L’Église et l’État dans la correspondance de Saint Augustin

L’Église et l’État dans la correspondance de Saint Augustin

De Valentinien à Honorius (364- 395)

André Piganiol, op.cit. p. 163. Pour des informations relatives à l’abandon de la Perse et de l’Arménie, voir Ammien-Marcellin, XXV, 6-7 et Zosime, III 44 D’après Piganiol Jovien s’était empressé de signer ce traité de paix pour fortifier son pouvoir personnel car il craignait Procope et les Gaulois. P.163. L’Empire romain devait céder cinq des neuf satrapies acquises en 297, le protectorat d’Arménie, ainsi que quinze places fortes frontalières, s’il voulait ramener ses armées indemnes. L’Église et l’État dans la correspondance de saint Augustin avec les hauts fonctionnaires de l’État romain par Sergino Paolo César Diedhiou 37 1. Le règne de Valentinien (364-375) D’après André Piganiol, l’empereur Valentinien était un homme vigoureux avec des cheveux blonds et des yeux gris. C’était un militaire, un officier qui avait le sens du patriotisme. Son règne est marqué par des réformes militaires, politiques et sociales, mais aussi par des guerres contre les Alamans sur les frontières gauloises et contre Firmus, en Afrique. Sur le plan religieux, l’empereur Valentinien prit totalement le contre-pied de ses prédécesseurs en prônant sa neutralité dans les problèmes de religion. Toutefois il aura à prendre des décisions importantes au sujet de ces groupes religieux présents au sein de l’empire. a. La politique administrative et militaire de Valentinien Au début de son règne, Valentinien n’avait qu’un souci, celui de protéger les frontières contre l’invasion des Barbares précisément des Alamans. Ammien Marcellin décrit l’engagement de l’empereur au début de son règne : « L’empereur Valentinien avec un excès de zèle, manifestait un brûlant désir de protéger les frontières ce qui était du reste louable ; c’est pourquoi il exigea la construction d’un camp au-delà du Danube dans les territoires des Quades (peuples Germains) comme si cela avait été prévu par la loi. » 46 En effet, ces Alamans avaient profité de la mort de Julien pour multiplier leurs incursions meurtrières qui finirent par défaire Charietto, le comte des deux Germanies (supérieure, inférieure), parce qu’il avait tenté d’arrêter leurs opérations. Alors Valentinien s’installa à Paris pour surveiller les mouvements de ces peuples barbares. De ce lieu, il envoya le magister equitum (maitre de la cavalerie) Jovin qui anéantit les barbares et sécurisa la Gaule. Parallèlement à ce souci de défendre la frontière rhénane, Valentinien annonce d’importantes mesures légales relatives d’abord au contrôle des armes pour lutter contre les pastores, puis il prend des mesures contre les déserteurs de l’armée, incitant tout de même l’engagement des jeunes dans l’armée en augmentant les avantages fiscaux, sociaux et économiques. Il instaure 45 André Piganiol, op.cit. p. 190. 46 Ammianus Marcellinus, Liber XXIX, 2 : « Valentinianus enim studio muniendorum limitum glorioso quidem sed nimio ab ipso principatus initio flagrans, trans flumen Histrum in ipsis Quadorum terris quasi Romano iuri iam vindicatis aedificari praesidiaria castra mandavit. » L’Église et l’État dans la correspondance de saint Augustin avec les hauts fonctionnaires de l’État romain par Sergino Paolo César Diedhiou 38 aussi l’impôt pour tous sans distinction de religion, puis il réforma la poste en confiant l’administration aux honorati,enfin il institue une loi contre les délateurs. Zosime nous fait savoir qu’après le partage de l’Empire avec son frère Valens, Valentinien exerça le pouvoir avec une rigueur accrue. Il nomma avec méthode de hauts fonctionnaires et se montra très exact pour ce qui concernait la perception des contributions et le ravitaillement pour l’armée qu’on se procurait grâce à elle.48 Devant la baisse des effectifs militaires, Valentinien décida de baisser la taille minimale requise pour être enrôlé dans l’armée afin de maximiser le nombre de candidats. Mais aussi il prit de nouvelles recrues chez les Barbares rhénans et chez les paysans gaulois qu’il devait soumettre à un entrainement militaire. Toutes ces mesures concouraient à avoir une gestion impériale de qualité, car presque toutes les couches sociales étaient concernées par ses réformes et cela semblait bénéfique à l’Empire. S’étant rendu à Amiens en 367 pour contrôler la Bretagne, alors en proie à des troubles militaires, l’empereur tomba gravement malade. Mais cette maladie lui donna l’idée de se trouver un successeur qui prendrait les rênes du trône en cas d’impotence. Ainsi, il éleva au rang d’auguste son fils Gratien, âgé à peine de neuf ans ; l’armée acclama le nouveau viceempereur qui reçut le diadème et la robe de pourpre, c’était le 24 août 367. Après sa campagne militaire contre les Alamans à Solicinium49 en 368, Valentinien prit la résolution de fortifier la ligne du Rhin. Ammien Marcellin nous livre dans son Histoire romaine une description de cette forteresse avec ses murs imposants qui auraient permis de réduire la capacité de nuisance des barbares à l’intérieur du territoire impérial. 50 Dans beaucoup de ses campagnes militaires, Valentinien bénéficia de l’expertise militaire d’un grand stratège, le magister equitum Théodose l’Ancien, père du futur empereur. Théodose a beaucoup aidé Valentinien dans le règlement de ses conflits qui l’opposaient aux Barbares en Europe et aux circoncellions en Afrique. En effet, il pacifia d’abord la Bretagne qui était infestée par les pirates saxons, restaura le mur d’Hadrien et fit de la ville de Londres une capitale en la renommant Augusta51 . Puis il s’attaqua aux Alamans en Rhétie (au sud de la Bavière) en les repoussant jusqu’à la plaine du Pô et combattit les Sarmates qui représentaient une menace pour la ville de Sirmium. En Afrique, Théodose vint à bout de Firmus, ce prince berbère qui avait tenu tête à l’armée romaine avant l’arrivée du général. Firmus avait le soutien des circoncellions et des donatistes qui menaient une lutte acharnée contre le pouvoir impérial et l’Eglise catholique. Après la chute de Firmus, Théodose l’Ancien meurt décapité en 376 à Carthage. Cependant il est difficile de trouver des réponses quand on veut savoir d’abord la cause de sa mort, ensuite l’auteur de sa décapitation, et enfin celui ou ceux à qui profitait la mort de Théodose. Toutefois il faut souligner qu’il s’était attiré l’hostilité du comte Romanus qu’il avait arrêté, or ce dernier était un ami de Mérobaud un magister militum sous Valentinien et consul sous Gratien. Il y a donc quand même une forte probabilité de voir Romanus impliqué dans la mort de Théodose l’Ancien, car il eut la chance d’avoir été acquité par Mérobaud après son arrestation. Mais André Piganiol atteste que c’est sous l’ordre de Gratien que Théodose fut décapité car Valentinien 1er étant déjà mort un an plus tôt, c’est en toute logique que les décisions politiques reviennent à son fils qu’il avait fait auguste neuf ans plus tôt. La cause de la condamnation rapide et surprenante de Théodose peut être liée à une crainte de voir le magister equitum usurper le pouvoir parce qu’il était devenu célèbre grâce à ses succès militaires. La seule question qui se pose, c’est de savoir à qui profitait la mort de Théodose. Nous écartons d’emblée, l’hypothèse selon laquelle Valentinien aurait donné l’ordre de le condamner, puisqu’il semble que Théodose jouissait de beaucoup de faveurs pendant le règne de cet empereur et qu’en retour, il avait réussi à juguler la menace barbare et celle des  circoncellions.  C’est pourquoi l’hypothèse d’un ordre venant de Gratien reste la plus plausible d’autant plus que le jeune empereur était entouré de personnages assez influents et ennemis du magister equitum. Il s’agit de Maximinus, magister officiorum, de Romanus, comes Africae, de Merobaudes (Mérobaud), consul et de Petronius Probus, magister militum de Gratien et praefectus praetorio sous Valentinien. Ces derniers seraient jaloux des succès militaires de Théodose et peut être, craignaient-ils qu’il usurpât le pouvoir depuis l’Afrique (Carthage). On retiendra toutefois que Valentinien avait l’un des meilleurs généraux avec lequel il a su régler des situations périlleuses en Bretagne, en Rhénanie et en Afrique. Mais André Piganiol trouve malheureux que l’empereur ne puisse pas s’entourer de « conseillers assez cultivés et intègres »,  préférant la compagnie des militaires, ce qui est du reste, assez compréhensible parce que l’Empire se trouvait en perpétuelles crises militaires liées aux attaques barbares. Il fallait donc s’entourer de personnes aguerries et expérimentées dans l’art de la guerre pour retrouver un climat apaisé. Cependant leurs ambitions et leurs intérêts personnels les éloignaient souvent des idéaux politiques et étatiques. Sur le plan politique et social, Valentinien semblait avoir une compassion envers les plus pauvres, les paysans et les artisans qui travaillent durement pour lutter et sortir de la pauvreté. Comme nous le montre le Code théodosien XIII.3.8 ; au sujet des médecins et des professeurs, Valentinien s’adresse surtout aux médecins de la cour impériale à qui il demande plus d’attention et plus de soin pour les pauvres que pour les riches : « Les Empereurs Valentinien, Valens et Gratien à Prétextat, préfet de Rome. Que les médecins de la cour impériale soient installés aussi bien dans les périphéries de la ville que dans la cour impériale à l’exception du portique de Xystum des vierges et des vestales. Et que pour leurs avantages, ceux-là veuillent bien se mettre honnêtement, au soin des plus démunis plutôt que de s’occuper des riches.» 55 En outre, en ce qui concerne la défense des cités, il manifestait le souci de protéger la plèbe. Dans une correspondance adressée à Sextus Petronius Probus, alors préfet du prétoire  d’Illyrie, il demande à ce qu’il y ait des hommes forts pour défendre la plèbe contre les injustices venant des plus puissants : « Les empreurs Valentinien et Valens à Probus, préfet du prétoire. Puisque nous légiférons avec passion pour la plèbe, nous avons pensé que rien n’avait été fait en leur faveur, sinon nous leur aurions donné des protecteurs idoines. Donc qu’ils ne proviennent pas du corps des décurions mais d’un autre plus illustre, assurément qu’ils proviennent des magistrats tels que les anciens consuls et les chefs dans l’administration, ou qu’ils proviennent des agentes in rebus ou des officiers de l’armée, qu’ils fassent partie de l’élite de vos vicaires. Donné le 03 des nones de novembre sous l’augustat de Valentinien et de Valens.»

La politique religieuse de Valentinien

Valentinien et son co-empereur Valens, ont mis en place leur politique religieuse dans un contexte troublé, marqué par l’héritage des querelles théologiques sous Constance et la renaissance païenne sous Julien. Valentinien, pour sa part opte pour la neutralité et la liberté de conscience au début de son règne car, à notre avis, il était plus préoccupé par la situation La tendance à la baisse de fréquence des hivernages à début précoce est liée à la fréquence des hivernages à fin tardive qui traduit une prédominance des saisons normales (60% de début normaux et 93% de fins normaux) (Tableau18). .I.1.5 Durée de l’hivernage et fréquence des événements pluvieux à la station de Linguère de 1950 à 2010 Les débuts et fins d’hivernage varient d’une saison à l’autre tout comme l’est les mois pluvieux. A l’image de la durée des saisons pluvieuses, l’analyse de la dynamique des débuts et de fins d’hivernage sont affectées, au même titre que l’évolution de la pluviométrie, par une rupture à partir de 1969. Ainsi de 1950 à 1969, on a pu constater que 70% des saisons ont une durée supérieure à la durée normale contre 30% des saisons à durée normale.  politique de l’Empire que par les problèmes religieux. Toutefois, comme la plupart de ses prédécesseurs, il aura à s’occuper de quelques questions religieuses.  Le conflit entre les Papes : Damase et Ursin Depuis l’an 358 sous le règne de Constance II, il y avait à Rome deux papes : Libère et Félix. Deux papes qui étaient séparés à cause de la question arienne qui divisa l’Eglise au temps de Constance II. Après la déportation de Libère qui s’opposait farouchement à l’empereur, Félix fut élu évêque sous la pression et les manigances de Constance II. Cependant, seul le clergé reconnaissait ce nouveau pape, mais pas le peuple qui était du côté de Libère. Or après le retour d’exil de Libère en 357, le peuple choisit le camp de celui-ci et Félix fut chassé. Et depuis, Rome avait un pape pour le peuple et un autre pour le clergé. Félix mourut plus tôt, en 365 et Libère en 366 à Rome. A la mort du Pape Libère le 24 septembre 366, le diacre Ursin se précipita pour se faire élire pape à cette même date et se fait consacrer dans la basilique Julia de Rome. Huit jours après, le 1er octobre 366, c’est au tour de Damase, un diacre qui avait suivi le pape Libère lors de sa déportation, de se faire consacrer dans la basilique, saint Laurent de Lucine. Ce conflit entre les partisans de Damase et ceux d’Ursin provoqua un schisme au sein de l’Eglise de Rome. L’affrontement entre les partisans des deux évêques fut violent et meurtrier car selon Ammien Marcellin on avait dénombré cent trente-sept cadavres57 en un seul jour de combat. Damase sortit vainqueur de ce conflit pour avoir bénéficié du soutien populaire et celui du préfet Viventius qui n’hésita pas à déporter les partisans d’Ursin. Cette épisode montre effet la forte influence politique et la grande autorité de Damase. Alors Valentinien envoya durant l’été 367 le préfet Prétextat pour unir les deux partis, mais c’était une tentative qui échoua car les troubles avaient continué jusqu’en 371, une année qui voit Ursin et ses partisans interdits de séjour à Rome et dans l’Italie suburbicaire

Table des matières

Introduction
Première Partie La relation du religieux et du politique
Chapitre 1. Le contexte politico-religieux de l’Etude
I. L’organisation administrative au Bas-Empire romain
A. La mise en place de la Tétrarchie et l’érection des préfectures
1. La tétrarchie de Dioclétien
2. Les différentes préfectures
B. Problèmes et fin de la tétrarchie
1. Les problèmes de la tétrarchie
2. Fin de la tétrarchie
II. La relation du politique et du religieux dans la gestion administrative et religieuse des empereurs de 350 à 455
A. Du règne de Constance II à Valentinien Ier (350-364)
1. Problèmes politiques dans la partie occidentale : de l’usurpation de Magnence au règne de Constance II
a. L’usurpation de Magnence
a.1. La politique de Magnence
b. Le conflit entre Magnence et Constance II
2. Le règne de Constance II
a. La politique administrative et militaire de Constance II
a.1.Les problèmes de Gallus en orient
a.2.Le conflit avec les Alamans en Gaule
b. La politique religieuse de Constance II
b.1.Le problème christologique
b.2 .La persécution du paganisme
3. Le règne de Julien
a. La politique administrative de Julien
b. La politique religieuse de Julien
b.1. La réforme du paganisme : un paganisme aux allures chrétiennes
b.2. L’empereur Julien et ses relations avec les Juifs et les chrétiens
L’Église et l’État dans la correspondance de saint Augustin avec les hauts fonctionnaires de l’État romain par Sergino Paolo César Diedhiou
B. De Valentinien à Honorius (364- 395)
1. Le règne de Valentinien (364-375)
a. La politique administrative et militaire de Valentinien
b. La politique religieuse de Valentinien
2. Le règne de Gratien
a. La politique administrative et militaire de Gratien
b. La politique religieuse de Gratien
3. Le Règne de Théodose
a.La politique administrative et militaire de Théodose
b.La politique religieuse de Théodose
b.1. Le pouvoir civil contre le pouvoir religieux : le temporel face au spirituel, Théodose face à Ambroise de Milan
C. Du règne D’Honorius au règne de Valentinien III
1. Le règne d’Honorius
a.La politique administrative et militaire d’Honorius : le rôle de Stilicon
b.La politique religieuse d’Honorius
2. Le règne de Valentinien III
a. La politique administrative et militaire de Galla Placidia
b. La politique religieuse de Galla Placidia
Chapitre II. Sur saint Augustin et son œuvre épistolaire
I. Sur la vie de saint Augustin
A.De 354 à 373. Années de jeunesse et d’études
B. De 373 à 386. Le Professeur (manichéen)
C.De 386 à 396 : de la Conversion à l’épiscopat
D. De 396 à 430 : L’évêque d’Hippone
II. Sur la correspondance de saint Augustin
A. Les interlocuteurs d’Augustin
1.La correspondance « féminine » d’Augustin
2. La correspondance avec les païens
3.La correspondance avec les hérétiques et schismatiques
4. La correspondance avec les fidèles catholiques
5. La correspondance avec le clergé
B. Style et usages dans la pratique épistolaire augustinienne
1. Les lettres ordinaires ou traditionnelles
a. Les expressions utilisées dans la formule d’ouverture ou la praescriptio
b. Le corps de la lettre et les formules de conclusion
2. Les lettres de recommandation et d’intercession
a. Différences en lettre de recommandation et lettre d’intercession
b. Caractéristiques formelles des lettres de recommandation et d’intercession d’Augustin
3. Les « lettres-traités »
a. Caractéristiques des « lettres-traités »
b.L’épistolarité des lettre-traités
Chapitre III. Le dossier des hauts fonctionnaires de l’Empire romain dans la correspondance d’Augustin
a. Inventaire des échanges épistolaires d’Augustin avec les autorités politiques de l’Empire de 400 à 429
b. Rang politique et fonction administrative des correspondants d’Augustin
I. Les relations d’Augustin avec les fonctionnaires impériaux dans les lettres rédigées de 400 à 410
1. Augustin et Celer
a. Identité du correspondant
b.La relation d’Augustin et Celer dans les lettres 56 et 57
2. Augustin et Pammachius
a. Identité du correspondant de Saint Augustin
b. La relation d’Augustin et Pammachius dans la lettre
3. Augustin et Caecilianus
a. Identité du correspondant
b.La relation d’Augustin et Caecilianus dans la lettre 86 : Augustin à Caecilianus
4. Augustin et le Olympius
a. L’Identité du correspondant
b. La relation d’Augustin et Olympius dans les lettres : 96 et 97
5. Saint Augustin et Donatus
a. Identité du personnage
c. La relation d’Augustin et Donatus dans les lettres
6. Augustin, Cresconius, Florentinus et Génorosus dans l’affaire Faventius
a. Augustin et Cresconius
a.1.Identité du correspondant
a.2.La relation d’Augustin et Cresconius dans la lettre 113 : Augustin à Cresconius
b.Augustin et Florentinus
b.1.Identité du correspondant
b.2. La relation d’Augustin et Florentinus dans la lettre 114 : Augustin à Florentinus
c. Augustin et le consularis Générosus
c.1.Identité du correspondant
c.2.La relation d’Augustin et Générosus dans la lettre 116 : Augustin à Générosus
II. Les relations d’Augustin avec les fonctionnaires impériaux dans les lettres redigées de 411 à 429
1. Augustin et Flavius Marcellinus tribun notaire
a. Identité du personnage
b. La relation d’Augustin et Marcellinus dans les lettres : 128, 129, 133, 136,138 139 et 143. 133
2. Augustin et Volusianus
a. Identité du correspondant
b. La relation d’Augustin et Volusianus dans les lettres : 132, 135 et 137
3. Augustin et Apringius
a. Identité du correspondant
b. La relation d’Augustin et Apringius dans la lettre
4. Augustin et Caecilianus
a. Identité du correspondant
b.La relation d’Augustin et Caecilianus dans la letrre
5. Augustin et Macédonius
a. Identité du correspondant
b. La relation d’Augustin et Macédonius dans les lettres : 152, 153, 154 et 155
6. Augustin et Claudius Posthumus Dardanus
a. Identité du correspondant
b.La relation d’Augustin et Dardanus dans la lettre 187 : Augustin à Dardanus
7. Augustin et Bonifatius
a. Identité du correspondant
b. La relation d’Augustin et Bonifatius dans les lettres : 185,189 et 220
8. Augustin et le comes Valerius
a. Identité du correspondant
b. La relation d’Augustin et Valerius dans les lettres 200 et 206
9. Augustin et Largus
L’Église et l’État dans la correspondance de saint Augustin avec les hauts fonctionnaires de l’État romain par Sergino Paolo César Diedhiou
a. Identité du correspondant
b. La relation entre Augustin et Largus dans la lettre 203
10. Augustin et Dulcitius
a. Identité du correspondant
b. La relation d’Augustin et Dulcitius dans la lettre 204
11. Saint Augustin et Darius
a. Identité du correspondant
b. La relation d’Augustin et Darius dans les lettres : 229,230 et 231
Deuxième Partie
Etude thématique et problématique de la correspondance de Saint Augustin adressée aux magistrats impériaux
Chapitre I : les questions doctrinales dans la correspondance de saint Augustin avec les hauts
fonctionnaires de l’Etat
I. Le dossier donatiste dans la correspondance de saint Augustin adressée aux fonctionnaires de l’empire romain
A. La lutte contre la secte avant la conférence de Carthage.
1. Les tentatives de règlement du conflit par les conciles
a. Le concile de Rome
b. Le Concile d’Arles
2. Les allures politiques du conflit donatiste
a. Les circoncellions
b. La révolte de Firmus
c. La révolte de Gildon
3. L’intervention du pouvoir impérial : le temporel arbitre du conflit religieux
a. Le projet de réunion des deux parties
b. La promulgation de l’édit d’union et ses conséquences
c. La justification du recours au bras séculier
B. Au sujet de la conférence de Carthage dans les lettres 128 et 129 : Saint Augustin et le tribun Marcellinus sur les termes de la conférence
1. La lettre 128 : les espoirs d’une unité ecclésiale
2. La lettre 129 : la crainte de l’échec de la conférence de Carthage ou de l’unité ecclésiale
II. Le dossier pélagien dans la correspondance d’Augustin adressée aux autorités politiques de l’Empire romain
A. Les fondements de la doctrine pélagienne et sa diffusion en Afrique
L’Église et l’État dans la correspondance de saint Augustin avec les hauts fonctionnaires de l’État romain par Sergino Paolo César Diedhiou
1. Les fondements de la doctrine pélagienne
a. Pélage
b. Le pélagianisme
b.1 Le pélagianisme et la théorie de la grâce
b.2 Le pélagianisme et le péché originel
b.3 Le pélagianisme et la théorie de la prédestination
2. L’introduction et la diffusion du pélagianisme en Afrique
a. Le rôle de Célestius dans l’introduction et de la diffusion du pélagianisme en Afrique
b. Les principales idées de Célestius
B. La relation de l’évêque d’Hippone avec le pouvoir impérial durant la lutte contre le pélagianisme
1. Rôle et implication du tribun Marcellinus au début de la controverse pélagienne
2. L’implication des magistrats et du pouvoir impériale dans la lutte antipélagienne : le témoignage des lettres 187, 200 et 201
a.La lettre 187 : Instruction à un haut fonctionnaire de l’Etat romain sur le dogme du péché originel et la nécessité du Baptême
b.La Lettre 200 : la pudicité conjugale du comte Valerius gage de sa relation épistolaire avec Augustin
c. La lettre 201 : l’intervention directe des empereurs Honorius et Théodose II dans la controverse pélagienne
Chapitre II. Les questions juridiques dans la correspondance de saint Augustin adressée aux hauts
fonctionnaires de l’Empire romain
I. La problématique de la punition des crimes dans la correspondance de saint Augustin avec les hauts fonctionnaires de l’Empire romain
A. L’évolution de la punition des crimes : de la Rome Antique à l’Église
1. La coercition et la peine de mort dans la Rome antique
2. L’Eglise et la peine de mort : la peine de mort dans la Bible
a.La peine de mort dans l’Ancien testament
b.La conception de la peine de mort dans le Nouveau testament
c. La position de l’Eglise au sujet des lois et de la peine capitale
B. L’État romain face aux criminels : le témoignage de la correspondance de saint Augustin
1. Les crimes des donatistes et les peines prévues contre eux
L’Église et l’État dans la correspondance de saint Augustin avec les hauts fonctionnaires de l’État romain par Sergino Paolo César Diedhiou
a. Les violences des donatistes et les peines prévues avant la conférence de Carthage de 411
b.Les outrages des donatistes et les sanctions prévues après la conférence de Carthage de 411
C. L’avis de Saint Augustin au sujet de la coercition et de la peine de mort
1. Vision augustinienne sur la coercition avant la conférence de Carthage
2. La position d’Augustin sur la coercition et la peine de mort après la conférence de Carthage
a.Augustin sur la coercition et la peine de mort : entretiens avec le tribun Marcellinus et le proconsul Apringius
b. Augustin sur la coercition et la peine de mort : entretien avec et le vicaire Macédonius
c.Augustin sur la coercition et la peine de mort : entretien avec le comte Bonifatius
d.Augustin sur la coercition et la peine de mort : entretien avec le tribun Dulcitius
3. Regard actuel sur l’usage de la peine de mort
II. Le thème de l’intercession dans la correspondance de saint Augustin adressée aux fonctionnaires de l’Etat romain
A. L’évolution de l’intercession et sa valeur juridique
1. L’intercession : de la République à l’Eglise catholique
a.Intercession contre les décrets des magistrats
b.L’intercession contre les sénatus-consultes
c.L’intercession contre les rogationes
d.L’intercession sous l’Empire
e.La perception d’Augustin et de l’Eglise au sujet de l’intercession
B. Saint Augustin et la problématique de l’intercession
1. L’intercession d’Augustin dans l’affaire Faventius : le droit d’asile
a.Caractère juridique et religieux du droit d’asile
b.Le droit d’asile dans les églises
2. L’intercession d’Augustin dans l’affaire Faventius : la question de la législation impériale relative aux prisonniers pour dettes
3. L’intercession d’Augustin dans l’affaire de l’exécution de Marcellinus et Apringius
a.Rappel des faits historiques
b.Les démarches de l’intercession d’Augustin et de l’Église d’Afrique
4. La justification de l’intercession dans la lettre  d’Augustin
a.Les effets négatifs de l’intercession selon Macédonius
L’Église et l’État dans la correspondance de saint Augustin avec les hauts fonctionnaires de l’État romain par Sergino Paolo César Diedhiou
b.Le bien-fondé de l’intercession selon Augustin
Chapitre III. Les interrogations sur la doctrine chrétienne et sur la vie heureuse
I. La problématique de la compatibilité de la doctrine chrétienne avec la fonction régalienne de l’Etat
A. La lettre 138 : La doctrine chrétienne et les principes de la politique : Examen des réponses d’Augustin à Volusianus
B. La lettre 189 d’Augustin à Bonifatius : la défense de la fonction de militaire et la recherche de la paix par les armes
1. L’importance de la fonction du militaire
2. L’éthique de la guerre
a.La doctrine de la guerre juste
a.1 Le « jus ad bellum » le droit à la guerre
a.2. Le « Jus in bello » : le droit dans la guerre
a.3. Le Jus post bellum : le droit après la guerre
b.La problématique de la criminalité en guerre : est-on criminel en guerre ?
II. Le thème du Bonheur dans la correspondance de saint Augustin à Macedonius
A. Les thèses philosophiques païennes sur le Bonheur
1. La conception platonicienne du Bonheur
2. Conception aristotélicienne du bonheur
3. La conception épicurienne du Bonheur
4. Le Bonheur chez les stoïciens
5. Le bonheur selon les néoplatoniciens
B. La lettre 155 d’Augustin à Macédonius : les principes pour une vie heureuse
1. Réfutation des thèses philosophiques sur les conditions d’accès au bonheur
a.Critiques des théories païennes au sujet du bonheur
b.Des conditions pour parvenir au bonheur selon Augustin : l’apport de la pietas

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