ANALYSE DES ACTIVITES ECONOMIQUES

ANALYSE DES ACTIVITES ECONOMIQUES

Selon Pélissier (1966), les populations de cette partie insulaire exercent un genre de vie mixte fondé à la fois sur la pêche généralement en saison sèche et à la pratique des activités agricoles pendant l’hivernage. L’économie de la CR est caractérisée par des activités essentiellement liées aux ressources naturelles. Il s’agit principalement de la pêche et de ses dérivés, de l’agriculture, de l’élevage, de l’exploitation des produits forestiers, du tourisme.

La pêche et la transformation des produits halieutiques

La pêche constitue la principale activité économique dans la CR de Dionewar. C’est uneactivité séculaire et engage la quasi-totalité de la population active et par conséquent demeure la première source de revenus. Elle se pratique encore de manière artisanale même si 42, 85% des pêcheurs interrogés utilisent des pirogues à moteur au moment où 9,52% utilisent des pirogues à voile et 47,61 % pêchent avec les deux à la fois. C’est une pêche continentale parce qu’elle se pratique généralement dans les bolongs qui cernent la CR de Dionewar. La périodicité n’est pas aussi régulière comme le montre le tableau ci –après : Tableau 15 : Récapitulatif de la période de capture des espèces halieutiques L’analyse du tableau montre que plus de la moitié de la population (76,2 %) pratique la pêche toute l’année. Cela trouve comme explication le fait que la pêche constitue le poumon économique et par conséquent elle demeure la principale activité de survie de la population. L’infime partie (19,04 %) qui l’exerce en saison sèche montre que les poissons sont plus abondants pendant cette période de l’année. C’est également dû à leur disponibilité parce que les populations s’adonnent aux activités agricoles pendant la saison hivernale. En dernier lieu, ils révèlent que c’est la période privilégiée pour sécher les poissons capturés. La seule personne qui pratique la pêche pendant l’hivernage, est spécialisé dans la capture des crevettes qui est surtout développée durant cette saison et plus exactement pendant la nuit.

poumon économique que représente la pêche n’a été effective que grâce aux nombreuses côtes marécageuses et aux bolongs (environ 100) qui encerclent la communauté rurale et qui sont réputées très poissonneuses. De ce fait, les différentes zones de pêche sont : le grand bolong ou le fleuve Saloum, Fambine, Fandiong, Isofna, Ngokko, Jumbass, Ngokhor, Foura, Kodane, Fambang, Fandoumar, Ibou’o, Guissanor, Djandoufa, Mbithie, Djimsaane, Buubo, le bolong de Falia, Jufandor, Babadiane, Thiélemka, Sanckouame, Fessa, Mong, Djakarwette, Baha, Péthie, Toumbé, Mburbana, Wakhadou, Kayamyam, Triffe, Ndiass mack né etc. Toutefois, ces pêcheurs ne sont pas limités dans les eaux continentales de la CR. Parfois, ils vont jusqu’au- delà de l’île de Sangomar et dans l’Océan Atlantique. Les différentes espèces capturées dans ces bolongs sont : les carpes rouges ou noires « Murex », les mérous « Thiof », les carpes grises « Waas », le capitaine « Sou », les mulets « Giis », les sardinelles« Yaboy », les éthmaloses « Cobo », les crevettes « Sipaax », les poissons-chats « Kong », les carpes blanches « Sompate », le poulpe « Yaranka », les requins « Gaїndé-gedj », les langoustes etc. Les moyens de capture sont entre autres composés par les pirogues à moteur, les pirogues à voile ou tout simplement la pêche à la ligne. Ces instruments de captures sont aussi constitués par les filets de pèche. Les types de filets qui ont été utilisés, furent des lances « a sakkoor », des nasses « o waaraan », des barrages à palissades « i sarap », des éperviers « i mbaal sanni ». Ces outils traditionnels permettaient une capture rationnelle des espèces avec une population moins développée. Aujourd’hui, l’évolution a entraîné l’utilisation des moyens plus sophistiqués. Il y a les filets maillants dérivants « félé-félé », les filets maillants encerclants « sayna », les éperviers « sanni », les sennes de plage « o pan ou baafan ou diigal » les filets dormants « i mbaal serre » et la pêche à la ligne simple ou la palangre qui est une ligne à plusieurs hameçons « armandinga ». Ces outils participent considérablement au développement de la pêche mais n’épargnent pas les jeunes pousses, ce qui réduit considérablement la ressource halieutique. Cependant, on ne peut pas estimer avec exactitude la quantité capturée en moyenne par jour parce que cela dépend de la saison et de la marée. En bonne prise, les pêcheurs déclarent qu’ils peuvent avoir de 10 à 50 caisses. Nous nous sommes référés aux données fournies par l’arrondissement de Niodior en 2004 dans le tableau suivant pour avoir un aperçu des quantités prises durant ces dernières années.

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