Les problèmes du secteur agricole face à la variabilité pluviométrique

Les problèmes du secteur agricole face à la variabilité pluviométrique

 Le cadre physique 

 La géologie 

La partie centre ouest du Sénégal appartient au grand bassin du sédimentaire sénégalomauritanien où sont entassés les dépôts du Secondaire et du Tertiaire. Le reste du pays, notamment la partie Sud-est, est le domaine du socle précambrien et son recouvrement (Michel et Sall, 2000). Le bassin sédimentaire est très vaste puisqu’il couvre les 4/5 du territoire sénégalais. Les couches géologiques qui se sont succédé du maestrichtien Secondaire supérieur au miocène moyen Tertiaire plongent doucement vers l’ouest si bien qu’elles atteignent 5000m autour de SaintLouis et en basse Casamance, 6000m à hauteur de Dakar. Dans la Commune de Toubacouta, les formations géologiques s’étendent du Lutétien Supérieur Bartonien à l’Holocène. En effet Le Lutétien supérieur Bartonien est caractérisé par des formations sableuses qui occupent toute la partie Est de la commune et s’étend du Nord au Sud et nous les retrouvons de Sadio-Kounda au Nord en passant par Keur Aliou Gueye Taïba jusqu’à Samé pour ne citer que cela. A Toubacouta se trouve à l’ouest une faille qui s’étend de Badoudou au Nord et passe par le village de Bakous au Sud-ouest. Cette faille traverse les formations deltaïque et littorale de l’Holocène. C’est sur cette faille coule le Bandiala. A l’Holocène nous retrouvons une formation deltaïque dans/ou au bord des villages de Badoudou au Nord jusqu’au Sud dans le village de Diatacko en passant par les villages de Foura à l’ouest de Bakous et de Oudiering. La formation littorale toujours à l’Holocène se rencontre dans les villages de Bandioucouto au centre de Bettenty à l’ouest et de Djinack au Sud. Cette formation repose sur la formation deltaïque et le couvre dans ces parties de villages. 

Le climat

 Les facteurs généraux 

Les grands traits climatiques du Sénégal résultent de la combinaison des facteurs géographiques et aérologiques. Les premières s’expriment par la latitude qui confère au territoire des caractères tropicaux, et la position Finisterre ouest- africain qui détermine des conditions climatiques différentes entre le littoral et l’intérieur du pays. Les secondes s’expriment par l’alternance sur le pays de trois flux dont les déplacements sont facilités par la monotonie du relief. L’ensemble du territoire appartient à la zone soudano-sahélienne. Le Sénégal est soumis à l’influence des circulations d’alizé et/ou de mousson issue de l’anticyclone boréal (Acores) et australe (SainteHélène). La ligne de confluence de ces flux correspond à l’Equateur Météorologique Incliné (EMI) et l’Equateur Météorologique Verticale (EMV) (Leroux et Sall, 2000). En été boréal, se succèdent du nord au sud : l’EMI les pluies issues de cette structure, essentiellement orageuses sont associées aux lignes de grains, et l’EMV qui intéresse l’extrême sud du pays (12° à 13°), c’est la zone des pluies denses, abondantes et peu orageuses. Le critère pluviométrique divise l’année en deux saisons principales : une saison sèche qui dure 6 à 9 mois du sud au nord et une saison pluvieuse qui va généralement de mai à octobre. Les totaux pluviométriques annuels croisent du nord au sud du pays.

 Les éléments du climat

 Les vents L’analyse des vents à la station de Kaolack de 2006 à 2010 qui est la station la plus proche de notre localité d’étude permet de distinguer trois saisons éoliennes marquées par deux mois de transition que sont Janvier et Avril. En effet la première saison s’étend sur deux mois de Février à Mars marquée par la prédominance des vents du Nord qui s’avèrent être de l’alizé maritime, mais vue la position géographique de notre station ou même la localité de Kaolack nous pouvons déterminer que pendant ces mois les vents qui prédominent sont des alizés continental chaud et sec et nous viennent de l’anticyclone Saharo-libyen. Contrairement à la deuxième saison, qui s’étend de Mai à Octobre soit un total de six mois. Durant cette saison la localité de Kaolack est balayé par la mousson qui nous vient le plus du Sud-ouest ou de l’Ouest plus particulièrement de l’anticyclone Sainte-Hélène. Ce flux apporte de l’air chaud et humide et est favorable à la pluie. La troisième saison est marquée par la prédominance de l’alizé maritime un vent frais et humide qui nous vient de l’anticyclone des Açores qui balaie la localité de Novembre à Décembre. Entre ces trois saisons s’invite deux périodes intermédiaires d’un mois chacun. Durant cette période les vents soufflant dans le cadrant Nord à Est basculent vers le Nord en Février et ceux soufflant de Nord à Ouest basculent vers l’Ouest à partir de Mai. Figure 2 : Evolution moyenne mensuelle de l’insolation en heure à Kaolack de 1981 à 2010 L’analyse de l’évolution moyenne mensuelle en heure sur la période 1981-2010 permet de distinguer les périodes de fortes insolation et de faible insolation. Pour la station qui est plus proche de notre localité d’étude, l’insolation est présente tout au long de l’année. En effet en ce qui concerne la station de Kaolack sur les douze mois la variation de l’insolation est marquante avec des heures d’ensoleillements inferieures à la moyenne particulièrement aux mois de Novembre avec 240,6 apparitions, suivi des mois de Décembre avec cette baisse est due au faite que pendant l’hivernage le ciel est souvent couverte de nuage ce qui explique la baisse de la durée d’ensoleillement en cette période. Contrairement aux mois de Mars, Avril, Mai et Octobre où les heures d’ensoleillement sont supérieurs à la moyenne avec respectivement  L’étude de la courbe d’évolution de la température moyenne permet d’obtenir deux périodes distinctes. Une première qui va de novembre à d’Avril et une deuxième période qui va de Mai à octobre. Kaolack, localité la plus proche notre commune d’étude se partage entre deux différents types de périodes : une première période de Novembre à d’Avril soit six (6) mois caractérisée de fraiche avec des températures inférieurs à la moyenne. Cette période constitue l’hiver dans la localité et le mois le plus frais est janvier avec une moyenne mensuelle de 18,2°C. En revanche, la deuxième période qui s’étend de Mai à octobre soit six (6) mois est considérée comme chaude avec des températures supérieures à la moyenne. Le mois le plus chaud est juillet avec une moyenne de 25,0°C et coïncide avec l’hivernage. Dans cette courbe nous avons un seul maximum et un seul minimum signifie que le régime des températures est unimodal avec un seul maximum principal en juillet 25,0°C et un minimum principal janvier 18,2°C. L’analyse de l’évaporation à la station de Kaolack nous permet de faire la comparaison entre les mois de fortes évaporations et ceux de faibles évaporations. En effet, en se basant sur les résultats obtenus les mois qui enregistrent de faibles évaporations ou inférieur à la moyenne correspondent aux mois qui se trouvent en pleine saison des pluies où les températures sont atténuées par les pluies soit par la couverture nuageuse où l’apparition du soleil par jour est faible avec des températures basses. Ces mois enregistrent respectivement entre 1981 et 2010 des moyennes de 134,2mm pour Juin, 94,5 pour juillet, Aout 64,1, Septembre 67, 8 Octobre 95,9 Novembre 151,6. Par contre les mois de fortes évaporations correspondent à la période sèche et aux mois où la température est forte et pouvant atteindre au maximum 45°. Ces mois correspondent à la période chaude à Kaolack et leur valeurs varient entre 193,0 à 277,1mm. Ces mois sont Décembre 193,0 Janvier 218,9 Février 215,3 Mars 243,5, Avril 227,1 Mai 204,5 C’est en Avril que nous observons la plus forte évaporation et elle est liée à la forte chaleur enregistrée durant ce mois. 0,0 50,0 100,0 150,0 200,0 250,0 300,0 Janv Févr Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc mm Mois 29  Humidité Relative Figure 5 : courbe d’évolution de l’humidité relative en % à Kaolack de 1981 à 2010 L’humidité est un paramètre climatique important surtout s’il s’agit d’étude agricole. Cependant en ce qui nous concerne il s’agira de faire l’analyse de l’humidité. En poursuivant l’analyse de l’humidité le constat nous fait apparaitre deux saisons : une saison sèche marquée par une humidité faible qui dure sept (7) mois novembre 53 décembre 42 janvier 40 février 40 mars 42 avril 46 mai 52 et d’autre part une saison de pluie caractérisé par une forte humidité pendant quatre (5) mois juin 65 juillet 74 août 80 septembre 80 octobre 71. Mais quand nous regardons l’humidité par rapport à la pluviométrie, nous dirons que nous avons dix mois secs d’octobre à juillet et deux mois humide août et septembre. 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 % Mois 30  La pluviométrie Figure 6 : Diagramme de la pluviométrie moyenne mensuelle de Toubacouta de 1950 à 2010 L’analyse des pluies à Toubacouta localité qui constitue notre commune d’étude permet d’avoir deux saison une saison sèche et une saison pluvieuse. La saison sèche s’étend sur sept (7) mois de Novembre à Mai avec un total pluviométrique de 9 mm soit un pourcentage de 1,1% du total des précipitations annuelles. A Toubacouta, la saison des pluies compte cinq (5) mois et dure de juin à octobre. Durant cette période les totaux pluviométriques s’élèvent à 805,6mm soit un pourcentage de 98,9% des pluies annuelles. En ce qui concerne le début de l’hivernage elle commence au mois de juin et s’arrête en octobre. Le cœur de l’hivernage tombe sur le mois d’août avec un total moyen de 294,3mm soit un pourcentage de 36,5% des totaux de pluies d’hivernage. 0,0 50,0 100,0 150,0 200,0 250,0 300,0 350,0 jan fev mar avr mai juin juil aout sept oct nov dec P(mm) Mois 

 Les ressources hydriques

 Les ressources hydriques de la Commune de Toubacouta concernent les eaux souterraines et les eaux de surfaces.

Les eaux souterraines 

Le Sine Saloum au sens large renferme l’éventail des nappes connues au Sénégal, mais cellesci ne couvrent que certaines parties de la région et sont pour la plupart de qualité médiocre sur les plans productivité et qualité des eaux. On peut donc selon les secteurs trouver de haut en Des lentilles d’eau douce d’âge quaternaire, incluses dans des dépôts sableux superficiels, dunaires ou coquilliers. Un continental terminal (CT) d’âge Pliocène à Oligo-Miocène, qui se développe essentiellement à l’est du delta, c’est-à-dire dans la partie continentale. La nappe de l’Eocène, probablement peu développée et peu productive • La nappe du Maestrichtien • La nappe du Paléocène Au niveau du delta du Saloum et des îles, seules les lentilles superficielles et la nappe du Maestrichtien constituent des ressources exploitables, les premières de façon traditionnelle, la seconde par une douzaine de forages profonds (300 à 350m) réalisés vers 1961.

 Les eaux de surface 

Les eaux de surface sont constituées des cours d’eau pérennes du Sine, du Saloum, du fleuve Gambie ainsi que de leurs affluents localisés dans le département de Foundiougne que sont le Bandiala, le Soundougou, le Nianing-Bolong et le Diomboss. Il existe également des cours d’eau temporaires constitués de marigots et de mares de Néma et de Madina Djikoye.

Table des matières

Sigles et abréviations
Avant-propos
Introduction général
Synthèse bibliographique
Problématique
Méthodologie
PREMIERE PARTIE Présentation du milieu
CHAPITRE 1 : le cadre Physique
CHAPITRE 2 : carde Humain
CHAPITRE 3 : le cadre Economique
Deuxième Partie : La variabilité pluviométrique et les impacts sur les activités agricole.
Chapitre 4 : L’analyse de la variabilité pluviométrique1
Chapitre 5 : Les impacts de la variabilité pluviométrique sur les activités agricoles
Chapitre 6 : Les problèmes du secteur agricole
Conclusion
Bibliographie
Liste des figure
Liste des cartes
Liste des photos
Annexe

 

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