PLACE DE L’ACIDE TRANEXAMIQUE DANS LA PREVENTION DU SAIGNEMENT

PLACE DE L’ACIDE TRANEXAMIQUE DANS LA
PREVENTION DU SAIGNEMENT

DEFINITION 

 L’arthroplastie totale de hanche est une intervention de remplacementarticulaire prothétique, conservant l’architecture et la mécanique de la hanche ainsi que l’intégrité et l’équilibre de la musculature péri articulaire. [10] La hanche est l’articulation proximale du membre inférieur, c’est uneénarthrose unissant deux surfaces articulaires : la cavité cotyloïde et la têtefémorale. C’est l’articulation la plus puissante de l’organisme, à caractère mobile, solide, et sans laxité[11].Sa situation profonde, au sein des masses musculaires assurant sa motricité, explique la diversité des voies d’abord chirurgicales. 

LES ELEMENTS OSSEUX

Ils sont représentés par la cavité cotyloïde et par la tête fémorale. II-1-1La cavité cotyloïde : C’est une cavité hémisphérique située au milieu de la face externe de l’osiliaque, délimitée par un rebord osseux : le sourcil cotyloïdien qui donne insertion au bourrelet cotyloïdien. Cette cavité présente deux parties : une centrale non articulaire, et une périphérique articulaire en forme de croissant ouvert en bas. II-1-2La tête fémorale : C’est une saillie arrondie d’environ les deux tiers d’une sphère de 40 à 50 mm de diamètre, regardant en haut, en dedans, et en avant. Elle est creusée prés de son centre, dans le quadrant postéro inférieur, par une fossette où s’insère le ligament rond [12]. Elle est reliée à la diaphyse fémorale par l’intermédiaire d’un cylindre aplati d’avant en arrière, rétréci en dedans et élargi en dehors, appelé col fémoral qui forme :  Avec la diaphyse un angle d’inclinaison de 130°.  Avec le plan frontal un angle de 15° correspondant à l’antéversion du col fémoral. 

LES MOYENS D’UNION

La capsule articulaire 

Elle a la forme d’un manchon fibreux cylindrique, très résistant, étendu entre le pourtour de la cavité cotyloïde et le col du fémur.

Le ligament rond 

 Cordon fibreux, aplati, long d’environ 3 cm, intra capsulaire, il relie la tête

Lesligaments de renforcement capsulaire 

Le ligament ilio-fémoral ou ligament de Bertin : C’est le ligament le plus puissant du corps humain, il renforce la capsule en avant, en s’insérant sur l’épine iliaque antéro-inférieure de l’os coxal et s’étale en éventail à la face antérieure de la capsule vers la ligne intertrochantérique.  Le ligament pubo-fémoral : Situé sous le précédent, tendu entre l’éminence ilio-péctinée et la fossette pertrochantérienne, renforce la partie antéro-inférieure de la capsule.  Le ligament ischio-fémoral : S’étend de la face postérieure du sourcil cotyloïdien au bord interne du grand trochanter, renforce la partie postérieure de la capsule. Ces moyensd’union assurent la stabilité passive de la hanche. 

Les rapports antérieurs 

 Ce sont les parties molles de la région inguino-crurale, au-dessous de l’arcadefémorale.Le muscle couturier divise la région en deux parties :  Le triangle inguino-crural externe, en avant et en dehors, entre le tenseur dufascia lata et le couturier. On trouve à ce niveau de la superficie à laprofondeur :  Le tissu sous cutané avec les branches du nerf fémoro-cutané.  L’aponévrose fémorale.  Le muscle tenseur du fascia lata en dehors et le couturier en dedans.  Le droit antérieur sur la capsule, dans ce plan musculaire, cheminent l’artèrecirconflexe antérieure sur la face antérieure du droit antérieur et les vaisseauxet nerfs du vaste externe et du droit antérieur.  Le triangle de Scarpa, en avant et en dedans, entre le couturier et le moyenadducteur. On trouve à ce niveau de la superficie à la profondeur :  Le tissu sous cutané avec la veine saphène interne et les ganglions inguinauxsuperficiels.  L’aponévrose fémorale.  Les muscles couturier et moyen adducteur qui se croisent au sommet du triangle.  Les muscles psoas iliaque en dehors et pectiné en dedans. Le psoas qui va sefixer sur le petit trochanter recouvre presque complètement la capsule. Dansl’angle psoas pectiné, au niveau du canal fémoral cheminent : l’artèrefémorale, la veine fémorale, les ganglions inguinaux profonds, et le nerfcrural .

Les rapports postérieurs 

 Ce sont les parties molles de la région fessière. On trouve à ce niveau de lasuperficie à la profondeur :  L’aponévrose fessière  Le grand fessier  Le moyen fessier  Le petit fessier, qui recouvre la face supérieure de l’articulation  Les muscles pélvi-trochantériens, qui recouvredirectement la capsule, de haut en bas :  Le pyramidal du bassin.  Le jumeau supérieur.  L’obturateur interne.  Le jumeau inférieur.  L’obturateur externe croisant obliquement la face postérieure de l’articulation.  Le carré crural qui recouvre le précédent. Dans cette région chemine le pédicule vasculo-nerveux inférieur de la fesse, le nerf grand sciatique est l’élément essentiel, il est accompagné par l’artèreischiatique, le nerf petit sciatique, le nerf du jumeau supérieur, le nerf obturateurinterne, le nerf du jumeau inférieur et du carré crural. II-3-3 Les rapports internes : En dedans et en haut, l’articulation répond au fond du cotyle, c’est un rapport osseux, en dedans et en bas, c’est un rapport musculaire centré par le trou obturateur, qui livre passage à l’artère obturatrice, la veine obturatrice, et le nerfobturateur. II-3-4 Les rapports externes : L’articulation répond au grand trochanter, avec en avant le tenseur du fascia lata, en arrière le grand fessier, et à sa surface externe le petit fessier.

LES VAISSEAUX ET NERFS

 Les Artères 

 La hanche est vascularisée par :  Les artères circonflexes antérieure et postérieure, branches de l’artère fémorale profonde. Ces artères forment autour du col fémoral, un cercle artériel qui donnedes branches ascendantes pour l’articulation et surtout le col et la tête fémorale.  La branche postérieure de l’artère obturatrice, venue de l’hypogastrique, elle vascularise la partie antéro-inférieure de l’articulation.  L’artère ischiatique en arrière. La branche profonde de l’artère fessière qui vascularise la partie supérieure del’articulation.

Les veines : Elles sont satellites des artères, réalisent trois voies principales de drainage :  Voie inter-fessière profonde,  Voie circonflexe fémorale,  Voie postérieure ischiatique.

Les nerfs : L’innervation de la hanche se fait par des branches provenant du :  Plexus lombaire par le nerf obturateur et le nerf crural,  Plexus sacré par le nerf sciatique.

Les voies lymphatiques : Le drainage lymphatique de la hanche est assuré par deux retours : Ganglions iliaques externes : ganglions rétro-cruraux et ganglions du nerfobturateur.Ganglions hypogastriques. 

PHYSIOLOGIE DE LA HANCHE

L’articulation de la hanche est une énarthrose très emboîtée, douée d’une haute solidité, et d’une importante mobilité, située à la racine du membre inférieuret elle a pour fonction de l’orienter dans toutes les directions de l’espace. Lesmouvements élémentaires s’effectuent dans les trois plans de l’espace autour destrois axes passant par le centre de la tête fémorale :  Un axe transversal, situé dans le plan frontal, autour duquel s’effectuent les mouvements de flexion extension.  Un axe antéro-postérieur pour les mouvements d’adduction et d’abduction.  Un axe vertical, qui lorsque la hanche est en position de rectitude, se confond avecl’axe longitudinal du membre inférieur, cet axe permet les mouvements de rotationinterne et rotation externe. 1. Les mouvements passifs : L’amplitude des mouvements est fonction de la décontraction musculaire, de la position du tronc et du genou. Le mouvement de flexion est limité à 90° ou à 100°lorsque le genou est en extension, mais peut atteindre 130° à 150° lorsque le genouest en flexion, car la flexion du genou relâche les muscles ischio-jambiers. 2. Les mouvements actifs : Ils sont déterminés par les commandes musculaires. Les muscles ont souventdes actions mixtes, étant donné que leur mise en œuvre est sollicitée dans les positionsvariées du membre inférieur. On peut retenir schématiquement :  Pour l’extension, les muscles fessiers en particulier le grand fessier, et les ischiojambiers,  Pour la flexion, le psoas iliaque, le droit antérieur, le couturier, et le tenseur du fascialata,  Pour l’abduction, le petit fessier couplé au tenseur du fascia lata et aux pélvitrochantériens,  Pour la rotation externe : assurée par les pélvi-trochantériens et le chef profond dugrand fessier  Pour la rotation interne : les chefs antérieurs du petit et moyen fessier, les grands etmoyens adducteurs.

Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE (RAPPELS)
I. DEFINITION
II. RAPPELS ANATOMIQUES
II-1 LES ELEMENTS OSSEUX
II-1-1 La cavité cotyloïde
II-1-1 La tête fémorale
II-2 LES MOYENS D’UNION
II-2-1La capsule articulaire
II-2-2 Le ligament rond
II-2-3 Les ligaments de renforcement capsulaire
II-3 LES RAPPORTS
II-3-1 Les rapports antérieurs
II-3-2 Les rapports postérieurs
II-3-3 Les rapports internes
II-3-4 Les rapports externes
II-4 LES VAISSEAUX ET NERFS
II-4-1 Les Artères
II-4-2 Les veines
II-4-3 Les nerfs
II-4-4 Les voies lymphatiques
III. PHYSIOLOGIE DE LA HANCHE
III-1 Les mouvements passifs
III-2 Les mouvements actifs
IV. CHIRURGIE
IV-1 INSTALLATION DU PATIENT
IV-2 LES VOIES D’ABORD DE LA HANCHE
IV-2-1 La voie postéro-externe de MOORE
IV-2-2 La voie antérolatérale minimale invasive
V. PRISE EN CHARGE ANESTHESIQUE DANS LA PTH
V-1 ANESTHESIE LOCOREGIONALE
V-1-1 La rachianesthésie
V-1-2 La rachianesthésie continue ou titrée
V-1-3L’anesthésie péridurale
V-1-4 La rachi-péri-anesthésie combinée
V-1-5Blocs nerveux périphérique
V-2 L’ANESTHESIE GENERALE
VI. STRATÉGIE D’ÉPARGNE TRANSFUSIONNELLE
VI-1 Évaluation des pertes sanguines totales
VI-2 Transfusion autologue différée (TAD)
VI-3 Érythropoïétine recombinante
VI-4 Épargne transfusionnelle peropératoire
VI-5 Récupération postopératoire
VI-6-Le seuil transfusionnel
VI-7 Prévention du saignement
DEUXIEME PARTIE(Travail personnel)
I. CADRE DE L’ETUDE
I-1 Le bloc opératoire
I-2 La salle de consultation
I-3 Activité du service
II. PATIENTS ET METHODE
II-1 Type d’étude
II-2 Population d’étude
II-3 Méthodologie
III. RESULTATS
III-1 Caractéristiques épidémiologiques
III-2 Les antécédents
III-3 L’examen
III-3-1 L’examen clinique
III-3-2 Le bilan biologique
III-4 Répartition selon la classe ASA
III-5Type d’intervention et matériel utilisé
III-5-1 Indications de PTH
III-5-2 Le matériel utilisé
III-5-3 Le type d’incision
III-5-4 La durée de la chirurgie
III-6 Techniques anesthésiques
III-7 Le remplissage vasculaire
III-8 Les pertes sanguines peropératoire
III-9 La transfusion peropératoire
III-10 Les pertes sanguines postopératoire
III-11 L’évolution
IV. DISCUSSION
IV-1 Caractéristiques épidémiologiques
IV-2 Les antécédents
IV-3 L’examen
IV-4 La classe ASA
IV-5 La chirurgie
IV-6 L’anesthésie
IV-7 L’évaluation des pertes sanguines peropératoire
IV-8 La transfusion sanguine peropératoire
IV-9 Les pertes sanguines et la transfusion postopératoire
V. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
Références bibliographiques

 

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