Installer, Administrer et Optimiser un Serveur de Messagerie

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Administration de Sendmail

Une fois Sendmail installé, il est nécessaire de maîtriser les opérations élémentaires de démarrage et d’arrêt du programme. Pour ce faire, il existe deux méthodes : l’une classique, utilisée depuis le début de Sendmail, et l’autre plus évoluée et développée par des distributeurs Linux. Ces deux méthodes ont leurs avantages et leur inconvénients.

Dans ce chapitre, vous verrez que Sendmail dispose de très nombreux paramètres en ligne de commande qui permettent de modifier son comportement en mode opératoire. Vous verrez également comment il gère la file d’attente dans laquelle sont contenus les messages en instance de départ.

Démarrer et arrêter Sendmail

Comme expliqué précédemment, il existe deux façons de procéder au démarrage et à l’arrêt de Sendmail, selon que vous utilisez n’importe quelle plate-forme UNIX ou que vous travaillez sur un environnement compatible Redhat.

La première méthode, dite classique, est celle qui est utilisée depuis les débuts de Sendmail. Elle consiste à lancer l’exécutable Sendmail assorti de quelques paramètres. La seconde fait appel à des scripts SHELL qui simplifient grandement l’arrêt et le démarrage de Sendmail.

La méthode classique

Pour démarrer Sendmail selon la méthode classique, il faut le lancer en mode service et lui indiquer l’intervalle d’exécution de la gestion de la file d’attente. Cela se fait via les options bd et q.

Pour démarrer Sendmail, lancez la commande :

# /usr/sbin/sendmail -bd -q15m

Cela indique que Sendmail va fonctionner en mode détaché, s’installer sur le port 25 et gérer la file d’attente toutes les quinze minutes.

Vérifiez que le service fonctionne correctement au moyen de la commande suivante :

# ps -fax

18626 ?        S      1:09 sendmail: accepting connections

Vérifiez également que vous avez bien installé un programme sur le port 25 (SMTP) :

# netstat -a | grep :smtp

tcp        0      0 *:smtp                  *:*                     LISTEN

Vous allez maintenant essayer d’accéder à ce service via un simple Telnet :

# telnet 127.0.0.1 25

Trying 127.0.0.1…

Connected to 127.0.0.1.

Escape character is ‘^]’.

220 s1.tutu.com ESMTP Sendmail 8.11.5/8.11.5; Sat, 25 Aug 2001 14:49:16 +0200

Vous avez bien le code de retour 220, qui indique une réussite d’une transaction SMTP et s’accompagne de l’en-tête de Sendmail.

Lors  de  l’exécution  de  Sendmail,  celui-ci  crée  le  fichier /var/run/sendmail.pid — l’emplacement de ce fichier peut différer suivant les plates-formes —, qui contient son identificateur de processus ainsi que la commande qui a permis son démarrage.

En voici un exemple :

9261

/usr/sbin/sendmail -bd -q15m

Lorsque vous lancez Sendmail, il est recommandé de spécifier le chemin d’accès vers l’exécutable. Si vous omettez le répertoire, Sendmail envoie le message suivant :

daemon invoked without full pathname; kill -1 won’t work

Lorsque vous faites relire à Sendmail sa configuration via un signal HUP (voir plus loin), Sendmail utilise la deuxième ligne du fichier sendmail.pid. Sans l’indication du chemin d’accès, il se trouve dans l’impossibilité de trouver son exécutable.

Pour arrêter Sendmail, il suffit de lui lancer un signal TERM au moyen de l’instruction kill. Le signal se fait sur le service écoutant sur le port 25, celui qui porte le commentaire sendmail : accepting connections. Les éventuelles autres instances de Sendmail sont celles qui sont en train de gérer la file d’attente ou d’accepter des messages en entrée.

Pour stopper Sendmail, lancez :

# kill PID de Sendmail

ou :

# kill `head -1 /var/run/sendmail.pid`

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