Le mouvement de l’eau dans le sol et le sous-sol

Le mouvement de l’eau dans le sol et le sous-sol

INTRODUCTION

Le mouvement de l’eau dans le sol et le sous-sol est une étape d’un grand circuit sur la terre, le cycle global de l’eau. La source d’alimentation de l’eau souterraine est l’infiltration qui renouvelle l’eau des réservoirs souterrains et entretient, par son circuit dans les aquifères, le débit de l’écoulement souterrain (Castany., 1998). L’ouvrage de P. Seltzer « climat de l’Algérie » sur la période de (1913-1938), qui est le plus adéquat et le plus approprié, en outre « la carte pluviométrique de l’Algérie » de (Chaumont M.et Paquin C. 1913-1963) sont devenus les travaux de référence de toutes études climatologiques, c’est pourquoi on les consultes durant cette étude. La pluviométrie, et la température, sont les facteurs climatiques indispensables qu’on doit collecter au début de chaque étude climatologique, pour la quantification des ressources en eau et la détermination des différents paramètres du bilan hydrologique.

CLIMAT ET L’EAU EN ALGÉRIE

La plupart des pays méditerranéen reçoivent des quantités importante d’eau à la période hivernale, l’Algérie une de ces pays, elle est considérée sèche bien qu’elle dispose d’une quantité énorme d’eau sous forme de précipitations peuvent atteindre 65 milliards de m3 , mais malheureusement on ne profite que d’une quantité très limitée cela dû au nombre réduit des jours précipités, la concentration de la précipitation sur des espaces limités, la forte évaporation et le grand problème c’est l’évacuation rapide vers la mer. L’organisation des ressources hydrauliques est connue dans ses grandes lignes schématiquement, les ressources de surface décroissant du Nord au Sud et à mesure que croissent les ressources souterraines, ce phénomène est lié à :  La répartition pluviométrique abondante sur le littorale (surtout N-E) et décroissant vers le Sud avec le net gradient.  Les données structurales les plus amples et calme vers le Sud.

PARAMÈTRES CLIMATOLOGIQUES

Les études de l’hydroclimatologie sont basées sur les données climatiques fournies par les stations météorologiques telle que la pluviométrie, la température, le vent, et l’humidité relative. La précipitation est le paramètre le plus important, elle influe directement sur le régime des cours d’eau et les écoulements, l’infiltration et l’alimentation des nappes d’eau souterraines, et aussi sur l’évapotranspiration. Cinq stations météorologiques sont situées dans les périphéries du bassin versant de Kebir Ouest peuvent le contrôler, leurs altitudes varient de 1,30m à Skikda, jusqu’au 96m à Azzaba, malheureusement une sixième celle de Charka qui se trouve au plein centre du bassin n’est pas fonctionnelle. Les données sont recueillies au niveau de l’ONM et de l’ANRH de Skikda, Annaba et Constantine. Le tableau ci-après récapitule les coordonnées et les références des cinq stations consultées. Tableau III.1. Références des stations pluviométriques Coordonnées Skikda Azzaba Ain Charchar Berrahal Zit Emba X 874,50 892,35 909,50 923,35 / °E 6° 54′ 33″ 7° 5′ 45″ 7° 17′ 17″ 7° 27′ 30″ 7° 18′ 22″ Y 406,40 391,35 393,27 405,56 / °N 36° 20′ 47″ 36° 44′ 38″ 36° 45′ 15″ 36° 50′ 5″ 36° 40′ 53″ Altitude (m) 1,30 96 34 33 58 Code 031102 031106 031201 031302 0312 . . III.1 Régime des vents Il représente l’un des facteurs les plus déterminants du régime pluvieux, de l’évaporation et par conséquent du climat. Les vents dominants dans la région d’oued Kebir Ouest sont de direction NordOuest avec une vitesse presque constante au cours de l’année varient entre 3,22 m/s la vitesse minimale enregistrée au mois de Mai et 3,89 m/s une vitesse maximale enregistrée au mois de Décembre, avec une moyenne annuelle de l’ordre de 3,52 m/s. Le sirocco se manifeste aux mois de Juillet et Août mais de manière discontinue, ce sont des vents de direction Sud-Est et Sud-Ouest, ils proviennent généralement du Sahara ils sont sec et chaud soufflant sur la région pendant la période sèche. Puisque la station de Skikda est la seule qui enregistre la vitesse du vent alors on s’y retourne pour recueillir les données possibles, et dans le tableau ci-après on trouve les moyennes mensuelles Tableau III.2.

LIRE AUSSI :  Implication de la protéine PTOX dans l'oxydation non photochimique du pool de PQ

Humidité relative

L’humidité relative de l’air correspond au rapport de la tension de vapeur réelle observée à la tension de valeur saturante à la même température, exprimée en (%). Les moyennes mensuelles prisent au niveau de la station de Skikda varient entre 72,80 % valeur minimale transcrite au mois de Juillet et 76,10 % valeur maximale enregistrée au mois de Mai avec une moyenne annuelle de l’ordre de 74,80 %. Figure III.2 : Moyenne Mensuelle de l’humidité relative à la station de Skikda III.3 Précipitations Les précipitations désignent les gouttes d’eau ou les cristaux de glace qui, formés après condensation et agglomération dans les nuages, deviennent trop lourds pour se maintenir en suspension dans l’air et tombent au sol ou s’évaporent avant de l’atteindre. D’autre façon c’est la hauteur de la lame d’eau recueillie par la pluviométrie quel que soit l’origine de cette eau, pluie, neige, grêle ou toutes autres formes de condensation. Dans les études pareilles en s’intéresse uniquement aux précipitations liquides (pluies), qui constituent le facteur primordial dans le comportement hydrogéologique du bassin versant, elles sont relativement importantes, variables, et irrégulières d’une année à l’autre, et d’une saison à l’autre. Dans l’équation du bilan hydrologique, la pluviométrie est le paramètre essentiel que nous essaierons d’étudier de façon mensuelle, saisonnière, et annuelle. La forme particulière de ce bilan s’écrit : P = Etr + R + I 71,00 72,00 73,00 74,00 75,00 76,00 77,00 S O N D J F M A M J J A Humidité (%) Où : P = Précipitation moyenne annuelle (mm). Etr = Évapotranspiration réelle moyenne annuelle (mm). R = Ruissellement moyen annuel (mm). I = Infiltration moyenne annuelle (mm). La pluviométrie obtenue par les différentes méthodes statistiques, arithmétiques et graphiques n’est qu’une estimation de la valeur vraie puisque nous la mesurons en un point donné qui serait représentatif de la superficie totale du bassin versant. L’altitude, l’exposition et l’éloignement à la mer de la station sont les principaux facteurs qui conditionnent la précipitation.

Répartition interannuelle des précipitions

La carte de précipitation moyenne annuelle de M. Chaumont et C. Paquin montre une répartition géographique des précipitations qui dépond d’une part de l’influence de la mer et d’autre part de l’altitude et de l’orographie. D’autre cartes des précipitations du Nord Algérien établit par l’A.N.R.H pour la période (1965- 1995) montre que les précipitations oscillent entre 400 et 700 mm dans la plaine alluviale de l’oued el-Kebir Ouest. L’étude d’un échantillon de précipitations allant de 1970 jusqu’au 2013, recueillies au niveau des différentes stations pluviométriques de Skikda, Azzaba, Ain Charchar, Zit-Emba et Berrahal nous a permet de réaliser un graphe et un histogramme de chaque station où ils représentent les hauteurs de la pluie interannuelle d’une période de 43 ans. D’après les données étudier on remarque que la pluviosité varie de 268 mm la valeur minimale enregistrée à la station de Zit-Emba en 1984/85, et 1275,1 mm en 2002/03 la valeur maximale transcrite à la station de Ain Charchar. Le tableau ci-après récapitule les minima et les maxima des précipitations enregistrées dans les différentes stations pluviométriques. 

Formation et coursTélécharger le document complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *