Les ennemis naturels associés au ravageur S. frugiperda

Les ennemis naturels associés au ravageur S. frugiperda

Les résultats de cette étude montrent la présence de cinq espèces de parasitoïdes appartenant à la famille des Braconidae, Ichneumonidae et Tachinidae. Ils montrent également cinq espèces d’insectes prédateurs associées au ravageur. Ce sont des Coccinellidae, des Pentatomidae, des Lygaeidae et une Forficulidae. Tableau 2:Liste des ennemis naturels indigènes associés au ravageur S. frugiperda. Famille ou sp/ Localités San Ndon K Ib mage Rufis Sand Groupe fonctionnel Pristomerus sp. – – + – Parasitoïde Meteorus laphygmarum(Brues) – – – + Parasitoïde Chelonus sp. – – – + Parasitoïde Tachinaires + – + – Parasitoïde Charops flavipes (Kriechbaumer). – – + Parasitoïde Cheilomenes vicina (Mulsant) – – – + Prédateur Henosepilachna elterii (Rossi) – – – + Prédateur Pentatomidae – – – + Prédateur Lygaeidae – – – + Prédateur Forficulidae – – – + Prédateur San Ndon= Santhie Ndong, K Ib mage= Keur Ibra mage, Rufis= Rufisque, Sand= Sandiara + = Présence;- = Absence 18 a=Charops flavipes (nymphe et adulte) ; b = Chenille morte après émergence de Meteorus laphygmarum (cocon) c = Chelonus sp. (Adulte) ; d = Tachinaires Figure 12: Les parasitoïdes indigènes obtenus sur les chenilles des S. frugiperda b d a c 19 1Cheilomenes vicina (Mulsant), 2Henosepilachna elterii (Rossi), 3Pentatomidae, 4Lygaeidae, , Figure 13: Les principales espèces prédatrices associées à S. frugiperda

Potentiel de régulation du ravageur S. frugiperda par les ennemis naturels

Les résultats montrent un taux de parasitisme global de 18%. Cependant, le taux de régulation des chenilles est beaucoup plus élevé à Sathie Ndong (32%) et à Sandiara (19%). A Keur Ibra Mage le taux d’infestation du ravageur est faible. 1 a a a 2 b b b 3 c c c 4 e e e 20 Tableau 3:Le tableau la variation du taux de parasitisme larvaire suivant la localité Localités NCR NCP NCMSP Taux de Parasitisme Santhie Ndong 30 8 5 32% Rufisque 50 3 13 8% Sandiara 156 5 130 19% Keur Ibra Mage 1 0 0% Total 237 16 148 18% NCR= Nombre de Chenilles Récoltées NCP= Nombre de Chenilles Parasitées NCMSP= Nombre de Chenilles Mortes Sans êtres Parasitées 3.1.3. Durée du cycle de développement de S. frugiperda Les résultats montrent que le de développement de du ravageur dure en moyenne 28 jours. Les femelles ont une période d’oviposition qui dure deux jours. TABLEAU 4:Durée moyenne du cycle de vie de l’espèce S. frugiperda.

Discussion

Cette étude montre la présence de cinq espèces de parasitoïdes appartenant à la famille des Braconidae, Ichneumonidae et Tachinidae. Ils montrent également cinq espèces d’insectes prédateurs associées au ravageur. Ce sont des Coccinellidae, des Pentatomidae, des Lygaeidae et une Forficulidae. A l’issue de cette étude, cinq espèces de parasitoïdes indigènes sont obtenues sur des chenilles de S. frugiperda. Il s’agit de quatre Hyménoptères et un Diptère. Ces espèces appartiennent à la famille des Braconidae, des Ichneumonidae et des Tachinidae. Il s’agit de C. flavipes et Pristomerus sp. M. laphygmarum et Chelonus. sp. et d’un Tachinaire. D’après les travaux, (Molina-Ochoa et al., (2003) l’espèce Chelonus sp. est l’une des parasitoïdes les plus important en Amérique du nord. L’espèce Meteorus sp. a été obtenu sur les chenilles du ravageur S. frugiperda (Meagher et al., 2016). Les Hyménoptères parasitoïdes sont plus représentatifs que les Tachinaire. Cela peut être dû par la présence d’un ovipositeur adapté à la réussite d’un parasitisme. Par contre, chez les Tachinaires, la présence d’un ovipositeur de petite taille rend parfois difficile la réussite du parasitisme. Ces résultats sont similaires à ceux de Hay-Roe et al., (2016) qui stipulent que les parasitoïdes de la légionnaire d’automne les plus fréquents sont des Hyménoptères. Cependant, Treize genres de parasitoïdes hyménoptères ont permis d’obtenir un taux de parasitisme de 13,8 % (Molina-Ochoa et al., 2004). Toutefois, dans la zone de Rufisque, le nombre de Tachinaires parasites obtenu est très élevé. Ce résultat pourrait être expliqué en partie par les conditions du milieu favorables au développement des Tachinaires. Dans la zone de Rufisque un nombre important de chenilles a été collecté et selon Elliott et al., (2002), l’abondance des population d’ennemis naturels augmente avec les populations d’hôtes. Les résultats ont aussi montres la présence de cinq espèces prédatrices indigènes associées au ravageur S. frugiperda. Il s’agit de C. vicina (Mulsant), de H. elterii (Rossi), d’un Pentatomidae d’une Forficulidae et d’un Lygaeidae. Ces prédateurs sont ont été uniquement rencontrées dans la zone de Sandiara. Cette forte présence d’ennemis naturels peut être due par le fait que l’activité maraichère est faiblement pratiquée dans cette zone. En effet, contrairement à la zone des Niayes, l’activité maraichère est très intense et l’usage des produits chimiques impact négativement la faune des ennemis naturels. Par ailleurs, dans la zone des Niayes, une mauvaise gestion des pesticides de la part des producteurs peu soucieux de leur impact sur la faune auxiliaire est fréquente (Ngom et al., 2013). Les prédateurs obtenus sont des généralistes qui s’attaquent aux larves d’un certain nombre d’insectes ravageurs (Prasanna et al., 2018). La 22 majeur des partie des insectes prédateurs s’attaquent aux œufs et aux chenilles du ravageur S. frugiperda(Molina-Ochoa et al., 2003). 

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