Infrastructures sociales de base et promotion du secteur privé local

Infrastructures sociales de base et promotion du secteur privé local

Dans le milieu rural, le phénomène de la pauvreté est devenu une préoccupation majeure. Ses multiples manifestations sont perceptibles à travers la faiblesse des moyens d’existence et aux difficultés liés à l’accès aux services socio-économiques de base à l’instar de la santé et l’éducation. Entre autres raisons, nous comptons les effets des changements climatiques. En effet l’incidence négative des changements climatiques sur les systèmes de production, a fortement affecté la productivité et au delà les revenus des populations. Par conséquent, ces populations n’ont plus les moyens de soigner ou d’assurer la scolarité de leurs enfants et sont confrontées au manque de capacités de pouvoir diversifier les activités génératrices de revenus. Au delà, comme il a été démontré plus haut, il existe une forte interrelation entre la pauvreté et la dégradation de l’environnement qui augmente le temps libéré pour les enfants et les femmes par rapport à la mobilisation des ressources. Dès lors, face à l’adaptation des populations aux effets négatifs des aléas climatiques, la lutte contre la pauvreté à travers l’accès aux services socio-économiques de base, demeure une priorité. C’est ainsi que le programme Ecovillages en phase avec son objectif de contribuer à la lutte contre les effets adverses du CC, ambitionne de réaliser des infrastructures collectives, sociales, économiques et financières de base permettant d’augmenter les chances des femmes et des hommes pauvres d’accéder à des services comme la santé, l’éducation de base et l’amélioration de la sécurité alimentaire et du cadre de vie.

la mise en place d’un système d’assainissement permettant la gestion des déchets organiques, des eaux usées et des ordures ménagères. De même, les actions à mener concernant l’amélioration du statut nutritionnel sont entre autres des politiques de sensibilisations nutritionnelles et une facilitation à l’accès au Programme de Nutrition Communautaire (PNC). Dans la réalité, les politiques de sensibilisations nutritionnelles vont permettre de lever les contraintes liées à la carence en micronutriments (Vitamines, minéraux, oligo-éléments) indispensables à la bonne assimilation, transformation et utilisation des macronutriments (protéines, glucides, lipides). Ainsi, à travers la promotion de l’utilisation des aliments locaux comme per exemple le Niébé, le Bissap, le Pain de singe etc. Et, le PNC va contribuer à l’amélioration de l’état nutritionnel des groupes cibles (femmes enceintes, femmes allaitantes, mères/gardiennes d’enfants et les enfants de 0-5ans) et à l’augmentation de l’autosuffisance communautaire. Pour atteindre les objectifs en matière de diversification de l’offre nutritionnelle et de soutien par rapport aux moyens d’existence permettant aux populations de pouvoir accéder à des produits qui n’existent pas dans leur localité, les actions menées dans la promotion de l’agroforesterie pourront y contribuer. En effet, les résultats ont montré plus haut que l’objectif de cette composante est de Booster les productions céréalières, légumineuses, fruitières et animalières.

Pour la diversification des soins, les résultats montrent qu’il est question de travailler pour faciliter l’accès la médecine moderne et/ou à la pharmacopée traditionnelle. En ce qui concerne l’accès à la médecine moderne, il importe de réhabiliter ou de mettre en place de case/poste/centre de santé conformément à la pyramide sanitaire, d’appuyer la formation du personnel de santé et de promouvoir l’accès à la médication à moindre coût a travers l’initiative de Bamako. En termes de perspective, le PE ambitionne de s’appuyer sur la présence des institutions de micro-finances pour mettre en place des mutuelles de santé au niveau local et celles-ci en créant une chaine de solidarité vont permettre aux populations de se soigner facilement. aussi que le village disposait d’une case de santé en fermeture depuis plus de deux ans. Toutefois, les résultats ont montré que cette fermeture s’explique par le fait qu’en plus du manque de capacités pour l’achat des médicaments, la CR de Sandiara que compte 12 maternités, 12 cases de santé et 1 dispensaire, ne dispose qu’un infirmier sans moyen de déplacement devant assurer la couverture sanitaire de toute la localité. Ainsi, les populations sont obligées d’aller jusqu’au village de Ndolor situé à 4,5 Km ou à Louly qui se trouve à 7 km de Mbackombel ou encore à Sandiara situé à 9 km de cette localité pour se soigner avec toutes les risques qu’elles courent, surtout avec le transport des malades par charrette et le mauvais état des routes. Toutefois, ces problèmes poussent les populations à recourir souvent à la médecine traditionnelle dont beaucoup d’espèces végétales utilisées sont disparues de la localité d’après trois guérisseurs interviewés.

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