Situation des Talibés mendiants et leur accés au soin de santé

Situation des Talibés mendiants et leur accés au soin de santé

Evolution de la ville 

Saint-Louis est né d’un ancien comptoir commercial fondé au 17eme siècle par les Européens dans l’estuaire du fleuve Sénégal. Il était considéré alors comme le seul point de pénétration vers l’intérieur du continent et les empires soudanais avec lesquels les Européens faisaient du négoce. L’ile a produit par ses extensions multiples une agglomération hétéroclite peuplée de 154.555 habitants. A trois reprises depuis 1961, les limites communales de Saint-Louis n’ont cessé d’augmenter, produisant ainsi une urbanisation en tache d’huile sur de nouveaux espaces ruraux. Le décret du 28 juin 1961 et celui du 27 mars 1967 ont annexé à la commune de Saint-Louis de nouveaux territoires, portant ainsi sa superficie actuelle à 4580 hectares. L’afflux des migrants, au cours des années 1970, font que les extensions de la ville ont été plus spontanées que volontaires. Les investissements publics et l’aménagement des terrains n’ont pas suivi la croissance de la population. L’essentiel des services urbains se trouvent localisés dan l’ile, le noyau originel de la ville où sont recensés plus de 52% des équipements contre 35% à Sor et seulement 12% sur la langue de Barbarie. Certains quartiers demeurent 15 Agence nationale de la statistique et de la démographie du Sénégal, recensement général de la population et de l’habitat 2002 Bras du Fleuve Ile Nord Langue de Barbarie Faubourg de Sor Océan Atlantique Ile Sud 35 donc sous équipés, les équipements et les infrastructures n’ayant pas suivi les extensions urbaines.Un autre décret de 1975, lui affecte encore de nouveaux espaces, dont l’aire aurait atteint 12800 hectares. Ce dernier projet d’extension s’inscrivait dans l’élaboration du schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme (SDAU), avec la création de la ville de Ngalléle, située à coté de l’université Gaston berger. Le SDAU devenu plan de développement urbain a reprit cette même proposition dans sa version finale d’avril 2004. L’option envisagée par ce document plan s’attache principalement à développer une agglomération linéaire Ouest/Est le long d’un axe de 14 kilomètres depuis la mer jusqu’à l’université. Cette extension vers l’Es, répond à un souci d’évitement des zones inondables, très nombreuses dans la commune. En effet, les zones d’emprises englobant les zones submersibles, les marécages et la vasière représentent 948 hectares, soit20% de la superficie totale. La ville hors d’eau s’étale sur 3632 hectares, soit 79,31%. En attendant la décision de raccorder à la commune de la ville nouvelle de Ngalléle et l’université Gaston berger, l’agglomération actuelle comporte, en dehors du noyau historique de l’ile, trois composantes physiques bien délimité géographiquement, comportant chacune plusieurs quartiers.

Situation géographique et caractéristiques sociodémographiques

Situation géographique

 Située dans la région nord du Sénégal sur 16O 02 N et 16O 30 O la ville de Saint-Louis est limitée à l’ouest par l’océan atlantique, au nord par la république islamique de Mauritanie ; au sud et à l’est par le fleuve Sénégal et la communauté rurale de Gandon. Le cadre physique de la ville donne à celle-ci un caractère particulier. La ville est née dans le site amphibie du delta du fleuve Sénégal en bordure de l’océan atlantique, à 20 kilomètres au nord de Dakar. Son site est très plat et bas (2 2,5 mètres d’altitude) au-dessus du niveau de la mer17 – Un territoire éclaté tripolaire La ville de Saint-Louis s’étale sur un territoire à structure éclatée tripolaire et se déroule sur 10 km. D’Ouest en Est, la Langue de Barbarie (1), l’Ile (2), le faubourg de Sor (3) singularisent un périmètre fortement marqué par le relief du Bas Delta18 . 16 16 Sow 2005 ; les transformations urbaines dans les villes du sud : l’exemple de saint louis du Sénégal 17 Sow 2005 ; les transformations urbaines dans les villes du sud : l’exemple de saint louis du Sénégal 18 AIDARA, A H, 2004, « Saint-Louis du Sénégal d’hier à aujourd’hui, Granvaux 36 L’alternance de terrains sablonneux, d’espaces naturels et de plans d’eau, commande l’urbanisation de la ville et détermine les emboîtements spatiaux. Sur une superficie communale de 4579 hectares, la ville hors eau, couvre 3632 hectares. Les plans d’eau inclus dans l’aire communale, représentent 20 % du territoire de la ville 943 hectares. Saint-Louis est caractérisée par la présence de plusieurs cours d’eau dont leur remplissage est fonction de la crue du fleuve. Le Fleuve se décompose en deux bras : le petit bras situé entre la Langue de Barbarie et l’Ile et le grand bras situé entre l’Ile et Sor. Carte no 5: répartition des quartiers de la ville de Saint-Louis 37 La Langue de Barbarie : Quant à elle, a été façonné par la transgression marine qui a calibré le site en un cordon littoral. Longue de 24 Km et large par endroit de 250 m, elle apparaît comme une digue naturelle séparant l’Océan et le grand bras du Fleuve Sénégal. Au Sud, le quartier de Guet Ndar apparaît comme le plus vieux quartier de la ville autour du village des pêcheurs. L’histoire de la politique urbaine de Saint-Louis retiendra la volonté affichée des autorités de l’époque de déguerpir ce quartier considéré comme « un abcès dans le cœur de la ville ». Dès 1910, le plan de lotissement établi ne fut appliqué que partiellement et constitue le repère historique des relations conflictuelles entre les Guet Ndariens et les autorités administratives. Sur ce sujet, l’histoire a tendance à se répéter dans ce quartier à la faveur de l’émergence des plans directeurs d’urbanisme. Au Nord, le quartier de Goxumbacc, fut crée en 1884 par les autorités coloniales en vue de décongestionner l’île et Guet Ndar. L’île de Saint-Louis : L’histoire retient l’île de Saint-Louis comme le site à partir duquel la ville s’est développée. Les aménagements successifs, sous-tendus par une mise en œuvre résultant du savoir-faire colonial en matière d’urbanisme, ont transformé la ville de part et d’autre du Fort. Aujourd’hui, l’île connaît d’importants problèmes de rénovation urbaine et de restauration des bâtiments dont l’état de vétusté présente un danger réel pour la sécurité publique et constitue ainsi une préoccupation pour les autorités. L’île de Saint-Louis, classée patrimoine mondial de l’Humanité le 20 Décembre 2000, fait l’objet d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur. 

Sor et ses quartiers 

 Le secteur de Sor constitue actuellement la seule grande zone d’extension urbaine de la ville. L’espace constitué est un ensemble incohérent et inarticulé, caractéristique d’une mise en œuvre sans planification spatiale. Il en résulte un habitat sous intégré dont les conséquences sociales sont multiples. En dehors des problèmes d’aménagement posés par ces quartiers, la sécurité, l’hygiène et l’insalubrité restent des préoccupations majeures pour les populations. 

Table des matières

Liste des sigles et acronymes
Introduction générale
Problématique
Discussion des concepts
Méthodologie
Revue documentaire
Première partie : Présentation générale de la ville de Saint-Louis
Chapitre I : Historique et évolution de la ville
Chapitre II : Situation géographique et caractéristiques sociodémographiques
Deuxième Partie : Les Daaras et leurs « talibés » à saint louis
Chapitre I : Organisation et fonctionnement des « Daaras » à saint louis 4
Chapitre II : Pratiques sociales et constructions territoriales des talibés
Troisième Partie : L’accès aux soins de santé des « talibés » mendiants
Chapitre I : Situation sanitaire et dispositifs de prises en charge médicale des talibés
Chapitre II : Les limites et perspectives de l’accès aux soins des talibés
CONCLUSION GENERALE

 

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