioration des revenus, induisant une dégradation continue des conditions de vie des ménages. Et le cadre macro économique actuel n’a pas garanti un accès plus large des pauvres aux ressources financières et productives permettant la création d’emplois productifs et rémunérateurs. C’est ainsi qu’on constate une insuffisance voire une absence de la promotion de la micro entreprise dans ce quartier et la population se voit obliger de se lancer dans le secteur informel qui du reste est le principal pourvoyeur d’emplois. En effet dans le quartier de Pikine, le commerce, le transport et l’artisanat constituent les principaux domaines d’intervention de la population en particulier pour les hommes. L’activité commerciale au niveau de ce quartier concerne généralement le petit commerce avec la vente des denrées alimentaires (au niveau des portes des maisons, dans les boutiques, dans les marchés …), des petits ruminants et de la volaille. On note également la présence d’autres activités comme la maçonnerie, la mécanique, la menuiserie … qui sont le plus souvent pratiquées par les vieux du quartier (maçonnerie) et certains jeunes. Ainsi, d’après les résultats de nos enquêtes, 75% des chefs de ménages de Pikine ont une occupation professionnelle et dominée par le travail non salarial. Et que 25% de la population n’ont pas d’activités. Le commerce regroupe 21%, les fonctionnaires 16%, les transporteurs 8%, l’artisanat 22% et les 8% concernent les autres activités.

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