Impacts des différentes souches de champignon endomycorhizien utilisées

Impacts des champignons mycorhiziens sur le développement de Dalbergia monticola Bosser & Rabevohitra (FABACEAE) et Ocotea alveolata Kosterm

Forêt de Tsiazompaniry

 Forêt de transition entre celle de l’Est et celle des hauts plateaux La forêt de Tsiazompaniry se trouve dans la Commune d’Ambohimiadana Tankafatra, District d’Andramasina, Région Analamanga. Elle se trouve entre la longitude 47°54’00’’ et 47°57’15’’ et la latitude 19°13’30’’ et 19°16’45’’. Elle fait partie de l’escarpement oriental de l’Angavo (BOURGEAT et PETIT, 1969). La forêt en question a pour superficie totale de 632ha dont 288ha sont couvertes par une forêt dense et 344ha par une forêt claire. La végétation de la région appartient selon la carte des « formations végétales et Domaine Forestier National » à la partie orientale de l’île qui correspond à une forêt dense humide sempervirente saisonnière et d’altitude entre 800 et 1800m. 

 Le climat à Tsiazompaniry

Généralement sous un climat de type tropical d’altitude, avec 7 à 8 mois secs dans l’année, et notant un climat de type de haute montagne, il est caractérisé par une température variant entre 30° C et 35° C avec une température moyenne annuelle inférieure ou égale à 32° C. L’année comporte deux saisons bien individualisées : une saison pluvieuse et moyennement chaude, de décembre à Mars et une autre fraîche et relativement sèche, durant le reste de l’année. Le mois d’août est le plus frais (13° C) et la température diminue et peut atteindre jusqu’à 05° C. Alors que les fortes chaleurs sont en décembre étant le mois le plus chaud, avec une température maximale de 32° C. Les précipitations annuelles varient extrêmement d’une année à l’autre, de 900 à 1100mm, en fonction des dépressions tropicales et des cyclones. L’humidité relative journalière oscille de 87 à 96 % (Achille et al, 2008). c)Relief accidenté à sols diversifiés Le site possède un relief moyennement montagneux. La dénivellation varie de 1400m à 1600m. Le relief est caractérisé par quelques plaines et des collines à pente plus ou moins forte où l’on constate les phénomènes d’érosion. Une succession de chaînes de montagnes et des affleurements rocheux sous forme de dômes des intrusions granitiques marquent le relief. Le sol est ferralitique, acide, de texture grumeleuse, avec des horizons jaunes à rouges surtout au sommet des collines et sur certains versants. Les bas-fonds présentent des sols hydromorphes et tourbeux (MEF, 2011). d)Une forêt multistrate La canopée est fermée dans les bas fonds, mi-versants et crêtes. Dans les bas fonds, elle s’élève aux environs de 15m avec des émergents dépassants les 20 m. Les bas fonds comptent 3 étages : -un sous bois composé d’espèces non ligneuses telles que Dioscorea spp, Solanum spp ainsi que de la régénération naturelle d’espèces arborescentes et arbustives comme Podocarpus madagascariensis, Weinmannia spp, Pauridiantha paucinervis. -un étage inférieur formé dans la majorité par la régénération naturelle d’espèces ligneuses -un étage supérieur avec la canopée constituée d’espèces arborescentes de grande taille de diamètre supérieur à 10cm. a)La forêt de Tsiazompaniry riche en biodiversité Rabevohitra et al ont recensé 303 espèces de végétaux se rapportant à 169 genres, 71 familles à Tsiazompaniry en 2008. Au niveau famille, genre et espèce, la diversité est la plus élevée sur les crêtes et les mi-versants. A propos des ligneux, 62 espèces y ont été inventoriées parmi lesquelles Dyospiros sp, Dalbergia sp et Ocotea alveolata. Dalbergia monticola est la seule espèce de Palissandre existant dans la forêt de Tsiazompaniry actuellement. Cette espèce se fait rare car elle n’existe que sur la partie supérieure des Méthodologie 5 versants. Leur densité moyenne est de 2pieds/ha et leurs diamètres sont inférieurs à 15cm. (MEF, 2010). Plusieurs espèces d’Ocotea peuvent être rencontrées dans la forêt de Tsiazompaniry. Parmi les plus rares sont Ocotea alveolata connu sous le nom local de « Varongy mainty » ou « Varongindrazana » ou « Varongiravintsakay ». Leur densité moyenne est de 8pieds/ha. La densité maximale en gros diamètres est de 2pieds/ha. Les régénérations naturelles existent mais seulement de 15pieds/ha. En ce qui concerne la faune, il existe au moins 11 espèces de mammifères, 22 espèces d’oiseaux, 10 espèces de reptiles, 7 espèces d’insectes vivant dans cette forêt (MEF, 2012) e)Une forêt gérée par la communauté locale Cette forêt est gérée par la Communauté Locale de Base (CLB) TSARAFARA depuis mars 2004 par l’intermédiaire du transfert de gestion du type GCF (Gestion Contractuelle des Forêts). La gestion relève du CLB-TSARAFARA jusqu’en 2020 car le contrat de gestion vient d’être renouvelé pour 10ans en 2010 (MEF, 2010). Des outils de gestion de la forêt ont été élaborés : Plan d’Aménagement et de Gestion, Dina et Programme de travaux annuels (PTA). Les travaux de recherches sont prévus par le PAG (Plan d’Aménagement et de Gestion) et font partie des activités à entreprendre. Le schéma d’aménagement prévoit 344ha de forêt claire à enrichir et 427ha de Tanety et de forêt incendiée à restaurer (MEF, 2010).

Dalbergia monticola

 Dalbergia monticola est une des espèces de palissandre de la forêt dense humide de moyenne altitude de l’Est de Madagascar. Il était identifié par Bosser et Rabevohitra vers 1996 car auparavant l’espèce était confondue avec Dalbergia baronii. a)Systématique de Dalbergia monticola Règne : Plantae Embranchement : Spermaphytes Sous embranchement : Angiosperme Classe : Dicotyledones (Magnoliospida) Sous classe : Rosideae Ordre : Fabales Famille : FABACEAE Sous famille : Faboideae Tribu : Dalbergieae Genre : Dalbergia Espèce : Dalbergia monticola Bosser & Rabevohitra Source : Bosser et Rabevohitra, 1996. b)Caractéristiques du bois de Dalbergia monticola Le bois de palissandre est dur et lourd. Leur retrait est moyen à faible avec une nervosité moyenne. Le point de saturation est moyen. Il présente une adhérence moyenne et possède une bonne élasticité. Dalbergia monticola réunit aux mieux par rapport aux autres essences malgaches, les Méthodologie 6 qualités requises pour l’ébénisterie, la menuiserie de luxe, tant intérieure qu’extérieure. Leur dureté en fait une essence très indiquée pour la parqueterie. (Paul G, 1994). c)Répartition géographique de Dalbergia monticola L’aire naturelle de Dalbergia monticola s’étend sur le domaine oriental de moyenne altitude de Madagascar (altitude variant entre 500 et 1600 m). Elle s’étend jusqu’à Tolongoina et Fort Carnot au Sud et à Antalaha au Nord. Actuellement, à cause de l’exploitation, il est difficile de trouver des arbres de grande taille pour cette espèce (Andrianoelina, 2009). 

Ocotea alveolata 

a)Systématique d’Ocotea alveolata Règne : VEGETALE Embranchement : Spermaphytes Sous embranchement : Angiospermes Classe : Equisetopsida Ordre : Laurales Famille : LAURACEAE Genre : Ocotea Espèce : Ocotea alveolata Nom vernaculaire Varongy mainty, Varongiravitsakay, Varongindrazana (Source : DRFP, 1952) b)Caractéristiques techniques du bois d’Ocotea alveolata L’aubier est peu important, le bois de cœur, de couleur beige, plus ou moins clair, à contrefil donnant sur maille un aspect rubané, et à grain moyen (Paul, 1994). Cette essence est l’une des plus appréciées et des plus connues après les bois de luxe et d’ébénisterie. Varongy mainty est classée dans la Catégorie 2 de la classification des bois malgaches. Cette renommée lui donne également un prix plus élevé à la vente au détail que les autres bois. Ce bois est utilisé souvent pour la construction, la charpente légère, la charronnerie, la menuiserie. L’utilisation en parqueterie est assez courante.

Graines de Dalbergia monticola et jeunes plants d’Ocotea alveolata 

Des graines collectées et conservées par le SNGF ont été utilisées pour obtenir des jeunes plants de Dalbergia monticola. Pour Ocotea alveolata, des jeunes plants auprès du SNGF ont été utilisés directement faute de disponibilité en graine. a)Caractéristiques des graines de Dalbergia monticola utilisées La densité moyenne est de 53graines/gramme. Les graines ont été collectées à Bekorakaka (Lakato – Moramanga) le 18 janvier 2012. Le taux de germination est de 62%. b)Caractéristiques des jeunes plants d’Ocotea alveolata utilisées Les jeunes plants ont une hauteur moyenne de 9,7cm, avec un diamètre moyen de 4mm. Ils possèdent en moyenne 7 feuilles. Les plants sont issus de graines récoltées à Bekorakaka (Lakato- Méthodologie 7 Moramanga) le 24/01/201 et ont été semées le 17/02/2011. Ils ont été repiqués dans un substrat mélangé (1/3sable, 1/3terre noire, 1/3 compost) dans des pots en polyéthylène noir de rayon 9cm et de hauteur 20cm le 15/06/2011. 5. Spores de champignons mycorhiziens Observables sous loupe binoculaire, les spores de champignons mycorhiziens utilisées sont de forme sphériques, ont une dimension entre 50 et 300µm. Elles sont de couleur variées (brune, noire, marron). Elles ont été isolées à partir des sols du mycorhizosphère de Dalbergia monticola et d’Ocotea alveolata poussant dans la forêt de Tsiazompaniry puis conservées en dessous de 4°C dans un réfrigérateur.

Table des matières

REMERCIEMENTS
LISTE DES ABREVIATIONS
LISTE DES ANNEXES
LISTE DES CARTES
LISTE DES FIGURES
LISTE DES PHOTOS
LISTE DES TABLEAUX
GLOSSAIRE
INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : METHODOLOGIE
I. MATERIELS
1. Forêt de Tsiazompaniry
2. Dalbergia monticola
3. Ocotea alveolata
4. Graines de Dalbergia monticola et jeunes plants d’Ocotea alveolata
5. Spores de champignons mycorhiziens
6. Graines de Sorgho
7. Inoculums mycorhiziens
8. Glomus intraradices
9. Sols du rhizosphère de Dalbergia monticola et Ocotea alveolata
10. Produits, instruments et équipements utilisés
II. METHODES
1. Etapes méthodologiques
2. Echantillonnage, dispositifs et procédés expérimentaux
DEUXIEME PARTIE : RESULTATS
1. Diversité des spores de champignon endomycorhiziens identifiées dans les rhizosphères de Dalbergia
monticola et d’Ocotea alveolata
2. Potentiel d’Infection mycorhiziennes des inoculums fongiques utilisés
3. Taux de mycorhization des jeunes plants
4. Taux de mortalité en pépinière
5. Accroissement en pépinière
6. Evolution du nombre de feuille en pépinière
7. Accroissements des plants dans les parcelles de plantation
8. Impacts des différentes souches de champignon endomycorhizien utilisées
TROISIEME PARTIE : DISCUSSIONS ET RECOMMANDATIONS
1. Dalbergia monticola et Ocotea alveolata, espèces à endomycorhize
2. Abondance en spore de champignons endomycorhiziens dans les zones hors forêt
3. Faible impact des souches de champignons originaires des pays tempérés sur le développement des plantes ligneuses tropicales
4. Impacts remarquables des souches sauvages par rapport au développement des deux espèces ligneuses
5. Impacts et compétition de deux souches sauvages en mélange peu concluants sur le développement des
ligneux
6. Taux de mycorhization en souches banales élevés non bénéfiques
7. Importance du choix des souches et de la mycorhization contrôlée
8. Différences remarquables des taux de mycorhization entre les deux espèces ligneuses
9. Taux de mortalité de Dalbergia monticola faible malgré une courte durée de production des jeunes plants
en pépinière
10. Taux de réussite élevé des opérations de restauration par plantation d’espèces autochtones mycorhizées
11. Prendre en compte les microorganismes du sol pour développer la restauration des forêts malgaches
CONCLUSIONS
BIBLIOGRAPHIE
WEBIOGRAPHIE
ANNEXES
ABSTRACT XXXIII
RESUME

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