Situation négatives par rapport à la conservation de la biodiversité

Situation négatives par rapport à la conservation de la biodiversité

DEVELOPPEMENT INÉGAL ET FAIBLE DE L’APICULTURE EN VUE DE LA CONSERVATION DE LA BIODIVERSITE

Actions d‟appuis répétitifs La ponctualité et la répétition des actions relatives à l‟appui de l‟apiculture déterminent le comportement des exploitations ciblées. Ces actions serait due au fait que : – Les cahiers de charge signés demandent l‟exécution de ces actions, – il n‟y a pas eu considération des actions effectuées entre les organismes d‟appui qui ont œuvré pour le développement de la filière car il y a manque de communication, – les actions réalisées auparavant n‟ont pas abouti, – les cibles n‟ont pas évolués dans la pratique de l‟activité Outre les possibilités de la présence de ces organismes d‟appui dans le contexte de participation aurait encouragé la pratique de l‟apiculture en tant qu‟activité source de revenus. D‟une part, les besoins de toutes les entités concernées par les projets d‟appui apicole constituent les résultats attendus. Les conditions requises par chaque acteur constituent le climat de mise en œuvre. D‟autre part, la communication entre entités d‟appui associée à la participation des populations bénéficiaires constituent des points à considérer dans la réalisation des actions à mettre en œuvre 2. Opérationnalité des ruches différente par zone d‟étude L‟opérationnalité des ruches diffère par zone d‟étude. De nombreuses raisons en sont les causes : (i) La préférence de certaines exploitations des ruches traditionnelles aux ruches modernes pourrait être due à la diversité des produits obtenus des ruches traditionnelles. Hormis le miel de faible quantité, les ruches traditionnelles fournissent plus de cire et de propolis par rapport aux ruches modernes. (ii) La volonté des exploitations à pratiquer cette activité tout en étant nouvel apiculteur ou ancien s‟améliore et (iii) Les états des contextes de l‟environnement apicole. – A Rantolava, la dimension faible des ruches associée à la température assez élevée dans la zone pourrait être source de la désertion des ruches, donc de leur non opérationnalité. Le mauvais choix de fournisseurs de matériels ou mauvaise commande de matériels ou la réception de matériels à doter aux bénéficiaires dans le cadre de projet pourrait influencer négativement sur les résultats attendus des appuis. En outre, la présence de la maladie varroase durant les années 2012 et 2013, périodes de collecte de données aurait pu dévier les informations collectées car l‟objectif était de déterminer l‟opérationnalité des ruches après les appuis reçus. La situation plus avancée des apiculteurs collaborant avec Jean Louis Berard serait dû à l‟existence de suivis et d‟appuis continuels car la collaboration est toujours en cours. – A Manambondro, le projet est en cours de réalisation. L‟existence de suivis et d‟appuis techniques 240 justifie l‟opérationnalité de la production. Des techniciens de terrain effectuent des suivis et formations permanentes des exploitations apicoles. Etant donnée l‟infestation récente de la varroase en 2014, l‟opérationnalité de ces ruches auraient pu changer. – A Befontsy et Marofandilia, les ruches sont à titre individuel. L‟opérationnalité des ruches plus importantes dans ces localités serait liée à la volonté des exploitations de produire car ils ne bénéficient pas d‟appui ; ainsi qu‟à l‟existence de partenariat dans le cadre de l‟achat des produits des exploitations apicoles par l‟association Valazomby pour Befontsy et d‟autres collecteurs pour Marofandilia. Outre, l‟importance des suivis et accompagnement dans la réussite des actions d‟appui dans un secteur donné, la volonté des cibles constitue l‟élément le plus important dans la réussite des activités à réaliser. L‟appui des exploitations familiales est plus bénéfique directement que celui des structures. Ainsi, les modes d‟appui du style agri-business pourraient contribuer plus à la promotion de l‟apiculture. 3. Participation et volonté figurent parmi les facteurs garantissant l‟opérationnalité des structures Les structures créées dans le cadre des projets sont pour la plus part non opérationnelles ou faiblement opérationnelles. Cette situation serait le résultat d‟une initiative « top down » non issue de la volonté à la base ; et/ou de l‟inexistence de mécanisme de pérennisation et d‟autonomisation des structures. Ainsi, une fois les projets achevés, les structures décroissent en opérationnalité. L‟opérationnalité de l‟association Valazomby créée sans financement constitue un « success story » à prendre en compte dans le bon fonctionnement d‟une association. Néanmoins, la non-participation serait également issue du manque de satisfaction des membres des services que la structure leur fournit par rapport à leurs attentes, à la mauvaise organisation et/ou mauvaise gestion. 4. Appréciation des types d‟appui Le développement de l‟apiculture ne dépend pas du nombre d‟actions d‟appui reçues. Il y a une tendance décroissante de l‟apiculture devant la multiplicité des actions d‟appui reçues en vue de son développement. Outre les possibilités de mauvaise gestion des fonds des projets qui sont à vérifier. Il existe d‟autres possibilités telles l‟insuffisance des mesures d‟accompagnement des procédures des organismes d‟appui qui orientent leurs modes de travail et la finalité de leurs actions. 5. Suivis et accompagnements garantissent l‟exécution des actions Les suivis et accompagnements se font en fonction des résultats attendus du projet d‟appui ainsi que des cahiers des charges des entités qui exécutent les actions à mettre en œuvre. Dans la mesure où il n‟y a pas de coordination et surtout de suivi accompagnement des actions menées dans une zone, l‟exécution de l‟activité, l‟apiculture pourrait influencer négativement sur l‟atteinte des objectifs des parties concernées voire même devenir source de conflits

Situations agro-écologiques des zones d’études

Manjakandriana Relief. Le relief est constitué par l‟alternance de collines « Tanety » et bas fonds « Lohasaha » ayant chacun leurs mises en valeur. Les formes du relief sont transformés par les travaux agricoles : aménagement du bas fond en rizières par élargissement latérale et aplanissement, versant de profil convexe en profil concave. Des érosions « lavaka » sont retrouvées pour certaines collines Climat. Froid Sols. La topographie accidentée fait que les sols ferralitiques (Leemann, sd) rajeunis et pénévolués dominent (Rajoelison L.G.,). Les sols dans les localités sont sensibles à l‟érosion. Ils se situent à environ 1400-1500m d‟altitude. Sol. Le type de sol de la zone d‟études est de type ferralitique. Occupation du sol. La végétation de la zone de Manjakandriana constituée de forêt primaire pour la partie de Mandraka, de forêt secondaire, de reboisement d‟eucalyptus, de pseudo-steppe et de quelques forêts naturelles colonisant les « lavaka » pour la partie d‟Anjepy et de Mantasoa. – Dominance de cultures, prairie, prairie boisée assez importante, – Du côté de Manjakandriana et de Mantasoa, plus de prairie boisée et de forêt humide. Source : Atlas de conservation, Région Analamanga Madagascar et Site Rebioma 2. Rantolava Relief. La zone est située entre 0-800m d‟altitude (Humbert, 1965) est « soumise à l‟influence de l‟alizée austral, au vent chaud et humide ; elle est liée à la plaine côtière et aux premières collines de l‟Est » (Randriamboavonjy J. C., 1996). Le relief est constitué de plaines et vallées de superficies variables parcourues par des cours d‟eau propices à la riziculture irriguée. Les plaines sont constituées de : (i) plaines alluviales ou « baiboho », (ii) bas-fonds ou « horaka » et de (iii) plaines côtières ou « ratagna » (Randevoson, 2009) Climat. Le climat est continuellement humide avec une température annuelle moyenne variant entre 21.2°C en août et 26.6°C en février. La pluviosité moyenne peut atteindre 2400mm à 3000mm durant 6 mois. Sols. Les sols alluvionaux sont retrouvés le long du littorale et les sols sablo-argileux dominent dans le village de Rantolava. La zone d‟études est caractérisé par : (i) des sols peu évolués d‟apport, le régosol sur sable en position géographie élevée, (ii) des sols podzoliques en position topographique basse, et (iii) des sols hydromoporphes dans les bas-fonds humides (Kilian, 1965 et Rajoelison, 1995). 

Formation et coursTélécharger le document complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *